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Sur le vif - Page 258

  • Ils veulent "trier" à notre place ? Qu'ils s'occupent de nos poubelles !

     
    Sur le vif - Mardi 01.02.22 - 14.51h
     
     
    Notre société a besoin d'informations partagées, de débats, de prises de position assumées. Elle a besoin d'hommes et de femmes courageux, citoyens et citoyennes, de gauche, de droite, d'où vous voulez, qui expriment leurs points de vue. Pour mettre en scène tout cela, elle n'a pas spécialement besoin d'entreprises de presse, avec toute leur machinerie lourdingue.
     
    Elle a encore moins besoin de l'insupportable arrogance de ces apôtres, structurés en "rédactions", qui se prennent pour des Temples de la Bonne Parole. Ils ont l'inimaginable culot de se déclarer eux-mêmes "indispensables à la démocratie", sous prétexte qu'ils "trient" les informations, les "hiérarchisent", à notre place.
     
    Mais nous, les citoyennes et citoyens, nous sommes des hommes et des femmes libres. Nous avons lu des livres, confronté des visions historiques, appris des langues, étudié des métiers, passé nos vies à travailler. Et nous n'avons nul besoin que des "rédactions" constituées, entendez des groupes d'intérêts économiques et corporatistes, "trient", ou "hiérarchisent" à notre place. Nous sommes assez grands, assez mûrs, assez renseignés, assez cultivés, assez rompus à pluralité des idées, pour opérer ce "tri", cette "hiérarchie", nous-mêmes.
     
    C'est cela, l'enjeu du 13 février. Faire comprendre aux apôtres de la Bonne Parole que nous pouvons nous passer d'eux. Ils peuvent continuer à faire tout ce qu'ils voudront, dans leurs "rédactions", nous proposer des prestations payantes (que nous achèterons ou non), éditorialiser dans le sens qu'ils voudront. Nous sommes dans un pays libre.
     
    Mais nous, nous n'avons nul besoin qu'on "trie", ni qu'on "hiérarchise", à notre place.
     
     
    Pascal Décaillet

  • 13 février : la voix gémissante de la Bonne Parole

     
    Sur le vif - Lundi 31.01.22 - 14.34h
     
     
    Aujourd'hui les gens, où sont-ils ? Sur les réseaux. Vous voulez leur parler ? Venez sur les réseaux ! Faut-il mille colloques universitaires pour saisir cette réalité, toute simple, toute vraie ?
     
    Dans les médias traditionnels, on se persuade que les gens sont par erreur sur les réseaux. C'est une anomalie, une parenthèse, nous allons corriger cela, tout remettre dans l'ordre ! Pauvre plèbe ignare, égarée en ces lieux de perdition. Mais nous, les bons bergers, nous irons vous rechercher, un par un, comme dans les Écritures. Et en douceur, parce que nous vous aimons, nous vous remettrons sur le chemin.
     
    En revenant à nous, vous retrouverez la Bonne Parole. Source de vie. Votre âme, délivrée. Le désordre de vos vies, aboli. L'Ordre ancien, restauré. Nos privilèges, rétablis. Nos chaires, reconstruites. Nos voix, retrouvées. Notre magistère, réinventé.
     
    C'est cela, l'enjeu du 13 février. Un Ancien Régime qui s'accroche. Des clercs qui menacent. Des Philippulus qui annoncent la fin des temps. Des gongs qui se déglinguent. Une géométrie qui s'enfouit dans la glaise. Une musique qui devient silence.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Ne confondons pas journalisme et "rédactions" !

     
    Sur le vif - Dimanche 30.01.22 - 14.39h
     
     
    On confond le journalisme avec les "rédactions". Grave erreur. Le journalisme est une démarche. Une ascèse. C'est une série d'actes, dans la Cité : informer, faire débattre, commenter.
     
    Point n'est besoin, pour ceux qui se sentent attirés par ce cheminement, de s'agglutiner à d'autres, entrer dans des "rédactions", avec des chefs, des sous-chefs, des ressources humaines, des délégués au marketing, des comités du personnel, des syndicats, des jetons pour la machine à café.
     
    Il est révolu, le temps où une "rédaction" choisit les sujets, dans d'ineffables et interminables "séances", où les grandes gueules s'écoutent parler, puis détermine une "hiérarchie", des têtes de pages, des encadrés, des articulets. Tout ça, tout ce cirque, c'est fini. Basta !
     
    Que font les gens, aujourd'hui ? Ils vont sur un réseau social, laissent leur regard fureter, acceptent de se laisser surprendre, n'attendent de nulle "rédaction" qu'elles leur livre sur un plateau, ficelé moutardé, le menu qu'elle a choisi à leur place. Non. Les gens acceptent une part de hasard. Tombent sur un sujet. Le relient à un autre. Comparent les versions. Vérifient eux-mêmes (et c'est capital) la part de crédit, ou de discrédit, de telle ou telle information. Les gens sont mûrs. Adultes. Vaccinés (ou pas !). Ils n'ont nul besoin du paternalisme d'une "rédaction" qui, en amont, aurait déterminé à leur place les choix fondamentaux.
     
    Le 13 février, on ne nous invite pas à soutenir le journalisme, je veux dire la démarche. Non. On nous appelle à alimenter, et engraisser encore plus, des entreprises constituées. Certaines d'entre elles sont multi-millionnaires !
     
    Je pourrais admettre, à la limite - et encore ! - que l'Etat soutienne une démarche, dans la Cité. Mais en aucun cas je n'accepte qu'il soutienne des entreprises. Elles avaient des années pour voir venir. Anticiper. Tirer la leçon de la Révolution du modèle de communication que constituent les réseaux sociaux. Mais non ! Elles sont restées dans leur superbe arrogance. Elles ont continué à fonctionner comme à la grande époque. Elles ont conspué les réseaux, pour la seule raison qu'elles voyaient en eux une concurrence dévastatrice. Il n'y a aucune raison, dans aucun secteur de notre économie, que l'argent des contribuables - notre argent - soit appelé à compenser l'impéritie et l'absence d'anticipation.
     
     
    Pascal Décaillet