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Sur le vif - Page 260

  • Ceux qui roupillent

     
    Sur le vif - Vendredi 28.01.22 - 14.21h
     
     
    Les Commissions de contrôle du Grand Conseil sont là pour exercer, avec la plus parfaite rigueur, la haute surveillance sur l'activité du gouvernement et de l'administration.
     
    Elles ne sont pas là pour fermer les yeux. Pour épargner les magistrats. Pour leur faire des cadeaux. C'est valable pour tous les Départements. Y compris le DIP.
     
    Si elles entrent dans ces complicités coupables, c'est la séparation des pouvoirs et la primauté des citoyens qui sont mises en cause.
     
    Et s'installe, terrible, dévastatrice, l'impression d'une République des copains. Et des coquins.
     
    Si c'est cela, la "démocratie représentative", alors autant s'en passer. Et instaurer une démocratie totale du peuple, avec recours au suffrage universel systématique sur les grands arbitrages de la République.
     
    Aux parlementaires, on laissera la conciergerie des lois et le toilettage des virgules.
     
     
    Pascal Décaillet

  • La voix seule

     
    Sur le vif - Jeudi 27.01.22 - 06.02h
     
     
    Depuis l’enfance, je me demande s’il faut à tout prix mettre en scène les opéras.
     
    J’ai souvenance d’opéras de Haendel, ou de Rameau, avec les quatre voix face au public, le chœur derrière, à la façon d’un oratorio. Cette hyper-sobriété dans le visuel ne m’a jamais gêné, bien au contraire.
     
    En tout cas, je ne supporte pas que l’aspect scénique devienne premier dans les conversations. Je suis un homme de radio, attaché au son, au verbe, à la musique, au souffle, à la puissance et à l’intensité des voix.
     
    Pour autant, il me faut voir la musique. Voir chaque instrument, chaque chanteur. Mais je n’ai pas besoin qu’ils se contorsionnent. Et les puissants effets des machineries théâtrales ne m’impressionnent pas.
     
    Je suis fou d’une sobriété que j’ai besoin de voir. L’autre soir, sur Mezzo, il y avait l’éblouissante Sabine Devieilhe, dans Haendel (Le Triomphe du Temps et de la Désillusion, 1707). Elle me fascine. Elle ne bouge quasiment pas. Tout vient de l’intérieur. Elle transmet l’intransmissible. Elle existe, seule et ciselée. Seule, avec la voix. Seule, avec la musique.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Profs d'allemand, parlez d'Elektra !

     
    Sur le vif - Mardi 25.01.22 - 18.25h
     
     
    J'invite l'ensemble des profs d'allemand du Canton, niveau Collège, 3ème et 4ème années, à :
     
    1) Lire avec leurs élèves l'Elektra de Hugo von Hofmannsthal, si possible en la comparant avec le texte de Sophocle, composé 24 siècles plus tôt.
     
    2) Emmener leurs élèves au Grand Théâtre. Ou, tout au moins, leur faire écouter des passages musicaux de l'opéra de Richard Strauss.
     
    3) Raconter à leur élèves ce que fut le couple Richard Strauss / Hugo von Hofmannsthal. A quel point la collaboration de ces deux hommes (Rosenkavalier, Frau ohne Schatten, Elektra, entre autres) fut géniale.
     
    4) Leur raconter ce qu'était l'effervescence littéraire et musicale, notamment à Vienne, dans les années qui ont précédé la Grande Guerre (Première d'Elektra à Dresde, en 1909).
     
    5) Leur parler, et leur parler encore, de Richard Strauss (1864-1949). L'immensité de son génie. Son lien de filiation avec Richard Wagner. Son inventivité musicale.  Sa place, dans l'Histoire de la musique allemande. Sa longévité, jusqu'aux Métamorphoses, sorties en avril 1945, en pleine Apocalypse.
     
    Si vous faites tout cela, vous rendrez vos élèves heureux. Ils comprendront l'exceptionnel niveau de la culture allemande, musicale et littéraire. Certains d'entre eux, je crois, seront pris de vertige. Et pousseront plus loin leurs études germaniques. Ou leur formation musicale.
     
    Profs d'allemand, s'il vous plaît, faites cela.
     
     
    Pascal Décaillet