Sur le vif - Vendredi 22.05.26 - 20.21h
La mort d’Huguette Bouchardeau, très grande dame de l’Histoire des gauches françaises, candidate au premier tour de la présidentielle en 81, conscience sociale de premier plan, intelligente, sensible, humaine, méritait davantage que huit secondes au Journal de 20h. Je dis bien : huit.
Sa candidature de 1981 fut le surgissement solaire d’une solitaire, dégagée des appareils, attachée à ses valeurs. À l’époque, j’étais pour François Mitterrand, mais le cheminement et le courage de cette candidate, sa lucidité sur les choses de la vie, le sort des humbles, la condition des femmes, m’avaient impressionné.
Et puis, en 1981, je n’oubliais pas que ce discours inédit, mais tellement précieux, représentait un tout petit parti qui avait été celui de la plus grande figure politique française de l’après-guerre, après de Gaulle : Pierre Mendès France. Qui vivait encore, pour quelques mois.
Il faut davantage d’humains comme Madame Bouchardeau.
Pascal Décaillet