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Signé Pascal Décaillet

 
 
Sur le vif - Mardi 19.05.26 - 14.05h
 
 
Même lorsque je suis 100% d'accord avec ce qu'ils disent, je ne supporte pas les textes intitulés "Contribution collective".
 
Un acte éditorial, une prise de position dans la Cité, toutes choses éminemment souhaitables dans notre démocratie vivante, c'est d'abord le choix des mots d'un seul homme. Ou d'une seule femme.
 
Cet homme seul, ou cette femme seule, prend la plume seul, écrit seul, sertit son texte seul, le dit à haute voix seul, pour en tester le rythme, le souffle, l'euphonie, comme en radio.
 
Seul, il le signe. De son nom et de son prénom. Les anonymes sont des lâches. Seul, il publie. Seul, il assume.
 
Sans puissance de solitude, sans capacité profonde à s'isoler des modes, des groupes et des meutes, il n'existe ni courage, ni crédit.
 
Celui qui croit bon de s'agglutiner dans l'impuissance impersonnelle et l'anonymat d'une "contribution collective", quelle confiance a-t-il en lui-même ? Quel orgueil, face au verbe, au choix des mots, à la musique de la phrase ?
 
Surtout, ce monceau d'invisibilités individuelles, quel crédit, quelle puissance de feu, peut-il encore avoir, face au lecteur ?
 
Je hais les contributions collectives. Mon estime pour ceux qui s'y prêtent n'est pas illimitée, vous l'aurez saisi, je pense.
 
 
Pascal Décaillet
 

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