Sur le vif - Mercredi 06.05.26 - 14.26h
Position du Conseil d'Etat sur l'initiative Suisse à 10 millions : un sommet de pesanteur et de convenance ! Un tir de plus, une saillie lunaire, dans les orgues de Staline balancées par tout ce que la Suisse compte de grands patrons, notables libéraux, extatiques de la libre-circulation, gentils démocrates-chrétiens naïvement européistes, Dupond-Dupont de la quiétude dominante.
Quelle Suisse ? Mais c'est simple : la Suisse au pouvoir, aujourd'hui ! Le NON du gouvernement genevois au texte de l'UDC, c'est la chiquenaude méprisante des puissants, des possédants, aux manants. Avec eux, la clique des échangistes, les employeurs peu regardants sur leur propre sous-enchère, les profiteurs de 25 ans de libre-circulation.
A qui, le camouflet ? Mais aux manants, une fois de plus ! Aux citoyennes et citoyens qui ont le culot d'exercer leur droit d'initiative, faire vivre notre démocratie directe, vouloir réguler nos flux migratoires, empêcher la Suisse d'étouffer sous le nombre. Prendre au sérieux la question démographique.
Le gouvernement genevois a bien sûr le droit de donner son avis. Mais pas plus que les associations de tennis de table, les pêcheurs à la ligne, les rebouteux, les cueilleurs de bolets, les nageurs en rivières. En clair, pas plus que n'importe quel citoyen de notre pays. Vous, moi, tous les autres. Chacun de nous, par son vote, constitue une part indivisible du suffrage universel. En disant OUI ou NON, nous ne donnons pas notre avis, nous ne sommes pas dans un sondage.
Non. Nous constituons, tous ensemble, le souverain de ce pays. Nous n'émettons pas une opinion. NOUS DÉCIDONS.
Pascal Décaillet
Commentaires
Bien dit ! C'est en effet nous qui décidons, que cela lui plaise ou non ! Et d'ailleurs, son job, au Conseil d'Etat, n'est pas de donner son avis sur l'initiative X ou le referendum Y, mais d'assurer, par exemple, la sécurité des personnes et de biens lors du G7 d'Evian ! Ou de Genève ? On ne sait plus trop, dans toute cette confusion !