Sur le vif - Vendredi 19.06.26 - 14.48h
On peinerait à trouver en moi un ennemi de la musique. Elle est la passion première de ma vie. Mais désolé, réchauffement climatique ou non, j'ai toujours trouvé qu'organiser fin juin la Fête de la Musique était une erreur majeure.
Écouter de la musique exige une disponibilité totale du corps et de l'esprit. Une ouverture de l'âme. Par 40 degrés, dans des cuves à l'extérieur, en plein soleil, pour moi, non merci.
Ensuite, on peut y aller, paraît-il, pour le côté social, festif, apéritif, draguer, conclure, avec un peu de bol, "sur un malentendu", pourquoi pas. Chacun mène sa vie comme il l'entend.
Dans la fraîcheur d'une église, tourner son âme, une heure ou deux, vers Mozart, Debussy, Richard Strauss ou Béla Bartók, un million de fois OUI !
Mais se faire rôtir dans le vacarme, au milieu des bières, des saucisses et des chips, non merci. Ca n'est ni de mon âge, ni de mon goût.
Pascal Décaillet
Commentaires
Entièrement d'accord avec vous. J'ai la chance d'aller assister à un magnifique concert au Festival de Jazz de Montreux. Le très talentueux Van Morrison ainsi que le non moins excellent James Taylor se produiront ce soir-là. Je me fais du souci car la température risque d'être très élevée en plein coeur du mois de juillet.
Je pense surtout à ces deux artistes qui ont plus de 80 ans. Je ne comprends pas pourquoi les organisateurs de ces évènements n'ont toujours pas compris qu'ils devraient reporter ces festivals de musique soit dans le courant du mois de septembre ou pourquoi pas au printemps. En Angleterre par exemple, ils organisent ce type d'évènements tout au long de l'année.