Sur le vif - Vendredi 15.05.26 - 22,21h
J’ai connu et côtoyé Jean-Pascal Delamuraz, pendant mes années au Palais fédéral. C’est peu dire que je l’ai apprécié, le mot est trop faible.
J’ai couvert, d’un bout à l’autre, toute sa campagne de 1992 en faveur de l’Espace économique européen. Il aimait la vie. Il aimait son pays. Il était de cette espèce rare, précieuse, furtive comme un lièvre de l’aube, qu’on appelle les hommes d’Etat.
À partir de là, le patron du Buffet de la Gare de Lausanne fait strictement ce qu’il veut. Mais il est des murs, en ce haut lieu des fiertés solitaires et des nostalgies rentrées, qui doivent se sentir terriblement orphelins.
Pascal Décaillet
Commentaires
Cette décision est regrettable. Visiblement les CFF partagent le point de vue du patron du Buffet de la gare de Lausanne. Ceux qui dirigent les CFF ne doivent même plus se rappeler qui était M. Delamuraz. Ils se moquent d'ailleurs également du bien-être de leurs passagers, notamment des plus âgés. En fait, on veut se débarrasser de tout ce qui rappelle le passé et également des vieux qui dérangent par leur illettrisme informatique.
J'ai oublié de poser une question lors de mon commentaire. Qu'ont-ils fait des portraits ? Les ont-ils jetés ? Cela devrait intéresser la population vaudoise.