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Solitude et précision

 
 
Sur le vif - Dimanche 24.05.26 - 10.46j
 
 
Le seul impératif, quand on analyse le réel, est celui de lucidité. On n’écrit pas pour plaire, ni pour flatter le courant dominant. Mais pour exprimer sa vision. En fonction, chacun de nous, de notre maîtrise du sujet, nos connaissances antérieures, notre passé, notre expérience. Notre rapport à la langue, aussi.
 
On n’écrit pas pour défendre le Bien. Ni le Mal. Ni rien de moral, de convenable.
Celui qui écrit ne doit rien s’interdire, s’il estime avoir une idée forte à exprimer. Il ne doit rien attendre en retour, ni louage, ni blâme. Certains apprécient, d’autres pas, c’est la vie.
 
Celui qui écrit ne doit JAMAIS venir s’expliquer. Un texte efficace ne nécessite ni glose ultérieure, ni didascalie, ni apparat critique, ni paraphrase.
 
Poser un texte critique, sur la politique, l’Histoire, la langue, la musique, c’est assumer la plus totale des solitudes. Écrire n’est pas un acte social, ni une main tendue. C’est préciser une vision. Situer une position. Un choix de mots. Une ponctuation. Des souffles. Des silences. Un rythme.
 
Ensuite, ton texte vivra sans toi. Tu n’en es, au fond, que l’auteur.
 
 
Pascal Décaillet
 

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