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Sur le vif - Page 254

  • C'était justement l'enjeu, Madame!

     
    Sur le vif - Jeudi 17.02.22 - 11.01h
     
     
    « Aide aux médias : démontrer la nécessité de leur existence ». La rédactrice en chef du Temps arrive avec un zeste de retard. Le titre de son édito de lundi, c’était précisément l’enjeu de la votation de… dimanche ! Où le peuple a tranché.
     
    Il n’y a plus rien à « démontrer », c’est trop tard. Il y a juste à accepter un verdict.
     
    Le peuple a dit, fort clairement, ce qu’il pensait de « la nécessité de l’existence » de la presse actuelle, en Suisse.
     
    Maintenant, si d’improbables « Fondations » veulent engloutir leur fric dans d’improbables mises sous perfusion, c’est leur affaire. Mais au moins, le contribuable suisse, déjà essoré de toutes parts, ne sera pas sollicité pour la survie de structures déclinantes, arrogantes et moralisatrices.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Rompre l'uniformité

     
    Sur le vif - Mardi 15.02.22 - 11.21h
     
     
    La diversité de la presse ? Elle n'existe pas ! Notre presse romande est uniforme, univoque, toujours contre Trump, toujours contre Zemmour ou Marine Le Pen, toujours contre l'UDC, toujours pour l'Union européenne, toujours pour l'Otan, toujours contre la Russie. Contre Trump, elle a soutenu uniformément Mme Clinton. Contre l'initiative du 9 février 2014, sur l'immigration de masse, elle a fait front. Et dès 12.05h, elle clamait que les Suisses avaient mal voté.
     
    Cette presse est contre la préférence, nationale ou cantonale, contre le MCG, pour l'écriture inclusive, pour les chaires sur les questions de genre, pour les manifestants du climat, pour les décisions délirantes de la Ville de Genève ou d'autres municipalités de gauche. Elle a toujours été contre Berlusconi, contre Orban, contre les Serbes pendant les guerres balkaniques. Elle soutient les "collectifs" les plus nébuleux, autoproclamés, sans statuts ni responsables. Elle soutient la mode. Toute mode, d'où qu'elle vienne ! Cette presse n'a aucune capacité de résistance aux courants majoritaires du moment.
     
    La diversité de la presse, en Suisse romande, n'existe pas. Tout au plus existe une pluralité des journaux, ben oui, puisqu'ils sont plusieurs. Plusieurs à dire exactement les mêmes choses ! Il y aurait davantage de diversité en Suisse romande si n'existaient que deux grands journaux. Un, pour soutenir le même fatras qu'aujourd'hui. Et puis un autre, en face, pour défendre le camp national, souverainiste, partisan des frontières, d'une régulation draconienne des flux migratoires, de la préférence aux Suisses dans les emplois, un camp qui sache remettre à leur place le climatisme hystérique et le féminisme ultra, les points médians dans la cristalline beauté de notre langue, la relecture anachronique de l'Histoire par les ignares.
     
    Deux journaux. C'est peu. Mais c'est déjà mille fois plus diversifié que la somme du fatras monochrome qu'on nous propose aujourd'hui.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • "Voyons, mes amis, c'est notre dette à tous !"

     
    Sur le vif - Lundi 14.02.22 - 18.12h
     
     
    Insupportable, l'expression "cadeau fiscal", inventée par la gauche pour nous faire croire que l'Etat accorderait des largesses à certains contribuables.
     
    Insupportable, parce que le premier "cadeau", c'est bien celui que le contribuable fait à l'Etat. L'argent de l'Etat, c'est le nôtre ! Pas un seul centime de l'Etat ne provient d'une autre source que de nous-mêmes. Nous sommes ses pourvoyeurs. Sans nous, l'Etat n'est rien.
     
    Insupportable, parce que l'expression "cadeau fiscal" laisse entendre le contraire. Elle nous laisse imaginer que l'Etat donne de l'argent aux contribuables. Mais il ne nous donne pas un sou, jamais ! Il ne fait que prendre !
     
    Insupportable formule, ce "cadeau fiscal", parce que la gauche, avec ces mots, tente de nous entraîner dans son idéologie à elle : le possesseur normal de l'argent, ce serait l'Etat ; les détenteurs occasionnels, par accident, ou anomalie, ce serait nous. La prédation de l'Etat sur notre patrimoine serait la norme. Si, par extraordinaire, grand seigneur, il diminue ses ponctions, ce serait un "cadeau".
     
    La gauche adore faire voltiger - et souvent jeter par les fenêtres - l'argent qui n'est pas le sien, ne l'a jamais été. Mais qui fut le salaire, en amont, du travail des honnêtes gens, ceux qui se lèvent le matin, bossent toute leur vie, et se voient confisquer leur patrimoine par un Etat tentaculaire, dispendieux, créateur de dette publique.
     
    L'Etat nous prend notre argent, il nous dit "C'est le mien". Mais, lorsqu'il faudra payer les intérêts de sa dette à lui, avec des taux qui remonteront bientôt, vous verrez, il nous dira : "Voyons, mes amis, c'est notre dette, à tous".
     
     
    Pascal Décaillet