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Sur le vif - Page 220

  • Lipatti, au milieu des étoiles

     
    Sur le vif - Samedi 27.11.21 - 09.56h
     
     
    Jesu bleibet meine Freude : quatre mots d’une Cantate (BWV 147), l’Allemagne de Luther et de Bach, les services du dimanche à la Thomaskirche de Leipzig. Et, au milieu du vingtième siècle, l’irruption de la grâce.
     
    Elle porte un nom, la grâce : Dinu Lipatti, mort à l’âge du Christ, 33 ans, en 1950. Mort deux siècles, exactement, après Bach. Mort à Genève, comme d’autres meurent à Venise. La maladie de Hodgkin.
     
    La grâce, pour toujours, portera ce nom-là, parce que dans cette Cantate, le toucher si délicat de Lipatti fait de chaque note le scintillement d’une étoile. C’est aussi simple que cela, justement parce que c’est mystérieux.
     
    Il y a la traduction de Luther. Il y a le génie de Bach. Il y a les dons exceptionnels d’un jeune Roumain, l’un des pianistes du siècle, fauché à 33 ans par la maladie.
     
    Il y a les doigts du destin, sur la partition d’encre noire, au milieu des étoiles.
     
     
    Pascal Décaillet

  • De Chancy à Romanshorn, la lumière jaillira !

     
    Sur le vif - Mardi 23.11.21 - 15.50h
     
     
    Fantastique nouvelle : les problèmes d'énergie de la Suisse sont réglés ! Pour un prix infiniment plus modique que la construction d'un nouveau barrage, ou d'une nouvelle centrale nucléaire, notre pays pourra produire de l'électricité en quantité illimitée, à destination de toute la population.
     
    Il suffira pour cela de brancher une dynamo sur la salle accueillant la Commission de politique extérieure du Conseil national. Scintillante de mille lumières, à côté desquelles celles de Cordoue à l'époque arabo-andalouse feraient pâle figure, cette auguste assemblée dégage une telle énergie, dans ses réunions, qu'elle peut, bien canalisée, approvisionner le pays tout entier.
     
    Ainsi, la seule idée émise hier, donner deux milliards (au lieu d'un seul, voire zéro, comme le préconisent les brutes de mon espèce) à l'Union européenne, serait de nature, selon les toutes dernières statistiques de Berne, à éclairer chaque foyer suisse pendant mille ans.
     
    Encore une ou deux idées de ce genre, et la Suisse est sauvée. Deux milliards, à la réflexion, pour un club dont nous ne sommes pas membres et qui ne cesse de nous mettre le pistolet sur la tempe, c'est un peu juste ! Allons-y pour quatre milliards, pourquoi pas seize ! Plus la Commission du National nous surprendra par son sens de l'Etat, de l'indépendance, de la souveraineté, plus la lumière jaillira. De Chancy à Romanshorn. En passant par la totalité des cabinets psychiatriques de notre pays.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Le combat, toujours le combat !

     
    Sur le vif - Dimanche 21.11.21 - 17.00h
     
     
    Le retour de Cyril Aellen aux Finances, pour soutenir le rapport de majorité contre le projet de budget 2022 du Conseil d'Etat, est une excellente chose. Il sera opposé à trois rapporteurs de minorité, de gauche, lors du plénum décisif des 9 et 10 décembre.
     
    Les intérêts supérieurs de notre Canton ont tout à gagner à une parole politique claire, de gauche ou de droite. Une parole fondée sur l'honneur des engagements, la confiance envers les citoyens, la loyauté dans les positions, le respect de l'adversaire, ce qui n'exclut pas (loin de là !) l'extrême âpreté du combat.
     
    Le Canton n'a rien à gagner à des positions d'opportunisme, d'atermoiement, d'intérêts particuliers, sous prétexte que l'on se place (d'office !) au "Centre de l'échiquier". Un coup à gauche, un coup à droite : on fait parfois les votes, on jouit d'être le parti charnière : où est la cohérence, où est l'honneur ?
     
    Genève a besoin de députés comme Cyril Aellen. Besoin de positions claires. La politique, c'est le choc des antagonismes. On commence par se battre, après éventuellement on discute. Parce que je suis, pour ma part, totalement inapte à cet "après", je ne fais pas de politique. Je ne supporte pas la négociation.
     
    La politique ? Mais non ? C'est la vie, toute la vie, qui est ainsi : un combat, encore un combat, toujours un combat.
     
     
    Pascal Décaillet