Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sur le vif - Page 149

  • Des guerriers, pas des figurants !

     
    Sur le vif - Lundi 11.12.23 - 14.15h
     
     
    Avec les gentils de la droite municipale qu'elle a face à elle, courbant l'échine avec sourire et résignation, la gauche en Ville a encore de beaux jours.
     
    La campagne 2025 devra avoir d'autres tonalités que cet effacement timoré devant l'arrogance du pouvoir, le clientélisme systématisé, l'automatisme des subventions aux ineffables "associations".
     
    La politique est un combat. Pas une Revue où on se tourne soi-même en dérision.
     
    La droite municipale, si elle envisage un jour une Reconquista, aura besoin de guerriers. A deux ou trois exceptions près, nous n'avons vu dans l'opposition municipale, samedi, que d'aimables figurants.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Callas : une femme, au milieu d'autres humains

     
    Sur le vif - Lundi 04.12.23 - 15.52h
     
     
    Adolescent, j'écoutais toujours la Tribune Musicale de France Musique. Ils passaient l'extrait d'une oeuvre, en cinq ou six versions, et il y avait tout un aréopage de spécialistes pour se pâmer, grincer des dents, critiquer tel second violon, s'étriper autour du tempo d'un Furtwängler ou d'un Toscanini. J'adorais cette émission.
     
    Un jour, ils avaient passé Callas. Et, dans le même aria, Tebaldi et quelques autres. Franchement, entre Callas et Tebaldi, je n'aurais pas tranché. Les deux étaient sublimes, tout simplement.
     
    Ensuite, il y a l'école des musicologues aux oreilles extraordinairement affinées, qui s'échinent sur tel ou tel contre-ut. C'est bien, mais le grand public est largué. Tenez, j'avais un excellent confrère au Département d'allemand, à l'Université. Ensemble, on allait écouter des Lieder de Strauss, il me semble que c'était au Victoria Hall, entre 1976 et 1980. Il avait une oreille dingue. Il parvenait toujours à trouver un défaut sur une note, une syllabe. Je me disais : "Il est extraordinaire, mais...... ce concert l'a-t-il simplement rendu heureux ?".
     
    Maria Callas, sur le strict plan vocal, celui des performances purement techniques, était-elle la plus grande ? Franchement, je peux vous en citer quatre ou cinq autres, de son niveau.
     
    Alors, quoi ?
     
    Alors, la femme. Alors, l'interprète. Alors, la folle exigence, dès l'adolescence, avec son propre corps, sa propre voix. Alors, le destin. Alors, la tragédie. Alors, Euripide, Pasolini, Médée. Alors, nous tous, face à elle. Non comme une diva, bien qu'elle le fût, au-delà de toute mesure. Mais comme une femme. Humaine, jusqu'au cri. Au milieu d'autres humains.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Léonard Gianadda : un seul mot, merci !

     
    Sur le vif - Dimanche 03.12.23 - 16.33h
     
    Des couleurs, plein les yeux, depuis quarante ans. Ou le noir de Soulages. Les plus beaux tableaux du monde, pour tous. La culture, au service de la population.
     
    Des millions de visiteurs. On visite l'expo, on va toujours jeter un oeil aux voitures de collection, tout en bas. Un café, dans un jardin unique, d'un charme fou. Et puis, on remonte au chalet.
     
    Le travail accompli, pendant toutes ces décennies, par Léonard Gianadda, est simplement titanesque. De Martigny, il a fait une ville de référence dans le monde de la peinture. Chaque année un thème, autour d'un artiste, d'un mouvement. Chaque année, un événement.
     
    Les hommages vont pleuvoir, justifiés. On parlera d'un géant. Rarement un homme aura fait autant pour sa ville. Pour la culture au service du peuple. Pour faire connaître à tous les grandes oeuvres. Et cela, dans la Cité aux huit Portes. Dans ce carrefour alpin, plusieurs fois millénaire. Les Romains ne s'y étaient pas trompés. Il y avait, dans cet ombilic entre Rhône, Dranse, plaine et montagne, un lieu de haute civilisation à établir.
     
    Les Romains l'ont créé, ce lieu. Léonard Gianadda l'a sublimé.
     
    Un seul mot : merci.
     
     
    Pascal Décaillet