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Conseil d'Etat : la droite trahie

 
 
Sur le vif - Mercredi 04.02.26 - 15.44h
 
 
 
Le OUI du Conseil d'Etat genevois au "Fonds Climat", votation fédérale du 8 mars 2026, est tout simplement hallucinant. Il ne correspond en aucune manière à la volonté populaire du printemps 2023, qui a porté à Genève, avec une rare netteté, une majorité de droite aux affaires.
 
La droite suisse ne veut pas de ce fonds. Elle y voit un gouffre à milliards, un facteur de déséquilibre budgétaire et d'endettement, sans compter un ultime résidu d'arrogance Verte, du temps où elle était à la mode.
 
Aujourd'hui, cette époque est révolue. La droite suisse ne conteste pas la nécessité de protéger notre planète, sauvegarder l'environnement, réduire les émissions de CO2. Mais elle ne veut plus de ces projets-mammouths des Verts, avec des sommes colossales qui devraient, on se demande bien en quel honneur, "échapper au mécanisme du frein à l'endettement".
 
Échapper au mécanisme. Comme si, plus haut que la loi souveraine votée par notre démocratie suisse, devait planer, toute-puissante, une théologie du dogme, qui n'aurait pas à s'inscrire dans l'ordre législatif normal voté par le peuple suisse, ou ses élus.
 
Que la gauche soutienne ce "Fonds Climat", très bien. C'est le jeu. Nous verrons ce que le peuple votera le 8 mars. Mais qu'un Conseil d'Etat prétendument de droite, en tout cas porté par une large majorité de droite au printemps 2023, s'engouffre, par pur effet de mode, au demeurant passée, dans ce catéchisme Vert, c'est tout simplement inadmissible.
 
On voit bien qui, au sein du collège, a pu faire pencher la balance, les éternels slalomeurs. Mais le procédé est inacceptable. Il bafoue la volonté populaire du printemps 2023.
 
En 2028, il faudra s'en souvenir.
 
 
Pascal Décaillet

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