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Demain, mille-neuf-cents, GAC parle des pannes !

 
 
Sur le vif - Mardi 27.01.26 - 16.08h
 
 
De mon temps, mon bon Monsieur, les trains arrivaient à l'heure. En Suisse, ils étaient à l'heure. En Allemagne (où j'en ai pris des tonnes, dans ma jeunesse), ils étaient à l'heure, ceux de la Deutsche Bundesbahn comme ceux de la Reichsbahn (DDR). Les cars postaux, à l'heure. Les ceinturons, à l'heure. Les horlogers, à l'heure. Les ouvriers et les patrons, à l'heure. Arrogants, nous, Suisses, ironisions sur nos voisins français, approximatifs, laxistes.
 
Nous sommes en janvier 2026. Les trains suisses ne sont plus à l'heure. En Allemagne, quatrième puissance économique du monde, c'est d'ailleurs bien pire encore. La Poste a des ratés. Swisscom aligne les pannes. Les autoroutes suisses ont constamment des bouchons. Même les tours de contrôle ont des pannes !
 
On peut évidemment en sourire, je ne m'en prive pas d'ailleurs. C'est un sujet en or pour les Revues, les cabarets, les humoristes. Dans le cinéma muet déjà, la panne, l'imprévu, le dysfonctionnement déclenchent l'hilarité. Fort bien. C'est bon pour la santé.
 
Mais politiquement, économiquement, ces successions de pannes ont un sens. Demain, mercredi, dans GAC, nous poserons le problème. Notre méticulosité suisse (mon père me l'a transmise !) faiblit ? Notre attention est en baisse ? Les moyens alloués au service public (ça, c'est le credo de la gauche) sont insuffisants ? Trop de monde en Suisse ? Les infrastructures ne suivent pas ? Réguler l'immigration ? 10 millions, pas plus ? Les voilà, les vraies questions. Structurelles. J'aime les analyses de fond. C'est mon côté marxiste, je le dis sans plaisanter.
 
Bref, rendez-vous demain soir à GAC. L'émission commence à mille-neuf-cents, comme dit mon ami Duchosal, l'homme le plus ponctuel (et le plus aimable) en Europe centrale. Et se termine à mille-neuf-cent-vingt-six. Ou mille neuf-cent-vingt-sept, si l'excellent Jacques Mortier, en régie, m'octroie un minute de rab.
 
En chacun de nous, il y a un chef de gare qui sommeille. Ou un meunier qui dort.
 
Eh bien, qu'ils se réveillent !
 
 
Pascal Décaillet

Commentaires

  • Avec Jean Romain, nous nous sommes opposés aux dérives de l'école publique, l'école sans note et sans règles. L'école où l'élève notoirement insuffisant était dit "en voie d'acquisition". Le résultat, c'est que cette génération n'a pas appris la rigueur ; elle n'a pas appris que la vie en société obéit à des règles que chacun doit respecter. Doit-on s'étonner alors que les règles de sécurité soient banalisées à Crans Montana, qu'un échafaudage mal construit s'effondre à Malley, que les trains soient en retard ? La rigueur s'apprend dans la petite enfance par les règles de l'orthographe et de la grammaire. Si l'à-peu-près sert de culture dominante, il s'impose ensuite dans toute la société. Vivent nos pédagogues de gauche, héritiers de Jean Piaget et merci à eux : ils ont fait des dégâts irréparables.

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