Commentaire publié dans GHI - Mercredi 11.03.26
Relisez les journaux de l’époque. Au début des années 1920, est apparue la radio. La presse écrite, jusque-là souveraine, s’étranglait de cette subite concurrence, elle en dénonçait la superficialité, la vulgarité.
Au début des années 1950, idem pour la TV. Mêmes réactions : les journaux, et aussi la radio, devenue à son tour un média de la convenance et du pouvoir, hurlaient face à l’immense popularité de cette lucarne qui venait prendre la place du foyer, le vrai avec le feu, autour duquel les familles s’agglutinaient depuis des siècles.
Aujourd’hui, même scénario avec les réseaux sociaux. Que de haine, chez les désormais très conservateurs journaux, radio et télévision, bien installés ! Eh bien je vous dis, moi, de ne pas vous laisser influencer par ce torrent de propagande et de jalousie.
Sur les réseaux, il y a le pire : les meutes, l’anonymat, la lâcheté. Mais croyez-moi, il y a aussi le meilleur : le surgissement de parfaits inconnus, des solitaires, passionnés par un thème, ultra-compétents, dont les informations sont précieuses, surprenantes, documentées. Ces gens-là, sans l’existence des réseaux, auraient passé le restant de leur vie sans que personne ne pût bénéficier de leurs apports, leurs lumières.
Alors moi, homme de radio, homme de télé, homme de presse écrite, je vous dis que les réseaux c’est génial. Écartez le pire. Prenez le meilleur. Vous en serez enrichis. Cultivés. Moins seuls.
Pascal Décaillet