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Ceux qui veulent nous faire taire

 
 
Sur le vif - Jeudi 23.04.26 - 11.13h
 
 
 
La manière dont la Cinquième Colonne pro-Netanyahu en Suisse a tenté, par tous les moyens, d’étouffer toute tentative de défendre le peuple palestinien, dans les premiers mois ayant suivi les attentants du 7 octobre, mérite impérativement d’être scrutée par les historiens. Tous les actes, tous les documents, sont là. Il suffit de les reprendre. Stimulant défi pour un mémoire, ou une thèse, en Histoire.
 
Pendant plusieurs mois, oui, il était absolument impossible de plaider pour les droits des Palestiniens, sans s’entendre immédiatement hurler, sur un ton d’inquisiteur à la McCarthy dans les années cinquante : « Reconnaissez-vous que le Hamas est un mouvement terroriste ? ».
 
Il fallait à tout prix obtenir le sésame de cet aveu, pour pouvoir, éventuellement, développer ensuite un discours, avec une conscience historique remontant à 1948 au moins, sur le droit du peuple palestinien à avoir, un jour, lui aussi, un État.
 
Comme si le peuple palestinien se réduisait, non seulement au Hamas, mais, infiniment pire, aux fous sanguinaires du 7 octobre, que nous sommes les premiers à condamner avec la dernière énergie, tout comme nous respectons la douleur et le deuil immense d’Israël, suite à ces attentats.
 
Mais non ! Dans les premiers mois ayant suivi le 7 octobre, la Cinquième Colonne en Suisse s’est employée, de façon organisée, avec des outils linguistiques dûment formatés, préfabriqués, à tuer toute amorce de débat, dans notre pays, sur la question palestinienne. Qui ne se réduit ni au Hamas, ni aux actions terroristes.
 
Et puis, après un an et demi de massacres à Gaza, sur la fin, l’opinion publique suisse, glacée par l’ampleur et l’horreur de ces dizaines de milliers d’assassinats de civils palestiniens, a enfin tourné.
 
Lorsque les droits fondamentaux des humains sont attaqués avec une telle violence, lorsqu’un État colonial, dominateur, allié à la première puissance du monde, armé et financé par elle, s’acharne sur un peuple colonisé, affaibli, humilié, c’est sur le moment qu’il faut le dire. N’en déplaise à M. Cassis, à qui le patronat genevois faisait encore des courbettes avant-hier soir. Et n’en déplaise à la Cinquième Colonne.
 
 
Pascal Décaillet

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