Sur le vif - Vendredi 05.06.26 - 11.34h
La fermeture, pendant trois jours, d'une AUTOROUTE SUISSE, sur un segment situé uniquement sur territoire suisse, où transite un axe international de première importance en Europe, sous prétexte de réunion à Évian d'un club autoproclamé dont la Suisse n'est même pas membre, est de nature à révulser les citoyens suisses. Ceux de Genève, ceux des 25 autres cantons.
Les Suisses, mais aussi les Européens, les transporteurs allemands en route pour la Région Rhône-Alpes, les Italiens qui remontent vers le Nord. Vous imaginez tout ce beau monde, suivant des "itinéraires de déviation", entre Meyrin et Bardonnex ? Voire... tentant de se faufiler dans la ceinture urbaine ?
Le responsable no 1 de ce pataquès annoncé est le Conseil fédéral. Dès le début, il aurait dû dire NON à la France. La Suisse n'est pas membre du G7. La réunion se déroule à Évian, en France, sur invitation de la France. La Suisse devait interdire aux délégations nécessitant des escortes policières d'atterrir à l'aéroport de Genève. Elle aurait dû dire à la France : "Vous accueillez votre petit monde à Lyon Satolas, puis vous assumez, VOUS, son transfert vers Évian".
Dans toute cette affaire, on fait tout pour EMMERDER LES GENEVOIS, véritables dindons de la farce. Ils auront la manifestation. Ils auront les débordements. Ils auront les casseurs. Ils auront une semaine d'immobilité pour leurs propres déplacements en milieu urbain, et même périurbain. C'est une SALOPERIE de la pire espèce.
Les gens au pouvoir, en Suisse, préfèrent l'horizontalité des sourires et des tutoiements avec Macron, surtout ne pas le froisser, aux INTÉRÊTS SUPÉRIEURS DU PEUPLE DE GENÈVE. Donc, d'une partie du peuple suisse ! Pire : en coupant l'autoroute A1, ils font payer la facture à des centaines de milliers de propriétaires de voitures, de camions de marchandises, empruntant cet axe capital dans le commerce européen.
La vraie révolte qui couve, ça n'est pas chez les manifestants liturgiques du 14 juin. Non. Elle est dans la colère rentrée de la majorité silencieuse à Genève. Celle qui se lève le matin pour aller bosser, NE VA JAMAIS MANIFESTER, bosse à fond toute une vie, arrive à la retraite lessivée, engraisse démesurément l'Etat par ses impôts, entretient des assistés, ne touche jamais aucune subvention. Et, en plus, ne peut même plus circuler.
La facture, la vraie, un jour, tombera. Elle viendra de ces gens-là. Au pouvoir aujourd'hui installé, rotant ses privilèges dans ses horizontalités tutoyantes, LE VRAI PEUPLE EN COLÈRE adressera, ce jour-là, toute l'immensité de sa révolte.
Pascal Décaillet
Commentaires
Vous avez entièrement raison. Dommage que vous soyez un des seuls journalistes à avoir le courage d'exprimer franchement votre opinion.
Vous avez immensément raison ! Je fais partie de ces Genevois sacrifiés par des autorités qui se couchent ! Il y en a marre n'est que le début. Comment les suivre, en plus, dans leur totale dévotion à, et adoration de, l'UE et de l'ultralibéralisme ?
Parfait, merci !
Le 14 juin devrait avoir lieu l'inévitable grève des femmes ! Ouf, elle a annoncé qu'elle fusionnera avec la manif No G7! Nous sommes sauvés ! En réalité pas tout à fait, puisqu'en vertu de cette "convergence des luttes", un tronçon du parcours a été décrété libre d'hommes cisgenre, qui devront dégager ! Ah, pureté, quand tu nous tiens !
L’apocalypse annoncée ! Ce week-end, Genève sera à feu et à sang. Déjà, les magasins se barricadent, des milliers de soldats, de flics, d’agents de sécurité vont envahir la ville, la plupart des douanes seront fermées, car l’on attend des hordes ! Mais quelles hordes, au juste ? D’où viennent-elles ? Que veulent-elles ? Ces hordes, sont-elles au moins identifiées ? Comme si la République capitulait d’avance devant ces hordes de l’apocalypse, ennemi innommable ! Tout juste savons-nous qu’elles en ont contre les sept hommes et femmes d’États qui se réunissent deux jours à Évian dans le cadre du G7. En l’occurrence, ces hordes n’en veulent ni à Poutine ni à Netanyahu ni à Xi, mais à l’impuissance des chefs d’État du monde dit « démocratique », qui viennent palabrer à Évian sur l’état dans lequel ils ont mis le monde. Oh ! le paradoxe. Des hordes citoyennes viennent à Genève clamer leur volonté d’un monde différent, plus juste, plus égalitaire, plus fraternel et la République se barricade contre elles, car elles osent dénoncer l’ordre inique d’un monde qui devient chaque jour plus invivable.