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Adèle Haenel : une fissure, dans la mosaïque

 
 
Sur le vif - Samedi 11.09.26 - 13.50h
 
 
Mon soutien total à la comédienne Adèle Haenel, censurée par France Télévisions pour avoir évoqué Gaza dans sa chronique, à la fin de La Grande Librairie.
 
Ce moment privilégié, pour clore traditionnellement l’émission, est une tribune libre, face caméra, offerte par Augustin Trapenard à l’un des participants.
 
Une tribune libre a pour particularité d’être….. libre.
 
Elle ne représente ni la ligne éditoriale de l’émission, ni celle de la chaîne. Ni celle du Quai d’Orsay. Ni celle de l’Elysée. Elle est le cri du cœur, ou du cerveau, ou des tripes, d’une âme humaine, et d’elle-seule.
 
Celle d’Adèle Haenel, brève, intense, fulgurante de sincérité, de courage, constitue un moment d’exception dans le paysage audiovisuel français. Un fragment de rupture avec l’attendu, le conforme, le docile. Une fissure, dans la mosaïque.
 
Cette chronique, on en partage ou non les termes. Mais sa tenue, dans l’ordre de l’émotion comme dans celui de la rhétorique, concentre l’essentiel dans une forme sobre et simple, droit dans les yeux. Il y fallait du courage, du souffle. Elle les a eus.
 
Cette censure est une honte.
 
C’est tout.
 
Pascal Décaillet
 

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