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Les communistes suisses méritent notre respect

 
 
Sur le vif - Mardi 01.09.26 - 16.38h
 
 
 
Coprésidé, au niveau national, par un homme de valeur, Alexander Eniline, docteur en philosophie médiévale, d'une rare culture sur l'Histoire politique, épris de justice et de paix, le Parti Suisse du Travail soutient l'initiative sur la neutralité, sur laquelle peuple et cantons votent le 27 septembre.
 
Le Parti du Travail se situe bien sûr, sur tant d'autres sujets, à des années-lumière de l'UDC, mais là, sur ce coup, il dit OUI. Par attachement à la souveraineté suisse. Par rejet de l'atlantisme, de l'arrogance américaine. Par attachement viscéral à la paix.
 
Dans GAC demain soir (mercredi), j'ai décidé d'organiser le débat gauche-gauche ! Alexander Eniline, face à l'excellent député socialiste Léonard Ferati. Deux hommes jeunes, intelligents, pétris d'Histoire, capables d'analyses avec recul, puissance d'horizon. En capacité aussi, l'un comme l'autre, de dégager les enjeux politiques avec lucidité, connaissance des rapports de forces, des enjeux de classe. La lecture de Karl Marx et passée par là, comme elle est passée chez votre serviteur, avec son immense apport dans la radiographie critique des rapports sociaux.
 
De même, la semaine prochaine, j'organiserai le débat droite-droite. D'un côté, l'UDC ; de l'autre, le PLR. Nous sommes dans une votation qui fragmente les mots d'ordres des partis. Dans un axe "souveraineté versus intégration aux alliances".
 
L'occasion, pour moi, de dire ici le respect que j'ai toujours éprouvé, toute ma vie, pour les militants communistes. En Suisse, en Italie, en France, notamment. Je dis bien "les militants", pas les apparatchiks. Tous ceux que j'ai fréquentés sont attachés au pays, au corps social, à la qualité de vie pour tous, et surtout à la paix.
 
J'ai connu et fréquenté de près, dans ma jeunesse, des communistes admirables, dans un pays d'Europe où il avaient le pouvoir. Je ne me prononce pas sur le régime, son obédience de l'époque à Moscou, sa répression des oppositions politiques. Je dis juste : les militants. Des hommes et des femmes de qualité, patriotes, attachés au bien commun, à l'entente entre les peuples, à la culture, à la paix.
 
Quand j'entends un illustre confrère suisse, sévissant maintenant sous les projecteurs de la Macronie européiste et libérale, se croire obligé, chaque fois qu'il évoque les communistes, de les salir, les accuser de tous les maux de la terre, avec son petit air goguenard de salon, j'en ai assez.
 
Les militants simples et sincères, attachés au bien commun, à la paix, méritent notre respect.
 
 
Pascal Décaillet
 

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