Sur le vif - Vendredi 28.08.26 - 17.17h
Insupportables profs de droit. Ils nous disent « Ne touchons pas à la neutralité, car la neutralité EST ceci, EST cela ».
Ils me font penser à un entrepreneur en gypserie-peinture à qui vous auriez demandé un devis pour repeindre en bleu tous les volets de votre maison. Et il vous dirait : « Désolé, on ne peut pas les repeindre en bleu, car ils sont rouges ».
Vous, vous savez bien qu’ils sont rouges, c’est votre maison, vous y vivez. Simplement, vous voulez à présent des volets bleus.
Dans notre démocratie directe suisse, il n’y a pas de profs de droit, pas de plombiers, pas de médecins. Il n’y a que des CITOYENS.
La citoyenneté est indivisible. Elle ne se fractionne pas en fonction des statuts professionnels, ce serait un suffrage censitaire selon la charge occupée dans le corps social. Un retour à l’Ancien Régime, dans son pire visage : la Restauration. Les notables repus, dans leurs salons, ventripotents sous le gilet de luxe, avec d’interminables favoris, jusqu’au menton.
Une initiative consiste à changer la Constitution fédérale. Acceptée par le peuple et les cantons, elle DOIT être mise en application. Et nul n’a à entraver ce processus. Ni les parlementaires. Ni surtout les profs de droit.
S’ils participent au débat dans la campagne, ce dont nous avons tous le droit, cela doit être comme CITOYENS, à égalité absolue avec chaque membre du corps électoral constituant le suffrage universel. Mais pas comme profs de droit.
Tout au plus, leur rôle de descripteurs du réel sera de dire à leurs étudiants : « Longtemps, les volets de cette maison ont été rouges. Maintenant, ils sont bleus ».
Pascal Décaillet