Commentaire publié dans GHI - Mercredi 09.09.26
Depuis la Révolution française, les partis politiques tiennent un rôle majeur dans la vie publique. Depuis 1848, le Printemps des Peuples, Ils ont fait l’Histoire de la France, de l’Allemagne, de la Suisse. Chez nous, les radicaux, le grand vieux parti qui a façonné la Suisse moderne. Puis, la démocratie chrétienne, sous ses différentes appellations, très décentralisées en fonction des cantons. Puis, l’UDC. Puis, le socialisme. Je donne ici l’ordre d’arrivée au Conseil fédéral.
Les partis ont constitué deux siècles de notre Histoire politique, c’est vrai. Mais cela n’est pas définitif : en politique, tout change, tout évolue. Les partis, comme tout corps vivant, naissent, se développent, et un jour ils meurent. Le parti radical, qui a dominé la Troisième République française (1870-1940), n’existe quasiment plus aujourd’hui. C’est la vie !
Les fameux « mots d’ordre », que je condamne avec vigueur dans cette page, avaient leur sens lorsque les partis étaient, pour une grande partie du peuple, la seule source d’information. Mais aujourd’hui ! Les citoyens ont largement de quoi se forger une opinion, sans devoir se coltiner des ukases d’un autre âge. Que les partis se prononcent sur les initiatives, c’est une chose. Qu’ils se croient obligés de figer, et d’imposer à leurs membres, la réponse à donner, constitue une intrusion dans la liberté intangible de chaque citoyen. Il faut supprimer la détestable expression « mots d’ordre ».
Pascal Décaillet