Commentaire publié dans GHI - Mercredi 03.06.26
Le Conseil d’Etat, le Grand Conseil, ont-ils pris les bonnes décisions, pour la journée du 14 juin à Genève ? On peut en discuter à l’infini, on tirera le bilan après coup, les historiens feront leur boulot. Mais pour l’heure, je lance un appel. Il tient en deux mots : unité cantonale.
Que nous soyons contents ou non du plan d’action de nos autorités, il est absolument capital, le 14 juin, de les soutenir. Il n’y a, au fond, aucune raison qu’une réunion se déroulant à l’invitation de la France, sur territoire français, pour un club dont nous ne sommes pas membres, devienne un facteur de division entre les Suisses. Entre les Genevois.
Le 14 juin, quelles que soient nos opinions politiques, gardons notre calme. La police genevoise, dont la mobilisation va être phénoménale, déjà bien amont de l’événement, a besoin de sentir que le peuple de Genève est avec elle. Il ne s’oppose absolument pas aux manifestants, dont les raisons de contester l’ordre capitaliste mondial sont légitimes. Mais il ne veut en aucun cas de casseurs. C’est eux que tout le monde craint, notamment ceux qui ont vécu 2003. Eux, et pas du tout l’expression d’opinions citoyennes, dans un cortège organisé.
Le pire de tout serait que le corps social genevois, à cause de violences importées, se déchire ce jour-là. Alors oui, je lance un appel, simple et rassembleur : le 14 juin, unité cantonale.
Pascal Décaillet