Sur le vif - Dimanche 26.04.26 - 15.57h
LFI n'est vraiment pas ma tasse de thé. Mais la manière dont la Cinquième Colonne pro-Netanyahu en France jette en pâture les membres de ce parti à l'opinion publique, est totalement écœurante. Et scandaleuse.
J'entends dire, et répéter, sur les chaînes bolloréennes : "LFI, parti antisémite". Dit comme ça, par association greffée, l'accusation est d'une violence inouïe. Elle relève même de la diffamation pure et simple : l'antisémitisme étant en France un délit, on laisse poindre l'idée d'un groupe humain tout entier coupable.
S'il y a des propos antisémites, à LFI ou ailleurs, eh bien faut en attaquer les auteurs en justice. Et les juges, au cas par cas, feront leur boulot. Mais jeter, avec une telle généralisation, l'opprobre sur tous les adhérents de l'une des premières formations politiques de France, c'est inacceptable.
Il y a pire. La récurrence, toujours recommencée, des mêmes formules à l'encontre de ce parti, pour le salir du grief d'antisémitisme, relève très clairement de la fabrication, parfaitement préméditée, de mots-valises, prêts à l'emploi, et au réemploi, à l'envi. Exactement les mêmes procédés que les officines de propagande des pays en guerre. Une boîte à outils.
L'antisémitisme est inacceptable. Il est condamnable. Tout comme doit l'être l'acte diffamatoire consistant à traiter d'antisémite un individu, ou un groupe humain, qui ne l'est pas.
Pascal Décaillet