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Liberté - Page 683

  • Toutes hystéries atténuées

     

    Sur le vif - Mercredi 21.08.19 - 10.25h

     

    Les deux grandes modes de pensée qui, cette année, étranglent et tétanisent nos belles âmes en Suisse, jetant dans les rues pleureuses et danseurs de pluie, pourraient parfaitement, d'ici peu, se trouver reléguées, dans la hiérarchie des consciences, à un plan subalterne.

    Reléguées par qui ? Par le très conventionnel tragique de l'Histoire. Le même que nous décrivent si bien Thucydide, Machiavel et Clausewitz. Ni Apocalypse climatique, ni révolution des mœurs. Non. Juste la récurrence éternelle des rapports de forces entre communautés rivales. À des milliers de lieues de l'universalisme et du cosmopolitisme, juste la noirceur des racines de la terre. Juste l'éternité d'ébène du pouvoir.

    Alors, toutes hystéries atténuées, reprendra l'archaïque démarche du crabe.

     

    Pascal Décaillet

     

  • Missiles du Bien, missiles du Mal

     

    Sur le vif - Mardi 20.08.19 - 17.02h

     

    Lorsque la Corée du Nord balance un missile, tout le monde s'étrangle. Lorsque les États-Unis, depuis l'île de Saint-Nicolas, au large de la Californie, tirent le premier missile de portée intermédiaire depuis la Guerre froide, nul de nos beaux esprits ne s'en émeut.

    Lorsque l'Iran fait avancer sa recherche sur le nucléaire, c'est le tollé. Et personne pour rappeler que, jusqu'à nouvel ordre, la seule puissance ayant largué deux bombes atomiques sur des civils s'appelle les États-Unis d'Amérique. C'était en août 1945.

    Alors, quoi ? Alors, la dimension multilatérale, entre les nations, n'existe tout simplement pas. Elle n'est qu'un paravent, une fiction. Un cache-sexe, créé (avec l'ONU) juste après 1945 pour donner l'illusion d'une contrepoids à l'impérialisme américain.

    Encore y a-t-il eu, jusqu'à la chute du Mur (1989), l'antidote du bloc de l'Est. Mais depuis trente ans, il n'y a plus rien. Rien d'autre que la domination américaine, avec ses arsenaux stratégiques, sur la planète. Rien d'autre que l'obédience, sous prétexte de "conventions multilatérales", de l'écrasante majorité des observateurs politiques.

    Les mêmes, si prompts à condamner la Corée du Nord, vouer l'Iran à tous les diables. Et, en même temps, exonérer les États-Unis, sous prétexte que représentant "l'ordre libéral" et la "démocratie", ils seraient par avance lavés de toute faute dans l'ordre du surarmement et de la volonté de toute puissance, sur la Terre.

    Deux poids, deux mesures. Et un hallucinant alignement des prétendus experts sur le pouvoir. Ce même pouvoir qui les publie, les nourrit, les stipendie.

     

    Pascal Décaillet

     

     

  • L'Oural, M. Macron !

     

    Sur le vif - Mardi 20.08.19 - 10.09h

     

    Comment Macron peut-il sérieusement, sans le moins du monde être contrarié par quiconque, déclarer que l'Europe s'étend jusqu'à Vladivostok ?

    C'est la Russie, oui l'immense Russie, qui s'étend jusqu'à la mer du Japon. Mais toute personne, ayant étudié un minimum d'Histoire (énorme point faible de l'actuel locataire de l'Elysée) et de géographie, sait que la Russie se compose d'une partie européenne, jusqu'à l'Oural, puis d'une partie asiatique, jusqu'à Vladivostok.

    L'intention du discours est pourtant à saluer. Macron reconnaît l'importance capitale de la relation franco-russe, et lui rend hommage. Ça nous change un peu des génuflexions atlantistes et du culte cosmopolite du Veau d'or.

    Mais diable ! Ses lacunes historiques (l'ayant conduit à proférer une énormité sur la colonisation) étant ce qu'elles sont, on pourrait tout au moins souhaiter qu'un conseiller avisé - loin de tout esprit courtisan - lui corrige un peu ses discours.

    Quant à l'étendue de l'Europe historique, pourquoi ne pas reprendre le mot simple et juste de Charles de Gaulle : "De l'Atlantique à l'Oural" ?

     

    Pascal Décaillet