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Liberté - Page 1032

  • 9 février : le Manuel des Castors Juniors

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    Sur le vif - Dimanche 02.02.14 - 10.45h

     

    Et ça continue ! L'édito du Matin dimanche obéit exactement aux consignes de bricolage que nous dévoilons et décryptons ici depuis des semaines: il commence par nous dire à quel point l'immigration massive pose un problème à notre pays. En termes de démographie galopante, étouffante même, de voies de communication bondées, de logement, et même de paysage. Mais immédiatement, dans une seconde partie, il nous dit qu'il ne faut surtout pas voter cette initiative.



    Ils auront, pendant toute la campagne, tous éditorialisé de la même manière. Même structure. Même grammaire des arguments. Même formel. Il y a un manuel du gentil commentateur, chez Tamedia ou Ringier ? Comme chez les Castors Juniors ? Avec thèse, antithèse, synthèse, et un sirop pour ceux qui appliquant au mieux la formule, feront le plus plaisir à leurs patrons ?



    Et ici, nous n'aurons cessé de leur répondre: puisque vous partagez le diagnostic, et que ces flux migratoires excessifs depuis dix ans vous inquiètent sérieusement, plutôt que de vous contorsionner à n'en plus finir, faites-vous du bien. Respirez un bon coup. Emplissez vos poumons d'air frais. Détendez-vous. Et votez oui.

     

    Pascal Décaillet

     

  • Presse romande : une uniformité hallucinante

    Vendredi 31.01.14 - 19.22h

     

    J'ai plaisir à vous proposer, ci-dessous, le lien de l'interview que j'ai donnée à mes confrères du site en ligne "Les Observateurs". Je vous en souhaite une bonne écoute.

     

    http://www.lesobservateurs.ch/2014/01/31/pascal-decaillet-presse-romande-uniformite-hallucinante/

     

  • 9 février : les fruits du mirage

     

    Sur le vif - Vendredi 31.01.14 - 13.03h

     

    Plus le grand patronat et ses affidés nous répètent (ils ne savent dire que cela) que les bilatérales ont dopé la croissance, moins les gens les écoutent. Pour une raison simple: s'il est vrai que cette dernière décennie fut de belle conjoncture, le grand public aimerait bien savoir à qui ces années de vaches grasses ont profité en priorité. Aux grands patrons, c'est sûr. A leurs valets, sans doute aussi. Mais la répartition de cette richesse a-t-elle vraiment atteint les strates les plus modestes de la population ?



    A la vérité, on a privatisé les bénéfices, comme toujours. Ce fameux boom migratoire, on l'a utilisé pour s'enrichir en haut lieu. On a commis l'IMMENSE erreur de faire du profit sans faire du social. On a mondialisé les rêves d'enrichissement, là où il fallait se soucier d'ECONOMIE NATIONALE et de répartition des richesses. On a rêvé d'une jouissance spéculative sans entraves, en foulant au pied des frontières auxquelles la population est infiniment plus attachée qu'on ne le croit. Il y a, dans les contours d'un pays, jusqu'à sa forme, une puissance sentimentale et un lien viscéral qu'on aurait tort de sous-estimer.



    Aujourd'hui, la frontière se rappelle à notre bon souvenir. Tout comme, à l'intérieur d'un pays qu'ils aiment, les oubliés de cette "croissance des bilatérales". Parce qu'ils auraient bien aimé toucher, eux aussi, quelques modestes dividendes de cet eldorado passager. Les fruits du mirage, en quelque sorte.



    Et si on réinventait, à l'intérieur de nos frontières, tout en maintenant d'excellentes relations avec nos voisins, l'idée de fraternité nationale ? Elle passe par un Etat fort, des assurances sociales publiques et efficaces. Elle n'appartient ni à la seule gauche, ni à la droite. Elle devrait être notre trésor commun. Lorsque nous aurons donné une leçon à l'arrogance et au Veau d'Or de l'Argent facile.

     

    On pourrait y penser à partir du lundi 10 février, au réveil.

     

    Pascal Décaillet