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Sur le vif - Page 80

  • Anne Hiltpold, excellente magistrate

     
    Sur le vif - Vendredi 24.05.24 - 13.41h
     
     
    Anne Hiltpold est une excellente Conseillère d'Etat. Elle est courageuse, pragmatique, elle doit gérer le legs catastrophique de la magistrate l'ayant précédée.
     
    Que la branche hyper-gauchisante de sa base ne soit pas contente (elle ne l'est jamais, de rien), ne change rien à l'affaire. Anne Hiltpold a mille fois raison de placer des limites, comme elle l'a fait avec la direction de l’École de Lully sur la Fête des Mères. L'immense majorité du peuple genevois la soutient dans sa démarche de recadrage. Elle fait son boulot. Elle représente le peuple. Elle affronte. Je lui dis bravo.
     
    Anne Hiltpold est une radicale. Elle incarne à fond cette grande tradition politique, fondatrice de la Suisse moderne, profondément attachée au savoir, à la transmission des connaissances, à l'école dans ce qu'elle a de plus beau, comme pont entre les générations.
     
    La patronne du DIP, c'est elle, et pas les syndicats. Elle, et pas les éternels pétitionnaires. Elle, et pas le journaliste TG qui relaye avec complaisance la moindre amorce de "fronde" contre la magistrate. C'est elle, Anne Hiltpold, qui a été élue, et fort bien, sur la base d'un programme, d'une vision pour l'avenir de l'école à Genève. Elle, pas les syndicats.
     
    C'est son programme, pas celui des syndicats. Sa vision, pas celle des syndicats. Il s'inscrit dans une politique d'ensemble, pas celle des syndicats. Elle a la légitimité du peuple, pas les syndicats.
     
    Il fallait que ces choses-là fussent dites. C'est fait.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Financement 13ème rente : tondre les classes moyennes !

     
    Sur le vif - Jeudi 23.05.24 - 09.50h
     
     
    Mme Baume-Schneider, c'est grâce à des centaines de milliers de voix de droite, dont la mienne, que la 13ème rente est passée, le 3 mars. Originellement de gauche, le projet, puissant et bien amené, a eu la vertu rare, extraordinaire, de rassembler autour de lui une majorité du peuple et des cantons. Dès le jour même, je reconnaissais en ce 3 mars 2024 l'une des plus belles journées, depuis 1947, de notre Histoire sociale, en Suisse. Elle restera dans les livres.
     
    Mais cette droite qui a permis de gagner, je pense notamment à tant de vieux radicaux, petits entrepreneurs, attachés à l'Etat mais pas aux armées de fonctionnaires, attachés à la cohésion sociale, détestant le libéralisme ultra des golden boys, cette droite vous commencez déjà à l'oublier, à la mépriser, dans vos modèles de financement de la 13ème rente.
     
    Hier, que nous a proposé le Conseil fédéral ? Un bon vieux modèle du style socialiste pur, et même pire : d'un socialisme coupé du monde du travail, ne sachant plus le défendre dans sa complexité, un socialisme ne songeant qu'à puiser dans le portemonnaie des classes moyennes.
     
    A l'heure où nous multiplions les émissions (pensez à toutes les interventions, brillantes, imaginatives, d'un Me Xavier Oberson sur le plateau de GAC), sur les possibilités d'impôts nouveaux, autres que taxer toujours le travail, voilà qu'un Conseil fédéral, en mai 2024, grâce au ralliement de l'un ou l'autre de ses membres de droite, nous sort un bon vieux financement social de la première partie du vingtième siècle. Soit une augmentation des cotisations salariales (merci pour les indépendants, qui payent plein pot !), soit une nouvelle hausse de la TVA ! On vient de l'augmenter, en janvier, le saviez-vous ?
     
    Mme Baume-Schneider, la paresse intellectuelle de ce modèle de financement n'est digne ni de la grandeur du projet 13ème rente, ni de sa puissance de rassemblement, ni du ralliement de toute une partie de la droite, sans laquelle rien n'aurait pu se faire . En nous balançant un modèle de pure extorsion de fonds aux classes moyennes et aux petits entrepreneurs, vous ruinez les espoirs de consensus autour d'un financement solide et durable. Vous faites du socialisme militant, là où on attendait la vision d'une femme d'Etat.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Ce qui m'intéresse ? Le sort de mes compatriotes !

     
    Sur le vif - Lundi 21.05.24 - 09.34h
     
     
    Ne venez pas vers moi avec des sujets de société, vous n'aurez aucune chance. La quasi-totalité de la presse en Suisse en est totalement obsédée, elle sera enchantée d'en discuter avec vous.
     
    Mais pas chez moi. Habité depuis un demi-siècle par l'Histoire de mon pays, ayant consacré toute ma carrière, de Berne à Genève en passant par Lausanne, à débattre de politique, d'économie, de cohésion sociale et de culture en Suisse, j'ai d'autres priorités que me jeter tête baissée dans le premier sujet à la mode. Y compris - c'est important - pour le dénoncer, malgré tout le mépris qu'il m'inspire. Ce dernier point me distingue de pas mal de proches, auxquels me relie une complicité intellectuelle et spirituelle, voire une amitié personnelle, mais ayant à mes yeux le tort originel d'entrer en matière sur ces sujets. Fût-ce pour les pulvériser.
     
    Pour moi, c'est simple, Soit un sujet est important, et j'en parle. Soit il ne l'est pas, et j'ai autre chose à faire que de l'évoquer.
     
    Dans le débat politique, je privilégie depuis tant d'année ce qui touche la vie quotidienne des Suisses, mes compatriotes. Et notamment le sort économique, social, fiscal, des classes moyennes. Alors, vous trouverez toujours chez moi des débats sur le remboursement des frais dentaires, le prix des médicaments, les primes d'assurance-maladie, l'avenir du système de santé, la dignité de nos retraites, la fiscalité des classes moyennes, le sort de notre agriculture, la survie de notre industrie.
     
    Le reste, vous le trouvez partout ailleurs. Donc, dans 99% de l'offre médiatique. Mais pas chez moi. J'ai d'autres priorités, vous les partagez ou non, chacun est libre. Mais nul ne m'en fera dévier d'un seul millimètre.
     
     
    Pascal Décaillet