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Sur le vif - Page 5

  • Le chaos, c'est vous !

     
     
    Sur le vif - Samedi 09.05.26 - 10.44h
     
     
    Il est toujours assez détestable, et peu respectueux de notre démocratie directe, que les opposants à une initiative transforment son nom, pour tenter de la ridiculiser. A vrai dire, c'est une preuve de faiblesse de leur part : chétifs dans leurs arguments, ils essayent de compenser leur faiblesse, sur le fond, par un expédient marketing destiné, croient-ils, à amuser la galerie.
     
    Ainsi, "l'initiative du chaos", pour qualifier le texte de l'UDC sur la Suisse à dix millions.
     
    Sauf que le chaos, ça n'est pas l'initiative de l'UDC. Ni la volonté le réguler drastiquement les flux migratoires, décision prise souverainement par le peuple et les cantons, le 9 février 2014. Jamais mise en oeuvre, ce qui est l'un des grands scandales fédéraux de ces dernières décennies.
     
    Non. Le chaos, c'est l'ultra-libéralisme, qui depuis la chute du Mur entend substituer à la souveraineté des nations un ordre mondial invisible, cosmopolite, où ne règnent plus que le profit financier de quelques-uns, l'intérêt des actionnaires, la liberté prédatrice du marché, l'Argent Roi, le Veau d'or. Cela, oui, c'est le chaos.
     
    Le chaos, c'est le mépris de la frontière, le mépris des peuples et des nations, de leur souveraineté, au profit d'une submersion migratoire généralisée. Cela, oui, c'est le chaos.
     
    Le chaos, c'est la tyrannie du grand patronat, avide de main d'oeuvre importée, peu regardante sur les salaires. Où sons nos lois, sur la protection du travail ? Où sont nos conventions collectives ? Où est passé l'Etat, cet indispensable arbitre des relations sociales ? Cela, oui, c'est le chaos.
     
    Le chaos, c'est la chansonnette du patronat, qui crève de trouille face à cette votation, et qui tente pitoyablement de la transmettre, sa trouille, au peuple suisse. A un peuple qui souffre de la libre-circulation, notamment les plus précaires, pour qui l'appel à l'altérité est un cauchemar. Parce que les bénéfices de la libre-circulation n'ont absolument pas été répartis. On a privatisé des bénéfices. Et socialisé les pertes. Comme d'habitude. Cela, oui, c'est le chaos.
     
    Alors, Mesdames et Messieurs les opposants, si vous tenez absolument à travestir le titre de l'initiative pour mettre les rieurs de votre côté, choisissez un autre mot. Parce que le chaos, c'est vous.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     
     

  • On ne manipule pas le peuple suisse

     
     
    Sur le vif - Jeudi 07.05.26 - 09.46h
     
     
     
    Suisse à 10 millions : le grand patronat crève de trouille. Il essaye diaboliquement de la transmettre au peuple suisse. Cette manœuvre est plus grosse qu’un câble de téléphérique.
     
    Le grand patronat ne gouverne pas la Suisse. Le souverain, c’est le peuple. Il doit décider de son destin en fonction de son intérêt supérieur, non en fonction des intérêts privés que le grand patronat souffle au peuple, comme un ventriloque, pour orienter sa décision sur une question aussi majeure que la démographie de notre pays.
     
    Pour cette gigantesque opération de manipulation du souverain, le grand patronat jette dans la bataille des dizaines de millions. Du jamais vu.
     
    Mais le peuple suisse ne se laissera pas faire. Il connaît le relief de notre pays, son hydrographie, l’étroitesse du Plateau, coincé entre Jura et Alpes. Il souffre, surtout les plus précaires, de l’étouffement de nos infrastructures ferroviaires, routières. Il ne trouve pas à loger ses enfants, dans les grandes villes.
     
    Le peuple suisse n’a pas profité des bilatérales. Les bénéfices n’ont pas été répartis. Les actionnaires se sont enrichis, mais les classes moyennes sont assommées par les primes maladie, et par une fiscalité confiscatoire. La Suisse doit réguler sa démographie !
     
    Dans ces conditions, il est incompréhensible que la gauche, pour des raisons idéologiques, s’associe à cette campagne éhontée des puissances financières de notre pays. Quelle candeur ! Quelle naïveté ! La gauche se fait manipuler par la droite ultra-libérale, et ne le voit même pas.
     
    Le peuple suisse, dans les rendez-vous de destin, est calme, incroyablement lucide. Les manipulateurs, il les reconnaît. Ses intérêts supérieurs, il les défend, avec un redoutable instinct patriote.
     
    Il faut faire confiance au peuple suisse. Quelle que soit sa décision, le 14 juin, il faudra la respecter.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Nous n'émettons pas une opinion. Nous DECIDONS !

     
     
    Sur le vif - Mercredi 06.05.26 - 14.26h
     
     
     
    Position du Conseil d'Etat sur l'initiative Suisse à 10 millions : un sommet de pesanteur et de convenance ! Un tir de plus, une saillie lunaire, dans les orgues de Staline balancées par tout ce que la Suisse compte de grands patrons, notables libéraux, extatiques de la libre-circulation, gentils démocrates-chrétiens naïvement européistes, Dupond-Dupont de la quiétude dominante.
     
    Quelle Suisse ? Mais c'est simple : la Suisse au pouvoir, aujourd'hui ! Le NON du gouvernement genevois au texte de l'UDC, c'est la chiquenaude méprisante des puissants, des possédants, aux manants. Avec eux, la clique des échangistes, les employeurs peu regardants sur leur propre sous-enchère, les profiteurs de 25 ans de libre-circulation.
     
    A qui, le camouflet ? Mais aux manants, une fois de plus ! Aux citoyennes et citoyens qui ont le culot d'exercer leur droit d'initiative, faire vivre notre démocratie directe, vouloir réguler nos flux migratoires, empêcher la Suisse d'étouffer sous le nombre. Prendre au sérieux la question démographique.
     
    Le gouvernement genevois a bien sûr le droit de donner son avis. Mais pas plus que les associations de tennis de table, les pêcheurs à la ligne, les rebouteux, les cueilleurs de bolets, les nageurs en rivières. En clair, pas plus que n'importe quel citoyen de notre pays. Vous, moi, tous les autres. Chacun de nous, par son vote, constitue une part indivisible du suffrage universel. En disant OUI ou NON, nous ne donnons pas notre avis, nous ne sommes pas dans un sondage.
     
    Non. Nous constituons, tous ensemble, le souverain de ce pays. Nous n'émettons pas une opinion. NOUS DÉCIDONS.
     
     
    Pascal Décaillet