Sur le vif - Samedi 30.08.25 - 10.54h
Je l’ai dit dès la première minute, le soutien de la FER au seul M. Magnin est incompréhensible.
Je ne conteste pas le soutien de la FER à M. Magnin. Je conteste le soutien de la FER AU SEUL M. MAGNIN.
Alors que M. Dugerdil est entrepreneur. Et que M. Gerzner est doté de compétences économiques de haut niveau, avec vision sociale d’Etat.
La CCIG (dont je suis membre comme entrepreneur, comme aussi de la FER, d’ailleurs) a été nettement mieux inspirée, en soutenant ces trois candidats de droite, tous sincèrement attachés à la vitalité économique de notre canton.
Un entrepreneur protectionniste, dans un domaine aussi rude que l’agriculture, attaqué de plein fouet par la férocité de la concurrence mondiale, serait moins crédible, aux yeux de la FER, qu’un fonctionnaire libéral ? Il y a là, très clairement, quelque chose qui ne va pas.
La FER est-elle au service de l'économie genevoise, ou du dogme du libre-échange, dont on a pu mesurer les ravages, ces dernières décennies ?
Quel jeu nous joue la FER ? Toutes ses instances dirigeantes, au plus haut niveau, soutiennent-elles ce choix ?
Nous avons affaire, à droite (puisque c’est d’elle qu’on parle ici), à trois hommes de valeur. Chacun, à sa manière, défend l’économie du canton. Le choix de la FER est tout simplement incompréhensible.
Enfin, si cette organisation patronale est aussi attachée aux valeurs du Centre, pourquoi diable a-t-elle récemment poussé dehors un directeur général absolument remarquable, issu de cette philosophie politique, pétri de compétences et défendant avec brio, dans le sillage de Léon XIII et de Marc Sangnier, une économie au service de l’humain ? Il avait juste le défaut d'aller à la messe, le dimanche ?
Pascal Décaillet