Sur le vif
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G7 : enfin, le Conseil d'Etat donne un cap !
Sur le vif - Mercredi 27.05.26 - 14.45hConférence de presse du Conseil d'Etat sur le G7 : cette fois, l'exercice est réussi. Mme Kast : très à l'aise, très compétente, très ferme et très claire sur ce qui sera accepté ou refusé. Il faut lui faire confiance, à elle comme à l'ensemble du collège.Il est d'ailleurs très bon que Mme Fontanet soit présente, pour montrer une unité interne au gouvernement, au-delà du clivage droite-gauche.J'ai suivi, au millimètre, toute l'affaire du G8, en 2003. Producteur responsable de l'émission Forum, sur la RSR, à l'époque, en liaison intime avec l'équipe de correspondants genevois, j'ai présenté plusieurs émissions spéciales, au coeur des événements. Eh bien je peux vous dire une chose : le Conseil d'Etat, à J-18, n'avait à l'époque ni cette clarté, ni cette cohérence. Et la police n'avait pas, à sa tête, une personnalité aussi incontestée que Mme Bonfanti.A partir de maintenant, j'appelle mes concitoyens de Genève à donner toute ses chances à ce Conseil d'Etat, en le soutenant au maximum dans l'affaire du G7.En un mot comme en mille, le gouvernement a, cette fois, réussi sa communication. Des choses essentielles se clarifient. Mme Kast a de la synthèse et du caractère. Faisons confiance à cette équipe gouvernementale, sincèrement désireuse de servir Genève.Pascal Décaillet -
GAC - Mardi 02.06.26 - Spécial Léon XIII, Léon XIV
Sur le vif - Mardi 26.05.26 - 14.58hJe suis en train de lire Magnifica Humanitas, et mon invité de mardi prochain (02.06.26), Laurent Koelliker, Sautier de la République, aussi !Nous vous proposerons, en direct 19h à GAC, un dialogue en profondeur sur le sens de cette Encyclique, consacrée à l'Intelligence Artificielle. Et, bien sûr, sur sa filiation directe par rapport à Rerum Novarum, le lumineux texte de Léon XIII, en 1891.Nous placerons notre entretien dans l'Histoire des Papes, leur relation à la modernité, aux défis créés par la société industrielle, le monde du travail, le sens que doit avoir l'économie, au service du développement humain. Et non au service du Capital, et du profit spéculé.En plus d'être le Sautier du Grand Conseil, Laurent Koelliker, guetteur non-mélancolique des bourgeons de la Treille, est un remarquable connaisseur de Léon XIII (1878-1903), et de l'Histoire des Papes, en général.Pascal Décaillet -
Un "Léon" sort une Encyclique : bonheur !
Sur le vif - Lundi 25.05.26 - 17.33h
Aussitôt avais-je appris, avec un immense bonheur, le prénom du nouveau Pape, que j’écrivais, mais vraiment à la minute, ici même, mon enthousiasme et mon espoir. La référence, très claire, à Léon XIII (1878-1903), le « Pape des ouvriers », dont j’ai tant étudié l’œuvre sociale, me parlait au plus profond.
Il y a exactement 135 ans, en 1891, en pleine Révolution industrielle, alors que des enfants travaillent dans les mines, et qu’à part dans l’Allemagne bismarckienne, quasiment nulle protection n’existe pour les travailleurs les plus précaires, Léon XIII publie Rerum Novarum.
Un texte de lumière, sur les exigences sociales et spirituelles de la société industrielle. Une réponse chrétienne, non-marxiste (même si les points de jonction avec la pensée du génial philosophe rhénan sont innombrables), à la sauvagerie du capitalisme de profit, de spéculation, de cynique usure, sur l’individu, sa famille, son épanouissement.
La lecture de ce texte, comme d’ailleurs celle de Marx, devrait être pratiquée dans toutes nos écoles. Léon XIII valorise le travail, à condition qu’il s’opère au service de l’humain, et non au service des spéculateurs financiers. Vu d’aujourd’hui, c’est d’une modernité fracassante.
Rerum Novarum donnera naissance à un profond mouvement de réflexion, dans toute l’Europe, et aussi bien au-delà, au catholicisme social, et finalement à la démocratie chrétienne. Je pense au Sillon, de Marc Sangnier, ou même à la Revue Esprit, d’Emmanuel Mounier.
Eh bien aujourd’hui, son lointain mais signifiant successeur, l’Américain Léon XIV, épris de pensée augustinienne, grand connaisseur des populations les plus fragiles d’Amérique latine, nous sort une Encyclique ! Elle s’appelle « Magnifica Humanitas », et s’occupe de l’intelligence artificielle. Comme Léon XIII en 1891, son homonyme plonge dans le concret, dans les entrailles du réel, dans le lien social entre les humains de la planète.
Sans remettre en cause le progrès technique fulgurant qu’elle incarne, le Pape Léon veut l’encadrer, au service du développement humain. C’est du Rerum Novarum, à l’état pur ! Voilà un Pape qui tient les promesses de son prénom.
Je me suis tu pendant toutes les années du Pape François, que je n’ai franchement pas compris, alors que la précision ciselée de son prédécesseur, le Pape Benoît, m’éblouissait. Avec Léon, depuis un an, je revis.
Cette Encyclique, je ne l’ai pas encore lue. Inutile de dire que je vais me précipiter, et la décortiquer au millimètre. Je vous en proposerai, ici même, une analyse critique.
Dans toute école de pensée liée aux conditions économiques et sociales du monde du travail, aux nouveaux outils, cherchons ce qui peut se mettre au service du développement et de l’épanouissement de l’être humain, sur la terre.
Quelle cause, dans l’action et la réflexion publiques, serait-elle, au fond, plus enthousiasmante, plus vitale, que celle-là ? Si, du moins, nous voulons croire à la primauté des forces de l’esprit.
Pascal Décaillet