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Sur le vif - Page 2

  • Le Mecklenburg, les coquelets, le Paraguay

     
     
    Sur le vif - Dimanche 20.09.26 - 10.27h
     
     
    Aujourd’hui, dimanche 20 septembre 2026, la cohorte caquetante des coqs de combat des plateaux parisiens va découvrir l’existence, au Nord-Est de l’Allemagne, entre Brandebourg, Pologne, Baltique et Basse-Saxe, du Mecklenburg-Vorpommern.
     
    Les coquelets parisiens n’ont jamais entendu parler du Mecklenburg. Ni de la Poméranie. Ni de l’Histoire prussienne. Ni de Frédéric II. Ni de la Guerre de Sept ans. Des Allemagnes, ils ne connaissent rien. Ni l’Histoire. Ni la diversité. Ni la langue, encore moins les dialectes. Ni la littérature. Ni la musique.
     
    Vous me direz que leur inculture viscérale ne s’arrête pas au monde germanique. Assurément. Mais dans ce domaine-là, je possède absolument tous les outils pour démantibuler leur verbiage, et mesurer la profondeur de leur ignorance. Alors que, s’ils friment sur le Paraguay, je peux leur accorder le bénéfice du doute.
     
    Dès ce soir, ou demain matin, en fonction des résultats, je vous entretiendrai de la politique au Mecklenburg-Vorpommern. L’AfD y progresse. Mais le SPD, la vieille et admirable sociale-démocratie de Willy Brandt, y tient une place qu’elle occupait déjà depuis très longtemps, dans la Prusse historique. Weimarienne. Et même wilhelmine. Nous verrons.
     
    En attendant, je vous invite à lire, lire, et lire encore. Visionner des archives. Écouter des témoignages. Laisser monter en vous la polyphonie des expériences vécues. Refuser tout absolu, toute mathématique, tout ukase donné au nom de la science. L’Etat-Covid, on en a soupé.
     
    La démarche de connaissance historique et politique ne relève en rien de la seule mécanique des idées, des seuls syllogismes des insupportables démonstrateurs. Mais d’une infinie, patiente, prise en compte de tous les aspects du réel. Il y faut des qualités d’observation, plus que de raisonnement.
     
    Elle relève plus de la botanique, qui justement me passionne aussi, que de la logique cartésienne.
     
     
    Pascal Décaillet

  • En prendre à perpète ? Non, merci !

     
     
    Sur le vif - Samedi 19.09.26 - 11.00h
     
     
    Tout m’incline à voter POUR l’initiative sur la neutralité. Tout, ma conception intraitable de la souveraineté de la Suisse, son indépendance, son refus absolument nécessaire de toute alliance.
     
    Et, par dessus-tout, l’insupportable politique de M. Cassis. Son alignement, les doigts sur la couture du pantalon, sur l’Union européenne, pour « sanctionner » la Russie.
     
    Il aurait pu condamner l’attaque russe, mais AU NOM DE LA SUISSE SEULE, et non et copiant-collant les mots d’un club des 27 dont NOUS NE SOMMES PAS MEMBRES.
     
    Et puis, M. Cassis, c’est un soutien inconditionnel à Israël, et deux ans de silence coupable pendant les massacres de Gaza. Cela, je ne le pardonne pas. Le peuple palestinien existe, M. Cassis ! À Gaza, il fut martyrisé, sans doute près de 80.000 morts. En Cisjordanie, aujourd’hui, il est humilié, poussé à l’exil, par des colons fanatiques, que les autorités israéliennes laissent faire. Et vous, vous vous taisez ! C’est une honte !
     
    Bref, tout me pousserait, normalement, à voter OUI.
     
    Seulement voilà. Il y a ce mot, neutralité « perpétuelle ».
     
    Là, je ne marche pas. En politique, rien n’est perpétuel, rien n’est gravé dans le marbre. L’appréciation des circonstances, comme nous y invitent Thucydide, Richelieu, Clausewitz ou Bismarck, doit l’emporter sur le corset de principes idéologiques.
     
    Bref, chez moi, le mot « perpétuel » constitue une hérésie politique.
     
    Je pense que ce mot constitue, à lui seul, le péché originel de l’initiative. Les Suisses détestent qu’on leur lie les mains, par des dogmes quasiment théologiques.
     
    Je réfléchis encore. Je vote demain.
     
    Je suis un citoyen responsable. Je laisse agir mon cerveau, j’écoute les accents patriotes de mon cœur, je laisse s’affronter en moi les lumières de la Raison et la petite musique de l’instinct.
     
    Et puis, le moment venu, je tranche.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Après les taxis de la Marne, les mulets du Léman !

     
     
    Sur le vif - Vendredi 18.09.26 - 10.39h
     
     
     
    OFFICIEL - Désireux de mettre au point rapidement une solution aux constantes coupures sur les lignes, à la fois ferroviaire et autoroutière, Genève-Lausanne, les CFF et l'Office fédéral des routes ont décidé de mettre en action un nouveau mode de transport.
     
    Il s'agit d'inviter les usagers du train ou de la voiture à faire le trajet à pied. Le long de la route du Lac. Selon les calculs de Berne, un adulte en bonne forme physique, avec de bonnes chaussures, une gourde et des raisins secs dans son sac à dos, un K-WAY en réserve, de bonnes lunettes de soleil, un minimum de crème solaire, voire un chapeau, peut parfaitement faire le trajet en une quinzaine d'heures. Nul besoin de carte : il suffit d'aller tout droit. Tout au plus, une mini-pharmacie, pour les cloques.
     
    L'avantage est immense. En un temps à peu près équivalent à celui de certaines doubles coupures, de plus en plus simultanées, autoroute + train, on se refait une santé d'enfer ! Le projet enchante littéralement l'Office fédéral de la Santé, les Caisses maladie, la FMH, et les Églises, enchantées de réinventer ainsi une version lémanique et utilitaire du pèlerinage.
     
    Et les valises, me direz-vous ! C'est là qu'intervient la solution-miracle ! L'Office vétérinaire fédéral décide de relancer, avec l'aimable complicité des ânes et des juments de Suisse, la production de mulets. Chacun de ces animaux providentiels peut porter, sur son dos, les bagages de cinq à six voyageurs, ainsi que le fourrage lui étant destiné. Et surtout, quelle merveilleuse compagnie pour les enfants ! Des stations-foin, avec aires de repos et trampoline pour les enfants, seront installées, tout au long du parcours. On s'affranchit enfin du pétrole, des monarchies du Golfe, et de la pollution.
     
    Le projet, pour éviter un débat interminable des Chambres, fera l'objet d'un AFU (arrêté fédéral urgent), et pourrait entrer en vigueur dès la prochaine panne généralisée. Donc, idéalement, dès ce soir 18h.
     
     
    Pascal Décaillet