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Sur le vif - Page 2

  • La France ne paie JAMAIS !

     
     
    Sur le vif - Jeudi 03.09.26 - 10.43h
     
     
    La France refuse de payer pour le G7, mais nous, nous devrions payer pour des parkings en France voisine ! La France ne paie JAMAIS. Les braves Suisses paient TOUJOURS.
     
    Toute l’idéologie transfrontalières, ce fatras de mythes enfantés par le rejet des souverainetés, des nations, des frontières, se nourrit et se fortifie AU DÉTRIMENT des contribuables genevois, ces éternelles vaches à lait.
     
    Cette mythologie est née de la chute du Mur de Berlin, et de l’immonde ultra-libéralisme qui a suivi. On a vomi le communisme, on a vomi les structures, on a vomi l’Etat, on a vomi l’idée même que puissent exister des limites, des bornes, entre les nations. Place au grand marché mondialisé, à la main invisible sanctifiée, aux usuriers planétaires, aux boursicoteurs cosmopolites.
     
    De cet empire du marécage et de l’approximatif, est née l’idée que « l’espace de vie » économique, des deux côtés d’une même frontière (Genève, Bâle, Tessin), primait sur les bornes nationales, forgées par l’Histoire, les traités, souvent le sang des combattants. On a évacué le tragique, pour édifier une béatitude transfrontalière partagée.
     
    C’est cela, oui exactement cela, qui nous amène à l’aberration de faire payer par les contribuables genevois, déjà les plus plumés de Suisse, des parkings en……. France voisine !
     
    Pour ma part, je défends mordicus l’échelon des nations souveraines. Chacun, chez soi, assume ses responsabilités. Genève paie les parkings genevois. Et la France paie les parkings français.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Les communistes suisses méritent notre respect

     
     
    Sur le vif - Mardi 01.09.26 - 16.38h
     
     
     
    Coprésidé, au niveau national, par un homme de valeur, Alexander Eniline, docteur en philosophie médiévale, d'une rare culture sur l'Histoire politique, épris de justice et de paix, le Parti Suisse du Travail soutient l'initiative sur la neutralité, sur laquelle peuple et cantons votent le 27 septembre.
     
    Le Parti du Travail se situe bien sûr, sur tant d'autres sujets, à des années-lumière de l'UDC, mais là, sur ce coup, il dit OUI. Par attachement à la souveraineté suisse. Par rejet de l'atlantisme, de l'arrogance américaine. Par attachement viscéral à la paix.
     
    Dans GAC demain soir (mercredi), j'ai décidé d'organiser le débat gauche-gauche ! Alexander Eniline, face à l'excellent député socialiste Léonard Ferati. Deux hommes jeunes, intelligents, pétris d'Histoire, capables d'analyses avec recul, puissance d'horizon. En capacité aussi, l'un comme l'autre, de dégager les enjeux politiques avec lucidité, connaissance des rapports de forces, des enjeux de classe. La lecture de Karl Marx et passée par là, comme elle est passée chez votre serviteur, avec son immense apport dans la radiographie critique des rapports sociaux.
     
    De même, la semaine prochaine, j'organiserai le débat droite-droite. D'un côté, l'UDC ; de l'autre, le PLR. Nous sommes dans une votation qui fragmente les mots d'ordres des partis. Dans un axe "souveraineté versus intégration aux alliances".
     
    L'occasion, pour moi, de dire ici le respect que j'ai toujours éprouvé, toute ma vie, pour les militants communistes. En Suisse, en Italie, en France, notamment. Je dis bien "les militants", pas les apparatchiks. Tous ceux que j'ai fréquentés sont attachés au pays, au corps social, à la qualité de vie pour tous, et surtout à la paix.
     
    J'ai connu et fréquenté de près, dans ma jeunesse, des communistes admirables, dans un pays d'Europe où il avaient le pouvoir. Je ne me prononce pas sur le régime, son obédience de l'époque à Moscou, sa répression des oppositions politiques. Je dis juste : les militants. Des hommes et des femmes de qualité, patriotes, attachés au bien commun, à l'entente entre les peuples, à la culture, à la paix.
     
    Quand j'entends un illustre confrère suisse, sévissant maintenant sous les projecteurs de la Macronie européiste et libérale, se croire obligé, chaque fois qu'il évoque les communistes, de les salir, les accuser de tous les maux de la terre, avec son petit air goguenard de salon, j'en ai assez.
     
    Les militants simples et sincères, attachés au bien commun, à la paix, méritent notre respect.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Nous sommes tous des Islandais

     
     
    Sur le vif - Dimanche 30.08.26 - 16.05h
     
     
    C'est un petit pays, fier et brave, perdu dans l'Atlantique Nord. Une terre de glaciers, de volcans, d'eaux vives, de pêcheurs. L'Histoire de l'Islande, son rapport au continent européen, sont évidemment à des milliers de lieues marines de celles de la Suisse. L'une est maritime, l'autre est au coeur du continent, elle est son château d'eau, elle en partage l'Histoire, les grandes crises, la Réforme, les Lumières, le Printemps des peuples de 1848.
     
    Pourtant, les points communs sont saisissants. La puissance des mythes et des légendes, dans les temps anciens, puis, dans les deux cas, une démocratie modèle, performante, respectueuse du peuple, depuis près de deux siècles.
     
    L'Islande est perdue dans l'Océan, lorgnée par l'arrogante Amérique de Trump, oubliée par les continentaux européens. La Suisse fait partie du coeur palpitant de l'Europe, elle est du même corps, du même sang. Mais dans les deux cas, un incroyable sentiment de fierté. Non d'être meilleurs, quelle prétention ! Mais, chacun de ces deux pays, simplement, d'être ce qu'il est. Avec une Histoire, un legs politique particulièrement positif, des institutions démocratiques qui pourraient faire rêver les arrogantes puissances du continent, tiens la France, par exemple.
     
    Alors, l'Islande, sans la moindre morgue, sans la moindre haine, a simplement, calmement, dit NON. Elle ne veut pas, pour l'heure, de négociations d'adhésion. Elle ne rejette personne, n'affirme aucune supériorité, elle dit juste NON.
     
    La Suisse n'est pas l'Islande, ses liens avec le continent dont d'une autre puissance. Mais elle a son Histoire, son parcours, ses institutions, sa démocratie directe exceptionnelle. Elle entend les conserver. Elle veut demeurer souveraine. Elle n'accepte pas de puissance tutélaire, ni de juges étrangers.
     
    La Suisse n'est pas l'Islande. Mais, en ce dimanche 30 août 2026, un nombre impressionnants de Suisses, peut-être une majorité, peuvent, par la puissance invisible d'un lien, celui des hommes et des femmes libres, se sentir profondément Islandais.
     
     
    Pascal Décaillet