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Sur le vif - Page 2

  • Indemnités chômage : les politiques aux fraises !

     
     
    Sur le vif - Lundi 09.02.26 - 15.46h
     
     
     
    J'ai déjà dénoncé avec vivacité, ici même avant-hier, le scandale des indemnités non-versées à près de quinze mille chômeurs en Suisse. Et j'y reviens ce soir avec cinq invités, en direct 19h dans GAC.
     
    Mais j'aimerais dire l'essentiel : le vrai scandale ne réside pas dans le pataquès informatique. Oh, il y a eu, certes, un méga-couac administratif. Mais le fond de l'affaire est politique. C'est là que réside le fond de ma colère de citoyen.
     
    Le vrai scandale, à partir du moment où l'informatique foirait complètement, c'est l'absence crasse, hallucinante, de rapidité POLITIQUE dans le traitement de la situation. L'absence de Plan ORSEC, de prise en compte de l'urgence, par les POLITIQUES de notre pays.
     
    Il y a, bien sûr, une responsabilité du Seco. Elle devra être établie, et on espère que le Parlement fédéral assumera sa mission de contrôle de d'administration.
     
    Mais il y a, bien plus grave, un défaut total de plan d'urgence POLITIQUE, de la part du Département fédéral de tutelle (Économie).
     
    Et il y a, encore plus grave, une lamentable inexistence du Collège exécutif dans son ensemble, le Conseil fédéral, gouvernement de la Suisse, GARANT DE NOTRE COHÉSION NATIONALE. Tous aux fraises ! Là est le scandale.
     
    Face à une telle situation, il fallait l'audace et le courage POLITIQUES d'agir dans l'urgence. En pensant, en absolue priorité, aux chômeurs concernés. Il fallait, immédiatement, trouver une solution pour leur verser leurs indemnités. Débloquer les fonds. Payer les gens, dont certains attendent l'indemnité dès le milieu du mois en cours, tant ils tirent la langue financièrement.
     
    Il fallait penser au peuple, à nos compatriotes dans la difficulté, immédiatement agir, après on se serait arrangé. Opération du reste quasiment blanche, car on n'allait leur payer deux fois leur dû pour la même période.
     
    Ce qui me révolte : pour sauver une compagnie aérienne, pour sauver une grande banque, ces trente dernières années, on a su agir dans l'urgence. Pour les nantis, les géants financiers, on sort l'aide. Pour les petits, les faibles, les fragiles, on laisse le Seco prendre le temps de réparer la panne.
     
    Deux poids, deux mesures. La grandeur de notre communauté nationale est de nous occuper des plus faibles. Et non d'agir en valets de la finance mondialisée.
     
    Citoyen, patriote, j'ai de la Suisse une autre attente que ce mépris des fragiles, et cette obédience devant les puissants.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Indemnités chômage : le SCANDALE !

     
     
    Sur le vif - Samedi 07.02.26 - 15.06h
     
     
     
     
    Peu importe que nous soyons de droite ou de gauche. Nous, les Suisses, devons avoir comme absolue priorité notre cohésion nationale. On ne laisse personne sur le bord du chemin !
     
    Qu’il y ait eu une panne dans le système de versement des indemnités chômage, soit. Cela peut arriver. Mais la gestion, en aval ! L’impardonnable pataquès !
     
    Si le système informatique est en panne, on le répare. Mais surtout, au plus haut niveau du Seco (Secrétariat d’Etat à l’économie), et aussi au plus haut niveau du Département de tutelle (Économie), on met IMMÉDIATEMENT en action un Plan ORSEC pour verser, ce mois-ci, d’une autre manière les indemnités aux intéressés !
     
    On ne laisse pas sur le carreau quinze mille personnes pour qui cette indemnité est vitale : certains l’attendent depuis le milieu du mois en cours !
     
    La Suisse a largement les moyens de monter un plan d’urgence, rapide, ciblé, efficace. Quinze mille indemnités, en comparaison des sommes colossales déboursées à l’époque du Covid, ça n’est STRICTEMENT RIEN !
     
    Les responsabilités, au Seco, au Départent de tutelle, et même, en termes de sommeil et d’indifférence, au niveau du Conseil fédéral, garant de notre cohésion nationale suisse, doivent être établies.
     
    Nous allons en débattre sans tarder à GAC. Soyons clairs et succincts : cette léthargie dans l’aide aux plus faibles est un SCANDALE.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Conseil d'Etat : la droite trahie

     
     
    Sur le vif - Mercredi 04.02.26 - 15.44h
     
     
     
    Le OUI du Conseil d'Etat genevois au "Fonds Climat", votation fédérale du 8 mars 2026, est tout simplement hallucinant. Il ne correspond en aucune manière à la volonté populaire du printemps 2023, qui a porté à Genève, avec une rare netteté, une majorité de droite aux affaires.
     
    La droite suisse ne veut pas de ce fonds. Elle y voit un gouffre à milliards, un facteur de déséquilibre budgétaire et d'endettement, sans compter un ultime résidu d'arrogance Verte, du temps où elle était à la mode.
     
    Aujourd'hui, cette époque est révolue. La droite suisse ne conteste pas la nécessité de protéger notre planète, sauvegarder l'environnement, réduire les émissions de CO2. Mais elle ne veut plus de ces projets-mammouths des Verts, avec des sommes colossales qui devraient, on se demande bien en quel honneur, "échapper au mécanisme du frein à l'endettement".
     
    Échapper au mécanisme. Comme si, plus haut que la loi souveraine votée par notre démocratie suisse, devait planer, toute-puissante, une théologie du dogme, qui n'aurait pas à s'inscrire dans l'ordre législatif normal voté par le peuple suisse, ou ses élus.
     
    Que la gauche soutienne ce "Fonds Climat", très bien. C'est le jeu. Nous verrons ce que le peuple votera le 8 mars. Mais qu'un Conseil d'Etat prétendument de droite, en tout cas porté par une large majorité de droite au printemps 2023, s'engouffre, par pur effet de mode, au demeurant passée, dans ce catéchisme Vert, c'est tout simplement inadmissible.
     
    On voit bien qui, au sein du collège, a pu faire pencher la balance, les éternels slalomeurs. Mais le procédé est inacceptable. Il bafoue la volonté populaire du printemps 2023.
     
    En 2028, il faudra s'en souvenir.
     
     
    Pascal Décaillet