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Sur le vif - Page 179

  • Front populaire ? Rien à voir!

     
    Sur le vif - Mercredi 04.05.22 - 18.15h
     
     
    Mélenchon n’est pas Léon Blum. Il n’a pas le dixième des qualités humaines, sociales, ni même d’ailleurs littéraires, du grand esprit autour duquel s’étaient rassemblées les énergies de l’immense aventure du Front populaire, au printemps 36.
     
    Blum avait fédéré des hommes libres. Des communistes. Des socialistes. Des radicaux. Il avait su les faire travailler ensemble. Il avait le contact avec tous, ne s’imposait que par sa compétence, et jusqu’à une certaine douceur, qui est l’intelligence des grands.
     
    Mélenchon ne fédère pas. Il se comporte en suzerain, face à des vassaux. Il ramène tout à lui. C’est un prétorien, un thermidorien, un impulsif du pouvoir, un surexcité de sa propre personne.
     
    La comparaison avec le Front populaire est nulle et non avenue. Désolé si je jette un froid, mais il fallait, une fois, que ce fût dit.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Egocentrique. Et dangereux

     
    Sur le vif - Mardi 03.05.22 - 14.57h
     
     
    L'obsession Mélenchon, mai 2022, est aussi symptomatique que l'obsession Zemmour, automne 2021. Dans les deux cas, focalisation médiatique sur un seul personnage. Avec Zemmour, on oubliait les 11 autres candidats à la présidentielle. On oubliait surtout le patient travail de labour de sa rivale, dans le camp national. Avec Mélenchon, on oublie les 577 circonscriptions des législatives, avec leurs milliers de candidats. Eux, pourtant, sont les vrais héros de l'histoire.
     
    L'obsession Mélenchon contorsionne encore plus le réel que l'obsession Zemmour. Parce que là, dans la bataille des législatives, il ne saurait, constitutionnellement, être question d'une seule personne. Mais de l'ensemble de la représentation nationale, celle déjà de Mirabeau au Jeu de Paume (20 juin 1789), dans toute sa pluralité, sa complexité. Sa légitimité collective, surgie des profondeurs du pays : "Nous sommes ici par la volonté du peuple, et n'en sortirons que par la force des baïonnettes !".
     
    Attaquer les législatives en ne parlant que de soi-même (Elisez-moi Premier ministre) constitue un absolu scandale. La présidentielle, c'est une affaire personnelle. Les législatives sont un combat collectif.
     
    Mélenchon est un type dangereux. Et je pèse mes mots.
     
     
    Pascal Décaillet

  • L'égocentrique et les morts-vivants

     
    Sur le vif - Mardi 03.05.22 - 06.03h
     
     
    Que Mélenchon fasse son micmac avec les morts-vivants du PS et des Verts, c’est une chose. Mais l’incroyable pub des médias français à ce tour de passe-passe !
     
    Le moindre déplacement de M. Faure, le parfait inconnu qui dirige les ultimes lambeaux du PS (1,8%), dans les locaux de la France insoumise, est guetté par des foisons de micros et de caméras.
     
    Les médias français se conduisent comme un auteur en quête de personnage. Comme dans une présidentielle. Alors que le combat législatif est d’essence foncièrement collective. En cela, ils jouent le jeu du monstre d’égocentrisme Mélenchon.
     
    Les législatives, ce sont 577 combats, dans les circonscriptions. Obnubilés par un seul acteur, les surexcités des TV privées parisiennes transforment cette pluralité nationale en roman-photo autour d’un personnage unique. Ils refont la présidentielle. Ils mettent en musique l’égo du Fouquier-Tinville des plateaux.
     
    Pendant ce temps, pas un mot sur Marine Le Pen. Pas un mot sur les treize millions de Français, 42% des votants du 24 avril, qui épousent ses options politiques. Cette distorsion du réel fait le jeu de l’égocentrique. Elle fait surtout celui de Macron, qui pourra placer ses godillots au Palais-Bourbon. Jamais les médias français n’ont a ce point ciré les bottes du pouvoir.
     
     
    Pascal Décaillet