Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Liberté - Page 984

  • Hamon et les lapereaux aux mines blanches

    2048x1536-fit_benoit-hamon-17-decembre-2016-paris.jpg 

    Sur le vif - Lundi 30.01.17 - 07.06h

     

    Benoît Hamon m'inspire beaucoup de respect. Je ne partage pas ses idées, mais il émane de cet homme la profondeur d'une conviction et d'une sincérité. Je répète ici que son débat face à Manuel Valls, il y a quelques jours, a été, grâce à l'un comme à l'autre, l'un des meilleurs de ces cinquante dernières années. Le socialisme français n'est pas mort. Ceux qui veulent l'enterrer, se trompent. Le parti d'Epinay (1971), en tant que structure, se meurt sans doute ces jours. Le parti, mais pas le socialisme.

     

    Avec Hamon, voilà un homme dont le style rappelle la rigueur et l'austérité de l'une des plus grandes figures républicaines françaises, Pierre Mendès France. Oui, j'ai du respect pour Hamon.

     

    Voilà un homme qui dégage d'autres valeurs que celles de l'Argent, du clinquant et de l'arrogance. Il ne cherche pas, lui, à faire moderne, et son archaïsme même pourrait un jour se retourner en sa faveur. La France n'aime ni les libéraux, ni les zombies, ni les modernistes, tout au plus leur donne-t-elle, comme en cyclisme, le rôle du lièvre. Les lapereaux aux mines blanches.

     

    Laissons Hamon faire campagne, avant de déclarer en boucle sa mort clinique. Cet homme de valeur prend date pour tenir un rôle signalé, là où il sera, dans la prochaine législature.

     

    Inutile de vous dire que le zombie Macron, chouchou des sondages et tutoyeur du Nirvana, ce Macron qui croit bon, comme Giscard en 74, de s'exprimer en anglais et se vautre dans l'européisme, ce libéral oui, ne m'inspire pas exactement les mêmes sentiments.

     

    Pascal Décaillet

     

  • Décaillet assume et signe

     

    Sur le vif - Vendredi 27.01.17 - 19.50h

     

    Depuis plus de trente ans, je milite pour la souveraineté de chaque nation, contre le multilatéralisme, pour le protectionnisme économique (j'ai tenu cette ligne, très seul, pendant toutes les belles années d'argent facile de la bulle spéculative et la folie libre-échangiste), pour un État fort, solidaire, avec des assurances sociales qui tiennent la route, comme l'est notre fleuron, l'AVS, depuis 1948. Pour la régulation des flux migratoires.

     

    Depuis plus de trente ans, je milite pour une défense nationale forte, indépendante et crédible : dans ce domaine, nous ne devons compter que sur nous-mêmes : nul ne sait ce que nous réserve l'avenir.

     

    Depuis plus de trente ans, je milite pour une économie de proximité, au service de l'humain et de son épanouissement, et je dénonce sans la moindre ambiguïté la primauté des financiers. Je suis moi-même, depuis onze ans, un petit entrepreneur, je sais de quoi je parle.

     

    Depuis plus de trente ans, je milite pour une agriculture dynamique, inventive, protectrice de l'environnement, soutenue par l'Etat, épargnée de la férocité de la concurrence mondiale. Ce que nous pouvons produire chez nous, nous n'avons aucune raison de l'importer du bout du monde. Je suis favorable à la souveraineté alimentaire.

     

    Depuis plus de trente ans, je milite pour la priorité à l'éducation. Et le retour sur les errances liées à Mai 68.

     

    Tel est, en quelques mots glissés ici en trois ou quatre minutes, sans prétention exhaustive, le socle de mon positionnement politique. Dans ces choix, vous reconnaîtrez des valeurs de droite. Et aussi, sur l'aspect social et l'Etat fort, des valeurs de gauche. Je ne suis assurément ni un libertaire, ni un libéral.

     

    Voyez, je suis clair. J'annonce la couleur. Je suis un homme libre, entrepreneur indépendant, ça me coûte assez cher, mais j'y tiens. Je ne rends de compte à personne. J'assume mes positions.

     

    Je suis un homme seul. C'est ma faiblesse. Et c'est ma force.

     

    Je vous souhaite une excellente soirée.

     

    Pascal Décaillet

     

  • Dany qui fait boom

    images?q=tbn:ANd9GcRjpin2N19chsqyZwjpQIbC4CKsAqRV8Msx-qHo8yOcUxfXLlsx 

    Sur le vif - Vendredi 27.01.17 - 16.35h

     

    Inimaginable que le 19.30h TSR ait cru bon, hier soir, de donner la parole, pour la 1637ème fois, à Daniel Cohn-Bendit. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? En vertu de quelle sagacité qui serait sienne, plus qu'un autre, face aux élections françaises ?

     

    Pourquoi tout cela, je vais vous le dire. Parce qu'il existe, dans les rédactions, tellement conformistes, de Suisse romande, depuis des décennies, à vrai dire depuis 49 ans, un automatisme Cohn-Bendit : "Tu as vu, Dany est de passage à Genève, ça vaut le coup de le faire venir !".

     

    Dany par ci, Dany par là, conformisme de la révolte, posture de la transgression, tentative sans fin de réinventer l'esprit de Mai, qui a tant pesé sur la société, l'éducation, les sciences sociales, la culture, pendant des décennies. Au fond, ces nostalgiques de 68 sont des Docteurs Faust, ils nous imposent leur quête d'éternelle jeunesse. Entre-temps, Marguerite a vieilli, Méphisto a capitulé face au Bien, le "Mehr Licht" de Goethe mourant s'est fondu dans l'éternelle nuit du suivisme.

     

    Dany par ci, Dany par là, Dany partout. Dany face à Darius, Dany dans la Julie, Dany qui fait boom, Dany qui meurt et resurgit, Dany qui passe les murailles et se rit des frontières, Dany qui reprend la Sorbonne, Dany réveilleur de jeunesses perdues, Dany le sale gamin, Dany l'éternel Gavroche.

     

    Le problème, ça n'est pas Dany. Le problème, et en même temps la vraie, la seule raison de la mort des journaux, c'est le conformisme.

     

    Pas celui de Dany. Celui des journalistes.

     

    Pascal Décaillet