Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sur le vif - Page 610

  • Jojo

     

    Sur le vif - Jeudi 07.02.19 - 16.01h

     

    M. Macron a le droit de penser ce qu'il veut.

     

    Chacun d'entre nous a le droit de penser ce qu'il veut.

     

    Pour ma part, du plus profond de ma conscience sociale et politique, née au coeur de l'enfance, plus vive et plus aiguë que jamais, je considère que "Jojo le Gilet jaune" a exactement, comme être humain, comme être social, comme mérite de considération, la même valeur qu'un ministre.

     

    Et je considère, dans la foulée, que tout humain en vaut un autre.

     

    Tout humain, oui. Sans exception.

     

    Pascal Décaillet

     

     

  • Alors, gagnons du temps !

     

    Sur le vif - Jeudi 07.02.19 - 12.41h

     

    Et maintenant, le Pré-du-Stand ! Nous sommes partis pour une législature où chaque loi votée par le Parlement sera systématiquement attaquée en référendum par le camp d'en face.

     

    La démocratie directe, en Suisse, est la chose du peuple. Elle ne devrait pas être celle des partis. Les partis, pour arranger leurs affaires, ont déjà les enceintes parlementaires. Si, à chaque vote législatif muni d'un peu d'enjeu, les partis perdants au Parlement lancent eux-mêmes, directement, un référendum contre la loi votée par les partis gagnants, on n'est pas sortis de l'auberge.

     

    Dans l'affaire de la CPEG comme dans beaucoup d'autres, nous assistons à Genève à une prise en otage de l'institution référendaire par les partis. Alors que cette arme devrait être en priorité celle du peuple, celle de comités de citoyens ne disposant justement pas des réseaux des partis pour faire entendre leurs voix.

     

    Et puis, quoi ? Si, systématiquement, une loi votée par le Parlement est attaquée en référendum par les partis perdants, à quoi sert l'échelon législatif ? A quoi, sinon à officier comme tour de chauffe, entre cent personnes, à un débat populaire, exactement le même, quelques mois plus tard, entre plusieurs dizaines de milliers de citoyens.

     

    Dans ces conditions, supprimons l'échelon parlementaire. Ou consignons-le à la seule orfèvrerie de la fabrication des lois. Et instituons le suffrage universel comme autorité politique systématique d'approbation des lois.

     

    De toute façon, d'ici un siècle ou deux, avec le prodigieux essor du partage des connaissances, nous y viendrons.

     

    Alors, gagnons du temps !

     

    Pascal Décaillet

     

  • PMF, je pense à vous !

     

    Sur le vif - Mercredi 06.02.19 - 14.48h

     

    Malgré son style austère et ses défauts de caractère, Pierre Mendès France (1907-1982) est, avec Charles de Gaulle et Willy Brandt, l'un des hommes d'Etat du vingtième siècle que j'admire le plus. J'ai absolument tout lu sur lui. J'ai mené aussi un colloque sur PMF en 2009, Salle des Abeilles, à l'Athénée, organisé par Manuel Tornare, en présence de Pascal Couchepin, et d'une belle brochette de personnalités, dont Eric Roussel, l'un des meilleurs biographes de Mendès.

     

    Ce qui m'impressionne chez PMF, c'est la parfaite clarté, la totale cohérence de ses engagements. Il s'est donné un mois, dans son discours d'investiture, le 18 juin 1954, pour trouver une issue à la Guerre d'Indochine : en un mois, il l'a trouvée. Il n'est resté, en tout, que sept mois au pouvoir, du 18 juin 1954 au 5 février 1955.

     

    Intransigeant. Solitaire. Insupportable. Mais homme d'Etat, au moment où c'était son tour d'assumer le destin de la France. Sept mois, seulement ! L'antithèse incarnée de ceux qui s'accrochent au pouvoir.

     

    Je pense à lui tous les jours. Comme je pense tous les jours à Frédéric II de Prusse, à Bismarck, à Willy Brandt, à de Gaulle, à Gamal Abdel Nasser. Mais là, je pense plus particulièrement à Pierre Mendès France, parce que la politique a, comme exigence première, la clarté des engagements. Et je ne suis pas totalement certain que ce chemin soit celui que prend Genève. A en juger, en tout cas, par le traitement infligé par les parlementaires aux dossiers les plus lourds et les plus concernants pour les gens. Par exemple, celui de la retraite des fonctionnaires.

     

     

    Pascal Décaillet