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Sur le vif - Page 43

  • LR : le Clergé vérolé par l'arrogance

     
    Sur le vif - Mercredi 12.06.24 - 16.53h
     
     
     
    Ah ils sont beaux, ils sont forts, ils sont fiers, tous ces fameux "cadres de LR" qui assènent à la terre entière, depuis hier midi, des leçons de morale suite à la décision d'Eric Ciotti, Président du parti, de s'allier avec le RN.
     
    Mais dites-moi, tous ces "cadres de LR", tous ces pontifes, ces caciques, ces caïds de la dernière heure, ils étaient où, ces dernières années ? Ils sont gagné quel combat ? Conquis quelle légitimité ? Laminés par Macron en 2017, pulvérisés en 2022, ils incarnent l'une des chutes les plus vertigineuses d'un parti politique, en France, depuis celle du parti radical, à la fin de la Troisième, pour cause de défaite en juin 40.
     
    Tous en extase, cet après-midi, d'exclure leur Président, ils vont incarner quoi, si ce n'est la continuation du néant ? Leur parti, déjà, n'existe plus. Ils sont aujourd'hui une toute petite formation dans un champ politique en recomposition nucléaire. Et ils se permettent encore de se pavaner sur les plateaux, comme du temps de leur splendeur.
     
    La vérité, c'est qu'ils exécutent Ciotti pour avoir sa place, prendre sa lumière. Ils ne veulent pas, eux le Clergé du parti, d'alliance avec le RN ? Fort bien. Et la base du parti ? Hmmm, ce petit détail, insignifiant, qui s'appelle la base ?
     
     
    Pascal Décaillet

  • Brumaire-sur-Aar

     
    Sur le vif - Mercredi 12.06.24 - 13.45h
     
     
    Il est proprement hallucinant que des élus du peuple suisse, qui sont chez eux au Parlement en période de session, cette enceinte sacrée étant la leur, se fassent mettre au sol par des Rambos de la police fédérale, sous prétexte de visite du "Président du Parlement ukrainien".
     
    Au reste, c'est quoi, cette visite ? On déroule déjà le tapis rouge au "Président ukrainien" au Bürgenstock, et voilà encore le "Président du Parlement" ! La Suisse s'est jumelée avec l'Ukraine ? M. Cassis nous prépare une fusion ? On en est à ce point de désintégration de notre neutralité ?
     
    Mais dans tous les cas, nulle police au monde n'a à venir molester des élus du premier pouvoir suisse, dans le lieu même où ils exercent, au nom du peuple, l'essentielle mission qui est la leur.
     
    Ces pulsions brumairiennes de quelques policiers fédéraux appellent des sanctions contre leurs chefs, au plus haut niveau. Et une mise au point sans appel de la Présidence du Parlement. Elle est là pour ça. Défendre l'indépendance, la souveraineté et la dignité du pouvoir législatif. En aura-t-elle l'élémentaire courage ?
     
     
    Pascal Décaillet

  • J'ai aimé la France. Mais là, c'est fini.

     
    Sur le vif - Mardi 11.06.24 - 14.55h
     
     
    En aucun cas, Macron n'a à "lancer la campagne des législatives". Aucun Président de la Cinquième n'a jamais "lancé une campagne de législatives" ! Ca n'est tout simplement pas son rôle.
     
    Les élections législatives ne regardent pas le Président de la République. Elle sont l'affaire des 577 circonscriptions de la République française. Elles envoient au Palais-Bourbon 577 représentants légitimes du peuple français. Ils constituent, en lien avec le Sénat, le pouvoir législatif. Séparé de l'exécutif. Séparé du judiciaire.
     
    Tout cette procédure, venue de la France d'en-bas, n'a strictement rien à voir avec le Président de la République. Il procède, pour sa part, d'un autre élection, que personne ne lui conteste : il a été réélu pour cinq ans, en 2022, personne ne lui demande de démissionner.
     
    Seulement voilà. Dans le camp de Macron, il n'y a plus personne. Nulle tête n'émerge, pour peu qu'aucune n'eût jamais eu l'audace de songer à poindre. Le monarque est seul. Il n'a plus de parti, n'en a d'ailleurs jamais eu d'autre qu'une meute de courtisans, attirés par les appâts du pouvoir.
     
    Le roi est seul. Il veut être partout, tel Richard III dans ses dernières heures. Partout, il s'annonce. Partout, il se montre. Pour sa convenance, il dissout une Assemblée n'ayant rien à voir avec les européennes. Pour sa convenance, il s'invite dans la soirée électorale de dimanche. Pour sa convenance, il annonce une conférence de presse pour aujourd'hui. Pour sa convenance, il la reporte à demain. Et les chaînes françaises, plus serviles encore qu'au temps de M. Peyrefitte, plus serviles que jamais, sont aux ordres. Et il demeure encore des Français pour tolérer tout ce cirque du chef de l'exécutif, toutes ces intrusions, toutes ces entraves.
     
    Je suis fier d'être citoyen suisse. Citoyen actif d'une démocratie vivante, polymorphe, décentralisée. J'ai aimé la France. J'ai aimé de Gaulle, Mitterrand. Mais là, c'est fini. Je ne supporte plus ce spectacle du déclin et du renoncement.
     
     
    Pascal Décaillet