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Sur le vif - Page 400

  • De quoi se mêle l'ancien patron de l'armée de l'air israélienne ?

     

    Sur le vif - Mercredi 19.08.20 - 14.34h

     

    Hallucinants propos - gravissimes par leur ingérence - de l'ancien chef (2015-2018) de l'armée de l'air israélienne, Zvika Haimovich, contre l'achat d'avions de combat par la Suisse. Propos tenus à la SSR : dans l'émission "Rendez-vous am Mittag", sur la radio alémanique.

    Imaginons - une seule seconde - le scandale que nous ferait Israël, si une personnalité officielle suisse se permettait publiquement un jugement sur une décision politique de ce pays, quant à son avenir stratégique. On voit déjà le tableau : protestations officielles, rappel d'Ambassadeur, leçons de morale à travers toute la planète.

    Et ils auraient raison, au fond, les Israéliens, de réagir ainsi : ils sont un pays souverain, ils assurent eux-mêmes, depuis sept décennies, leur défense nationale, ils ont mené des guerres, ils savent ce que ça signifie. Et ils sont farouchement attachés à leur souveraineté.

    Et, nous les Suisses, petit pays au coeur de l'Europe, ne bénéficiant pas - pour notre part - du soutien inconditionnel de la première puissance mondiale, nous n'aurions pas le droit d'avoir la nôtre, de fierté nationale ? Ni la nôtre, d'intransigeance quant à la souveraineté ? Ni la nôtre, de volonté farouche de nous défendre ? Ni la nôtre, de susceptibilité épidermique dès qu'une personne extérieure à notre communauté nationale viendrait se mêler de notre démocratie directe ?

    Laissons M. Haimovich s'occuper du destin d'Israël. Et, pour notre part, prenons à coeur le destin suisse.

     

    Pascal Décaillet

  • Cela sera mon combat, au milieu du tumulte

     

    Sur le vif - Mercredi 19.08.20 - 09.15h

     

    Il est temps qu'émerge, en Suisse romande, sans le moindre tabou, un espace solide et référentiel pour une pensée politique centrée sur la nation et sur la souveraineté.

    Il ne s'agit pas d'exclure, ni de combattre les autres nations. Les peuples du monde sont nos amis. Nous nous passionnons pour leurs Histoires, pour leurs langues, nous aimons infiniment le chemin qui, intellectuellement, spirituellement, nous amène à tenter de les comprendre. Unterwegs zur Sprache, pour citer le titre célèbre de Heidegger.

    Mais la compréhension de l'autre, ça n'est pas la dissolution de soi-même. Ni la négation de nos valeurs. Ni l'abdication de notre identité. Nous avons construit notre Histoire, comme tous les autres peuples ont construit la leur, nous pouvons en être fiers : la Suisse est un pays prospère, équilibré, il y règne des tonalités de respect mutuel, un souci de cohésion sociale, c'est déjà beaucoup. Nous avons quatre magnifiques langues nationales, nous nous nourrissons de la culture de nos voisins : la France, l'Allemagne, l'Italie. Nous échangeons. Nous nous engueulons entre nous, quatre fois par an, ce qui est parfaitement sain en démocratie.

    Mon souci politique numéro un est celui de la souveraineté de mon pays. Parce que je crois profondément à l'échelon des nations, et me méfie viscéralement des constructions multilatérales. Je veux une Suisse capable, au maximum, tout en étant parfaitement amie avec le reste du monde, de s'en sortir par elle-même.

    Cela passe par la souveraineté alimentaire, donc une politique agricole audacieuse, encourageante pour nos paysans, respectueuse de l'environnement. Cela passe par une économie plus attentive aux équilibres internes, moins tétanisée par la tyrannie du Commerce extérieur. Cela passe, surtout, par la bonne vieille souveraineté tout court, une maîtrise autonome de notre politique de sécurité. L'un de ses aspects, n'en déplaise à la gauche, demeure militaire, c'est pourquoi je voterai OUI aux avions de combat.

    Ma vision politique est partagée par certains, combattue par d'autres. C'est normal : nous sommes en démocratie ! Sur certains points, elle est majoritaire, sur d'autres non. Mais soyez sûrs d'une chose : en aucun cas, jamais, quelles que soient les pressions, je n’abdiquerai une seule virgule de ce que je crois juste de dire. Cela plaira aux uns, déplaira aux autres. Cela sera mon combat, au milieu du tumulte.

     

    Pascal Décaillet

  • Un Président dépassé, Mme Obama ?

     

    Sur le vif - Mardi 18.08.20 - 08.52h

     

    "Un Président dépassé" : c'est ainsi que Michelle Obama vient de qualifier Donald Trump, lors de la Convention virtuelle des Démocrates pour la présidentielle de novembre.

    Un Président dépassé ? Oh certes, Madame Obama, il n'a pas la classe de votre mari, dont les propagandistes - jusque dans la presse romande - nous vantaient sous son règne les qualités de danseur élégant, raffiné. Comme si l'art de Terpsichore devenait vertu d'Etat.

    Un Président dépassé ? A coup sûr, Madame Obama, moins porté sur la guerre que votre mari. Donald Trump : en quatre ans, aucune guerre. Barack Obama : d'incessants bombardements, de la Libye à l'Afghanistan, en passant par le Yémen, le Pakistan, la Syrie, l'Irak, la Somalie. Une moyenne de trois bombes par heure, pendant huit ans. Théâtres d'opérations souvent oubliés des médias - jusque dans la presse romande - tout occupés à sanctifier le Président aimé.

    Un Président dépassé ? Des progrès exceptionnels pour relever l'économie, et juguler le chômage, jusqu'à la crise du coronavirus, dont Donald Trump, jusqu'à nouvel ordre, n'est pas responsable.

    Un Président dépassé ? Les échos de votre intervention totalement déplacée, Madame Obama, nous parviennent, grinçants et revanchards. Jusque dans la presse romande, comme la Mer de Valéry, toujours recommencée.

     

    Pascal Décaillet