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Sur le vif - Page 166

  • Plus un seul centime pour ce Conseil d'Etat !

     
    Sur le vif - Samedi 09.07.22 - 12.11h
     
     
    Plus aucun crédit ne doit être consenti à ce Conseil d'Etat qui jette notre argent par les fenêtres. Plus un seul centime, jusqu'au 31 mai 2023.
     
    Plus un sou, tant qu'il ne s'attaque pas, de façon drastique, à sa propre restructuration. On doit vivre avec l'argent qu'on a, sans emprunter, et adapter son train de vie à ses moyens. Si on n'a pas les moyens, ON NE DÉPENSE PAS ! C'est valable pour un ménage. Pour une entreprise qui se veut indépendante et durable (et non flambeuse). Ca doit l'être pour l'Etat.
     
    Dans l'arrogance extrême montrée hier par la majorité de gauche du Conseil d'Etat, qui entre en matière pour une hausse d'impôts, alors que nous sommes déjà le Canton le plus glouton de Suisse pour avaler l'argent des contribuables, une instance porte une responsabilité : la Commission des finances du Grand Conseil. Depuis des mois, je tire ici même la sonnette d'alarme : la facilité avec laquelle ces quinze roitelets, qui se tiennent par la barbichette, acceptent les demandes des Départements, qui semblent avoir quelque peine à gérer leurs trésoreries. Alors, on les renfloue ! Ca donne au quémandeur des habitudes détestables.
     
    Il faut rappeler les fondamentaux. L'argent de l'Etat, ça n'existe pas. Seul existe celui des contribuables. Le nôtre ! Cet argent nous est pris, sur nos patrimoines. Sur nos avenirs. Il est extorqué, et il leur en faut toujours plus. Subventions aux associations, aux "collectifs", entretien de la machine d'Etat, contrôleurs internes, Secrétaires généraux adjoints, Services de recherches, chargés de communication. Et après, ils viennent demander des suppléments ! Ca ne leur suffit jamais. C'est Moloch.
     
    Citoyen et contribuable, je dis : "Ca suffit". Plus un seul centime, jusqu'au 31 mai 2023. Régime sec. Chaque sou dépensé, passé à la moulinette du contrôle. Une Commission des finances qui exerce à fond cette tâche-là, et non celle de banquier du mercredi. Un peuple qui monte le ton, demande des comptes. Des contribuables qui s'organisent : faudra-t-il un jour qu'ils montent un parti, à Genève ?
     
    Les Révolutions ne viennent jamais des prolétaires, dans nos pays. Mais des classes moyennes. Avec, toujours, deux causes principales : pouvoir d'achat en chute, fiscalité étouffante. Il y a trop d'assistés dans ce Canton, trop d'automatismes de subventions. Le pouvoir qui sera élu au printemps prochain doit penser, en absolue priorité, au statut des classes moyennes. S'il ne veut pas nous entraîner dans des spirales encore plus fatales - si c'est possible - que l'actuelle majorité gouvernementale de gauche, à Genève.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • A l'Algérie, salut et amitié !

     
    Sur le vif - Mardi 05.07.22 - 09.59h
     
     
    Peu d’Histoires m’ont autant passionné, depuis l’adolescence, que celle de l’Algérie. J’ai commencé, très jeune, par tout lire sur les huit années de guerre, entre le 1er novembre 1954 et le 5 juillet 1962. Et puis, grâce en tout premier à Jean Lacouture (que j’ai eu maintes fois l’honneur d’interviewer), je me suis immergé dans la lente maturation de l’idée de nation algérienne, dès le début de la présence française (1830, avec l’un des hommes les plus exceptionnels de l’Histoire, l'Émir Abdelkader) jusqu’à 1962.
     
    Car c’est pendant les 132 ans de présence de la France que s’est forgée, venue d’innombrables milieux longtemps sans connexions les uns avec les autres, en résistance, l’idée que l’Algérie pourrait un jour, à son tour, devenir une nation indépendante. Ainsi, les sources de ce qu’on appellera beaucoup plus tard le FLN sont multiples, variées, nourries elles-mêmes de mille courants, décentralisées. Il faut se plonger dans toute cette effervescence complexe, en détail, pour comprendre. Ce n’est qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, avec le massacre de Sétif (8 mai 1945, le jour même de l’Armistice), que commencera à poindre l’idée de fédérer les forces de combat national pour l’Indépendance. En fait, elles ne s’uniront jamais, tant ont toujours été vives les guerres intestines au sein même du FLN, et autres mouvements, avant et APRÈS l’Indépendance.
     
    Au peuple de cette grande et fière nation, qui fête aujourd’hui les soixante ans d’une Indépendance arrachée au prix de tant de sacrifices, j’adresse aujourd’hui mon salut et mon amitié. À eux, et à tous ceux qui, dans le fracas des passions contradictoires, ont aimé la terre et le ciel d’Algérie.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Ignazio Cassis et ses centaines de porte-parole

     
    Sur le vif - Lundi 04.07.22 - 14.32h
     
     
    Lugano, Lugano, Lugano. Vous pouvez prendre n'importe quel flash radio de la RTS, n'importe quel journal, le seul événement qui compte au monde est la "Conférence de Lugano sur la reconstruction de l'Ukraine". Hors de cela, plus rien. La vie, c'est Lugano, le ciel et la terre c'est Lugano.
     
    Prenez la presse étrangère. Un peu de Lugano, mais bas-de-page, entrefilets, voire rien. La propagande d'Ignazio Cassis n'est pas encore passée par là.
     
    Bien sûr, Lugano c'est chez nous. Genève aussi, c'était chez nous, quand Biden et Poutine s'y sont rencontrés, et que la presse locale ne parlait que retombées d'image pour notre ville internationale, valeur ajoutée pour l'hôtellerie, toutes choses certes sympathiques, mais quelque peu provinciales face à l'essentiel : les deux leaders ne s'étaient mis d'accord sur rien. Huit mois plus tard, la guerre éclatait.
     
    La Société des Nations aussi, c'était bon pour le tourisme genevois. Bon pour la littérature : Albert Cohen, Belle du Seigneur, Adrien Deume qui taille ses crayons. Elle a tant fait, cette brave SDN, pour blanchir les consciences dans les années vingt et trente. Elle n'a rien vu poindre. Le jour venu, elle s'est écroulée. Elle a tout vu, le faste, les redingotes, les bords nacrés du lac. Tout vu, sauf le tragique de l'Histoire. C'est un peu dommage : elle était justement là pour ça.
     
    Et puis, il y a la presse de révérence, dans notre bonne Suisse romande. Tous reconvertis, ou presque, au statut de porte-parole d'Ignazio Cassis. Il doit y avoir du Giuseppe Motta, chez cet homme, ou alors du Flavio Cotti, pour faire valoir avec une telle priorité son propre blason personnel. Et le plus fou, c'est que ça marche, au-delà de toute espérance.
     
    Dans cette presse-là, ou sur la RTS, face à l'étincelant soleil de Lugano, tout esprit critique se trouve soudain frappé de cécité. Nulle enquête sur le vrai visage, depuis 2014, du régime ukrainien. Ni sur celui du Roi du Zoom, l'homme qui n'en peut plus d'apparaître. Ni sur les vraies finalités - sonnantes et trébuchantes - des réjouissances tessinoises. Ni sur les promesses de contrats juteux.
     
    Rien. Juste la parole unique, celle du Prince. Il n'a plus besoin de chef de communication. Il en a des centaines.
     
     
    Pascal Décaillet