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Sur le vif - Page 123

  • Le journalisme ? Il se meurt, et c'est très bien !

     
     
    Sur le vif - Mardi 31.01.23 - 15.39h
     
     
    Primes maladie, inflation, retraites, pouvoir d'achat : de loin, les préoccupations les plus vives de nos compatriotes. Un sondage, dont fait état la TG, l'atteste.
     
    Ce sont exactement là les sujets que je mets en avant depuis tant d'années. Dans mes débats télévisés. Dans mes commentaires ou éditos.
     
    Pendant ce temps, la presse bobo, elle a fait quoi ? Elle nous a inventé des sujets sociétaux. Sur les questions de genre, de binarité, de couleur de la peau, de relecture du passé colonial, de condamnations anachroniques des actes de nos ancêtres, sans jamais en restituer, une seule seconde, le contexte.
     
    Maintenant, cette presse bobo, toujours retardataire, commence à se réveiller. Parce que les élections approchent. Mais moi, je n'oublie pas.
     
    Je n'oublie pas leur arrogance.
     
    Je n'oublie pas leur totale coupure du réel. L'effet salon du petit monde des journalistes. On écrit pour soi, pour plaire à la petite coterie de ses pairs, pour briller en débriefing, dans la ridicule préciosité de l'entre-soi. On écrit en latin, comme un médecin du temps de Molière.
     
    Je suis très fier, pendant toutes ces années, d'avoir vu juste. D'avoir ciblé les vraies préoccupations des gens. D'avoir, des centaines de fois, parlé classes moyennes, pouvoir d'achat, retraites, pendant que d'autres péroraient sur les transmutations de genre, la grâce d'Ovide en moins.
     
    Le journalisme ? Il se meurt. Et ça n'est même pas grave ! Ce qui compte, ça n'est pas de sauver la presse, encore moins de "l'aider", quelle horreur !
     
    Ce qui compte, c'est de sauver notre démocratie. Et ce salut, déjà aujourd'hui, passe par d'autres canaux que celui des journaux. Tenez, par exemple, le réseau social. Celui sur lequel vous êtes précisément, petit coquin, en train de lire mon texte.
     
    Je suis un combattant. Je ne capitule pas.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Richard Wagner, 1971 : l'éveil au monde sensible

     
    Sur le vif - Mardi 24.01.23 - 16.17h
     
     
    Mon premier contact avec la musique de Richard Wagner, à l'âge de treize ans (je venais de finir ma deuxième année secondaire, été 1971), a été pour moi un choc électrique. La foudre. Pas celle qui vous anéantit : non, celle qui vous éveille à la vie. Elle vous traverse, elle vous tétanise, elle vous illumine, elle vous fait poindre la possibilité d'une aventure, dans votre existence.
     
    Je connaissais déjà très bien l'Allemagne, la musique de Beethoven, mais pas celle de Wagner. A peine en avais-je entendu parler. Le choc de la première écoute fut invité par moi, pendant toute l'adolescence, à se reproduire, sur le même morceau exactement, dix-mille, quinze-mille fois, que sais-je, jusqu'à l'extinction du microsillon, sur mon 33 tours. Il fallait, tout en m'évertuant à découvrir les autres oeuvres du compositeur, que je revive l'expérience première, comme au premier jour, sans rien changer.
     
    J'étais tombé amoureux, non seulement d'une musique incomparable, mais du moment même de l'écoute première, celui de l'initiation. J'ai passionnément, dans ma vie, aimé quantité d'autres musiques, d'autres compositeurs, et aujourd'hui plus que jamais. Mais ce morceau-là, de Richard Wagner, c'est une partie de moi-même, à la fois laissée (comme l'enfance, qui s'en allait ?), et néanmoins surgie à la vie.
     
    Quelle vie ? La seule qui vaille : celle du monde sensible.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Résistez, M. Scholz !

     
    Sur le vif - Mardi 24.01.23 - 07.36h
     
     
    Résistez, M. Scholz ! La politique allemande se décide à Berlin, pas à Washington.
     
    Vous êtes le Chancelier du plus fort pays d’Europe, quatrième puissance économique du monde, d’une dynamique intellectuelle et culturelle exceptionnelle. Vous avez votre Histoire, votre équation millénaire avec l’Est, cette Ostpolitik qui fut le fleuron du grand Willy Brandt (1969-1974), SPD comme vous.
     
    Vous n’êtes en aucun cas le 51ème État américain. Et en Europe, personne, je dis bien personne, n’a à vous faire la leçon. Ni à vous dicter l’usage de vos chars, parmi les meilleurs du monde. Ni à vous forcer de rejouer une partition qui a suffisamment remué votre mémoire nationale.
     
    La Russie a toujours été et sera toujours pour l’Allemagne un partenaire de premier plan. Elle le demeurera, le jour où l’impérialisme américain se sera choisi d’autres théâtres d’opérations que celui de l’Europe.
     
    Résistez, M. Scholz ! Ne faites pas à l’Est la guerre des Américains. Défendez les intérêts supérieurs du peuple allemand, qui n’a strictement aucune leçon à recevoir des valets de l’atlantisme.
     
     
    Pascal Décaillet