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Sur le vif - Page 122

  • Dire ce qui fut. Pas ce qui plaît

     
    Sur le vif - Jeudi 02.02.23 - 15.27h
     
     
    Désolé si je jette un froid dans la niaiserie, l'inculture historique, et le wokisme ambiants, mais la statue de Staline a totalement sa place, dans la ville qui naguère porta son nom, le jour du 80ème anniversaire de la grande victoire qui fut (en tous cas dans les consciences mondiales ; militairement, ce fut plutôt Koursk, en juillet 43), le tournant de la Seconde Guerre mondiale.
     
    Bien sûr, Staline fut un dictateur. Bien sûr, il porte la responsabilité de millions de morts. Mais l'homme qui a incarné la résistance soviétique, et pas seulement russe, face aux nazis, ce fut lui.
     
    L'homme de la défense de Moscou, en décembre 41, ce fut lui. L'homme du coup d'arrêt à l'avance allemande à Stalingrad (2 février 1943), ce fut lui. L'homme de Koursk, ce fut lui. L'homme de la grande attaque finale (automne 44, hiver et printemps 45), ce fut lui. L'homme de la victoire sur le Troisième Reich (8 mai 1945), ce fut lui.
     
    Je ne dis pas que Staline fut bon. Je ne dis pas que Staline fut un homme présentable. Je ne dis pas que Staline est ma tasse de thé. Je dis simplement ce qui fut. Je dis les faits.
     
    Les niais, les incultes historiques, les wokistes, ne s'intéressent même pas à l'élémentaire solfège des faits. Ils passent tout de suite au jugement. La petite musique de leurs anachronismes est historiquement, sémantiquement, philosophiquement inaudible.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Les cleantechs, les biotechs, les gentils orangés

     
    Sur le vif - Mercredi 01.02.23 - 15.23h
     
     
    L'Etat de Genève, et les puissants penseurs économiques d'un certain parti orangé, déploieront-ils autant d'énergie à commenter la débâcle d'une certaine Fondation, à Plan-les-Ouates, qu'ils en avaient mise à la promouvoir ?
     
    Il fallait les entendre, à l'époque, jusqu'au plus haut niveau de l'exécutif cantonal ! Si tu ne faisais pas dans la "cleantech", ou la "biotech", tu étais considéré comme un parfait ringard. Tout autre modèle d'industrie, à part l'horlogerie, était considéré comme dépassé, à Genève.
     
    Il fallait se gaver de mots anglais, se trottiner dans les cocktails de snobinards, prendre de haut la métallurgie, l'industrie de transformation, vanter les investissements massifs de l'Etat dans les nouveaux domaines de la recherche médicale, vendre son âme pour les partenariats publics privés. Votre serviteur, fils d'ingénieur, dénonçait à l'époque ces excès, relevait ce qu'ils avaient de soumission à la mode, appelait à maintenir l'industrie traditionnelle, indispensable à notre autonomie. Il se sentait bien seul.
     
    Si vous lisez un excellent article de la TG, aujourd'hui, vous prendrez la mesure de la poudre aux yeux de ces années d'argent facile. Et là, les parrains, ça n'était pas les méchants libéraux. Mais les gentils orangés. Vous savez, ceux qui ne cessent de nous faire la leçon sur Christoph Blocher. Au moins ce dernier, comme entrepreneur, a-t-il été autrement plus concret, plus sérieux, et plus en phase avec le réel.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Le journalisme ? Il se meurt, et c'est très bien !

     
     
    Sur le vif - Mardi 31.01.23 - 15.39h
     
     
    Primes maladie, inflation, retraites, pouvoir d'achat : de loin, les préoccupations les plus vives de nos compatriotes. Un sondage, dont fait état la TG, l'atteste.
     
    Ce sont exactement là les sujets que je mets en avant depuis tant d'années. Dans mes débats télévisés. Dans mes commentaires ou éditos.
     
    Pendant ce temps, la presse bobo, elle a fait quoi ? Elle nous a inventé des sujets sociétaux. Sur les questions de genre, de binarité, de couleur de la peau, de relecture du passé colonial, de condamnations anachroniques des actes de nos ancêtres, sans jamais en restituer, une seule seconde, le contexte.
     
    Maintenant, cette presse bobo, toujours retardataire, commence à se réveiller. Parce que les élections approchent. Mais moi, je n'oublie pas.
     
    Je n'oublie pas leur arrogance.
     
    Je n'oublie pas leur totale coupure du réel. L'effet salon du petit monde des journalistes. On écrit pour soi, pour plaire à la petite coterie de ses pairs, pour briller en débriefing, dans la ridicule préciosité de l'entre-soi. On écrit en latin, comme un médecin du temps de Molière.
     
    Je suis très fier, pendant toutes ces années, d'avoir vu juste. D'avoir ciblé les vraies préoccupations des gens. D'avoir, des centaines de fois, parlé classes moyennes, pouvoir d'achat, retraites, pendant que d'autres péroraient sur les transmutations de genre, la grâce d'Ovide en moins.
     
    Le journalisme ? Il se meurt. Et ça n'est même pas grave ! Ce qui compte, ça n'est pas de sauver la presse, encore moins de "l'aider", quelle horreur !
     
    Ce qui compte, c'est de sauver notre démocratie. Et ce salut, déjà aujourd'hui, passe par d'autres canaux que celui des journaux. Tenez, par exemple, le réseau social. Celui sur lequel vous êtes précisément, petit coquin, en train de lire mon texte.
     
    Je suis un combattant. Je ne capitule pas.
     
     
    Pascal Décaillet