Sur le vif - Dimanche 22.10.23 - 15.01h
Ce dimanche 22 octobre marque un tournant dans l'Histoire politique suisse de l'après-guerre. La victoire de l'UDC, au niveau suisse, mais aussi la percée d'un parti comme le MCG à Genève, la timidité des partis de centre-droit, le net recul des Verts, tout cela confirme la montée, dans le pays, d'une autre droite.
Au sein de la famille des droites, le camp libéral, qui a montré une telle morgue depuis trente ans, à vrai dire depuis la chute du Mur, est désormais clairement devancé par la droite patriote, conservatrice, populaire et joyeuse. Une droite souverainiste, profondément attachée au pays, à son indépendance, à son patrimoine, à ses valeurs, plutôt qu'aux marchés financiers, et à cet internationalisme déraciné dont les libéraux économiques n'ont jamais réussi à se défaire. Le temps des golden boys est révolu.
A Genève, c'est criant. Ce dimanche 22 octobre scelle la fin de l'arrogance d'un centre-droit marécageux face à deux partis, l'UDC et le MCG, qu'il ne cesse, depuis vingt ans, de prendre de haut. Cette période-là est terminée. Il va falloir, enfin, écouter les voix des patriotes, ceux qui veulent défendre ce pays qu'ils aiment, son peuple en souffrance, ses retraités qui n'en peuvent plus d'attendre la fin du mois.
Le bon résultat des socialistes, vieux parti historique, qui a contribué à la construction de la Suisse moderne, remet au centre du jeu, y compris dans les équilibres au sein de la gauche, la priorité au social, et non au premier thème porté par le vent des modes. La fin du mois, avant la fin du monde !
Au final, un besoin d'Etat. Un besoin de nation. Un besoin de patrie. Un besoin de cohésion nationale. Un besoin d'indépendance. Une mise en congé des arrogances internationales. La Suisse, que nous aimons tous, doit trouver au fond d'elle-même, et non dans d'éphémères illusions mondialistes, la force du renouveau.
Pascal Décaillet