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Sur le vif - Page 240

  • Réflexion sur les religions : la RTS abandonne ? GAC continue !

     
    Sur le vif - Mercredi 08.09.21 - 14.18h
     
     
    La RTS renonce à vous parler de religion ? Eh bien, pas GAC !
     
    L'analyse historique, philosophique, linguistique, des grands courants religieux, ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier (l'Antiquité, par exemple), nous passionne. Plus que jamais, nous donnerons la parole à ceux qui, dans ce domaine, ont des choses à dire. Non comme propagandistes d'une quelconque foi. Mais comme connaisseurs. En toutes choses, la profondeur d'un savoir, la capacité d'établir des connexions, la puissance d'une mise en perspective historique, sont les clefs du salut. Nous ne défendons pas ici la religion, mais le SAVOIR, tout simplement. Nous sommes enfants de la connaissance, nous assumons cette filiation.
     
    Dernier exemple en date : le lumineux Pasteur Marc Pernot, un homme qui nous parle de nous, notre présent, notre destin, était avant-hier, lundi, le grand invité de GAC. Il nous parlait, en termes simples et parfaitement accessibles, des mythes bibliques. En quoi, selon lui, ces textes antiques résonnent encore puissamment dans nos âmes. Et au fond, en quoi ils nous concernent.
     
    La RTS renonce à faire son boulot dans ce domaine, qui relève de la science de l'Histoire des religions, du factuel, de l'interprétation des textes, donc de la connaissance intime de la langue, et non d'un quelconque prosélytisme. Libre à elle, chacun assume ses choix. Celui de GAC est de continuer d'accueillir des interlocuteurs, tous horizons confondus, toutes convictions mêlées, qui ont des choses à dire sur le sujet. Ouvrir le champ de la parole. C'est un peu l'idée - mais je suis profane en la matière - de ce qu'on appelle le journalisme.
     
     
    Pascal Décaillet

  • La vie. La vraie vie.

     
     
    Sur le vif - Mardi 07.09.21 - 12.44h
     
     
    Il y avait hier soir le Messie de Haendel, sur Mezzo, dans une très belle version, à la Chapelle Royale de Versailles. Avec notamment la soprano Sandrine Piau parmi les solistes, et Hervé Niquet à la direction.
     
    Le Messie fonctionne auprès de moi exactement comme la Walkyrie, les Noces, et quelques dizaines d'autres chefs d’œuvre, de Beethoven à Bartók, en passant par Richard Strauss, Sibelius, et tant d'autres. C'est toujours la même chose : comme je les connais par coeur depuis des décennies, je me dis que je vais juste regarder le début, pour me faire une idée de l'interprétation. Et puis, au lit !
     
    Las ! Deux heures plus tard, ou trois, ou quatre, bref au moment de la note ultime et des applaudissements, je suis toujours là, scotché. Pendant toutes ces heures, j'étais ailleurs. Non dans une fuite, surtout pas. Mais au coeur de la présence la plus vive, la plus centrale, la plus éveillée. Au coeur du monde.
     
    Quand j'écoute les derniers Quatuors de Beethoven, ou Brahms, ou Mahler, c'est l'intensité de ma propre vie qui se décuple. Toute fatigue dissipée, abolie, place à l'hyper-lucidité, dans l'immobilité d'un canapé. La vraie vie est là.
     
    Ces oeuvres, vous ne les consommez pas, quel horrible mot d'ailleurs. Non, ce sont elles qui vous dévorent. Et cette voracité, loin de vous anéantir, a paradoxalement le miracle de vous régénérer.
     
    La vie, la vraie vie.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Romain de Sainte Marie : soutien et admiration

     
    Sur le vif - Dimanche 05.09.21 - 09.49h
     
     
    Romain de Sainte Marie est l'un de nos meilleurs politiciens, à Genève. Brillant, souriant, affable, débonnaire, redoutable stratège, il a déjà présidé à deux reprises le parti socialiste, la première fois très jeune. C'est un sauveur d'équipe, un meneur.
     
    Atteint à 36 ans par une grave maladie, il l'annonce, et démissionne de la co-présidence. Lydia Schneider Hausser continuera seule, jusqu'au terme du mandat, au printemps prochain.
     
    Romain quitte la présidence, mais demeure député. Il tire les leçons du signal donné par la maladie.
     
    A cet homme, l'un des plus attachants dans le monde politique suisse, je veux dire mon admiration et ma sympathie. Je le connais, et l'invite dans mes émissions, depuis ses débuts, alors qu'il était très jeune. Il est pour moi l'un des piliers du débat politique à Genève : compétent, bosseur, passionné par l'économie et les vrais problèmes des gens, pragmatique, jamais moraliste, il incarne à mes yeux le socialisme historique, celui qui se préoccupe du niveau de vie, sans se croire obligé de refaire le monde.
     
    A lui seul, il appartient de définir le rôle qu'il entend encore jouer dans la politique genevoise. Mon souhait personnel, comme citoyen, est que ce rôle demeure central, car Genève a besoin de gens comme lui.
     
    Je n'aborde jamais les aspects de vie privée, vous le savez. Là, j'ai fait une exception. Cela, pour deux raisons :
     
    1) Romain a annoncé lui-même son mal, et son parti en a même donné le nom dans un communiqué, hier.
     
    2) Ce mot qui fait peur, j'ai été amené à le connaître un peu. Je sais à peu près de quoi je parle. Je vous passe les détails.
     
    Tenez bon, Romain ! Vous frôlez déjà les deux mètres. Mais vous sortirez grandi de cette épreuve.
     
     
    Pascal Décaillet