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  • Un ministre, ça réussit ou ça s'en va !

     
     
    Sur le vif - Vendredi 08.09.23 - 12.08h
     
     
    Le ministre suisse de la Santé n'a pas à regretter, comme il le fait dans le Tages Anzeiger, l'explosion des primes. Ni à en reporter la responsabilité sur d'autres.
     
    Le patron, c'est lui. Réformer le système, c'est son job, à lui. Convaincre les multiples acteurs, c'est lui.
     
    Un ministre ne se plaint pas. Il ne commente pas. Il réussit, ou il échoue. Dans le deuxième cas, il doit partir.
     
    Il part, justement. Mais sans invoquer son échec dans la gestion des coûts et des primes. Et nous, les Suisses, nous sommes beaucoup trop gentils, tous échelons confondus, avec les élus qui échouent. Une certaine presse leur cherche noise sur des affaires de vie privée, sans le moindre intérêt pour le bien public, mais jamais sur leur bilan.
     
    Ruth Dreifuss : échec.
    Pascal Couchepin : échec.
    Didier Burkhalter : échec.
    Alain Berset : échec.
     
    La LAMAL est vermoulue, de l'intérieur. Face à ce constat, il faut arrêter d'articuler des réformettes. Et oser un changement de matrice. Retrouver le courage visionnaire des pères fondateurs de l'AVS, en 1947.
     
    C'est valable pour les retraites, Et aussi pour notre système de santé, qui doit être revu de fond en comble. Avec la clarté d'une vision. La grandeur d'un dessein. L'audace d'une nouvelle donne. Et surtout, après trois décennies d'errance libérale, le grand retour de l'Etat.
     
     
    Pascal Décaillet

  • L'anti-wokisme

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 06.09.23

     

    A quoi sert l’enseignement de l’Histoire, sinon à développer la curiosité, le sens critique, le travail sur les sources, pour parvenir, après des milliers d’heures passées sur une période donnée, à en restituer, dans son cerveau, la complexité, les lignes d’antagonisme, la cohérence ?

     

    Cette démarche, c’est l’anti-wokisme. Parce qu’elle n’est ni morale, ni judiciaire. Lire les textes, c’est entrer en immersion. Comment voulez-vous, par exemple, accéder à un minimum de lucidité sur la Guerre d’Algérie (1954-1962), sans vous plonger dans toutes les perspectives ? Celle des Pieds-Noirs, celle des indépendantistes, celle du FLN, celle de ses concurrents (car les factions rivales étaient nombreuses), etc.

     

    Idem pour toutes les époques conflictuelles. Prendre connaissance d’une cause, ça n’est pas l’embrasser, loin de là. C’est, simplement, tenter de saisir sa logique. Et il faut les appréhender toutes, y compris celles que la postérité (entendez : l’Histoire écrite par les vainqueurs) a ostracisées. Cela, jamais un moraliste n’y parviendra. La démarche historique exige froideur, analyse, sens de la polyphonie. Elle exige le temps de lire, de se pénétrer des archives et des témoignages.

     

    La démarche historique est l’opposé diamétral des gémonies wokistes. Elle ne cherche pas à faire triompher une morale. Mais à établir ce qui fut, dans toute sa complexité.

     

    Pascal Décaillet

  • Cornavin : bravo, Pierre Maudet !

     
    Sur le vif - Mercredi 06.09.23 - 12.02h
     
     
    J'ai été, ici même, le tout premier, ce printemps, à dénoncer la décision de Serge Dal Busco de s'empresser d'interdire le trafic automobile aux abord de la gare, plusieurs années avant le début des travaux de rénovation. J'ai dit qu'une fois de plus, il faisait la politique des Verts, des enragés anti-bagnole, pas celle du camp qui l'avait élu. Cette droite, oui, que les dernières élections, ce printemps, ont largement confirmée comme majoritaire à Genève.
     
    Eh bien je veux être le premier, aujourd'hui, à saluer son successeur, Pierre Maudet, qui reporte sine die cette décision absurde, arbitraire, idéologique, tout juste bonne à emmerder les usagers de véhicules.
     
    Pierre Maudet ne donne pas un blanc-seing aux fous du volant. Il n'attaque pas la mobilité douce. Il montre un peu d'intelligence et de raison, dans une guerre de religions.
     
    Voilà un premier signal. Il va dans la bonne direction. Paix des transports, oui. Dictature des Verts, et génuflexion de la droite molle, non.
     
    Pierre Maudet doit néanmoins choisir avec soin ses interlocuteurs. Et s'interdire absolument de dialoguer avec ceux qui, à Genève, préfèrent les actions illégales à la démarche républicaine. Toute subvention d'argent public à ces asticots doit être drastiquement exclue.
     
     
    Pascal Décaillet