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Liberté

  • On ne manipule pas le peuple suisse

     
     
    Sur le vif - Jeudi 07.05.26 - 09.46h
     
     
     
    Suisse à 10 millions : le grand patronat crève de trouille. Il essaye diaboliquement de la transmettre au peuple suisse. Cette manœuvre est plus grosse qu’un câble de téléphérique.
     
    Le grand patronat ne gouverne pas la Suisse. Le souverain, c’est le peuple. Il doit décider de son destin en fonction de son intérêt supérieur, non en fonction des intérêts privés que le grand patronat souffle au peuple, comme un ventriloque, pour orienter sa décision sur une question aussi majeure que la démographie de notre pays.
     
    Pour cette gigantesque opération de manipulation du souverain, le grand patronat jette dans la bataille des dizaines de millions. Du jamais vu.
     
    Mais le peuple suisse ne se laissera pas faire. Il connaît le relief de notre pays, son hydrographie, l’étroitesse du Plateau, coincé entre Jura et Alpes. Il souffre, surtout les plus précaires, de l’étouffement de nos infrastructures ferroviaires, routières. Il ne trouve pas à loger ses enfants, dans les grandes villes.
     
    Le peuple suisse n’a pas profité des bilatérales. Les bénéfices n’ont pas été répartis. Les actionnaires se sont enrichis, mais les classes moyennes sont assommées par les primes maladie, et par une fiscalité confiscatoire. La Suisse doit réguler sa démographie !
     
    Dans ces conditions, il est incompréhensible que la gauche, pour des raisons idéologiques, s’associe à cette campagne éhontée des puissances financières de notre pays. Quelle candeur ! Quelle naïveté ! La gauche se fait manipuler par la droite ultra-libérale, et ne le voit même pas.
     
    Le peuple suisse, dans les rendez-vous de destin, est calme, incroyablement lucide. Les manipulateurs, il les reconnaît. Ses intérêts supérieurs, il les défend, avec un redoutable instinct patriote.
     
    Il faut faire confiance au peuple suisse. Quelle que soit sa décision, le 14 juin, il faudra la respecter.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Le Laos, peut-être ?

     

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 06.05.26

     

    Prenons les faits, et eux seulement. Quel pays, depuis 1945, a-t-il utilisé deux fois la bombe atomique, le 6 août 45 sur Hiroshima, puis le 9 sur Nagasaki, pulvérisant, à trois jours d’intervalle, deux villes importantes du Japon ? Ce pays, je ne crois pas que ce soit l’Iran. Ni l’Irak. Ni la Serbie. Ni le Vietnam. Ni Cuba.

     

    Les faits, toujours. Quel pays, premier à utiliser l’arme nucléaire, est devenu la première puissance atomique du monde, profitant de l’effroi pour établir sur la planète un impérialisme rarement égalé dans l’Histoire ? Digne de celui de Rome sur le monde méditerranéen, ou de la puissance navale britannique, aux 18ème et 19ème siècle ? Le Vietnam ? Cuba ?

     

    Quel pays, usant de sa monnaie comme étalon de référence, l’ayant déconnectée en 1971 de son pesant en or, faisant rouler sa planche à billets, impose sa domination économique et financière sur le monde, depuis 1945 ? L’Iran ? L’Irak ? La Serbie ? Le Vénézuéla ?

     

    Quel pays, finançant Israël depuis des décennies, fermant les yeux sur les exactions de Netanyahu, s’oppose à toutes les sanctions internationales tentées contre ce pays ? Cuba ? Le Nicaragua ? Le Cambodge ? Hmmm, le Laos, peut-être ?

     

    Quel pays bombarde, napalmise, incendie les récoltes de pays pauvres, impose au monde ses systèmes informatiques, et demain son intelligence artificielle ? L’Iran ? La Serbie ? Ou, peut-être, la République de Saint-Marin ? Oui, c’est cela : Saint-Marin.

     

    Pascal Décaillet

  • Nous n'émettons pas une opinion. Nous DECIDONS !

     
     
    Sur le vif - Mercredi 06.05.26 - 14.26h
     
     
     
    Position du Conseil d'Etat sur l'initiative Suisse à 10 millions : un sommet de pesanteur et de convenance ! Un tir de plus, une saillie lunaire, dans les orgues de Staline balancées par tout ce que la Suisse compte de grands patrons, notables libéraux, extatiques de la libre-circulation, gentils démocrates-chrétiens naïvement européistes, Dupond-Dupont de la quiétude dominante.
     
    Quelle Suisse ? Mais c'est simple : la Suisse au pouvoir, aujourd'hui ! Le NON du gouvernement genevois au texte de l'UDC, c'est la chiquenaude méprisante des puissants, des possédants, aux manants. Avec eux, la clique des échangistes, les employeurs peu regardants sur leur propre sous-enchère, les profiteurs de 25 ans de libre-circulation.
     
    A qui, le camouflet ? Mais aux manants, une fois de plus ! Aux citoyennes et citoyens qui ont le culot d'exercer leur droit d'initiative, faire vivre notre démocratie directe, vouloir réguler nos flux migratoires, empêcher la Suisse d'étouffer sous le nombre. Prendre au sérieux la question démographique.
     
    Le gouvernement genevois a bien sûr le droit de donner son avis. Mais pas plus que les associations de tennis de table, les pêcheurs à la ligne, les rebouteux, les cueilleurs de bolets, les nageurs en rivières. En clair, pas plus que n'importe quel citoyen de notre pays. Vous, moi, tous les autres. Chacun de nous, par son vote, constitue une part indivisible du suffrage universel. En disant OUI ou NON, nous ne donnons pas notre avis, nous ne sommes pas dans un sondage.
     
    Non. Nous constituons, tous ensemble, le souverain de ce pays. Nous n'émettons pas une opinion. NOUS DÉCIDONS.
     
     
    Pascal Décaillet