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Liberté

  • Ce qui nous rassemble

     
     
    Sur le vif - Dimanche 21.06.26 - 10.43h
     
     
    A tous ceux qui m'ont adressé hier leurs voeux, mes vifs et chaleureux remerciements !
     
    Dans trois jours, GAC finira sa vingtième année d'existence, pour une pause d'été qui fera du bien.
     
    Vingt ans. Révolus.
     
    Tenir une émission exige rigueur, discipline, persévérance, aptitude au combat, instinct et passion. Ca n'est pas un job pour amateurs.
     
    Tenir une émission politique exige connaissance du terrain, des hommes et des femmes, ancrage historique, amour du pays.
     
    Je ne fais pas d'émissions sur les sujets "de société", encore moins sur la vie privée. Je fais des émissions politiques, au sens où l'entendaient les Athéniens, il y a 25 siècles.
     
    En toutes choses, je cherche la dimension du collectif. Ce qui, au-delà de nos divergences, nous rassemble.
     
    Oui, ce qui nous rassemble.
     
    Pascal Décaillet

  • Extase de l'âme et saucises à rôtir

     
     
    Sur le vif - Vendredi 19.06.26 - 14.48h
     
     
    On peinerait à trouver en moi un ennemi de la musique. Elle est la passion première de ma vie. Mais désolé, réchauffement climatique ou non, j'ai toujours trouvé qu'organiser fin juin la Fête de la Musique était une erreur majeure.
     
    Écouter de la musique exige une disponibilité totale du corps et de l'esprit. Une ouverture de l'âme. Par 40 degrés, dans des cuves à l'extérieur, en plein soleil, pour moi, non merci.
     
    Ensuite, on peut y aller, paraît-il, pour le côté social, festif, apéritif, draguer, conclure, avec un peu de bol, "sur un malentendu", pourquoi pas. Chacun mène sa vie comme il l'entend.
     
    Dans la fraîcheur d'une église, tourner son âme, une heure ou deux, vers Mozart, Debussy, Richard Strauss ou Béla Bartók, un million de fois OUI !
     
    Mais se faire rôtir dans le vacarme, au milieu des bières, des saucisses et des chips, non merci. Ca n'est ni de mon âge, ni de mon goût.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Le Liban : rien de grave! Juste un immense feu de joie!

     
     
    Sur le vif - Vendredi 19.06.26 - 10.27h
     
     
     
    « Tout le Liban doit brûler », vient d’affirmer le ministre israélien Ben Gvir.
     
    Et ce type reste ministre. Et Netanyahu reste Premier ministre. Et Cassis reste silencieux.
     
    Et le Conseil fédéral se mure dans son silence. Le même silence, fracassant, que pendant les deux années de carnage israélien à Gaza. Le même que face aux exactions quotidiennes des colons en Cisjordanie.
     
    Et nos grands esprits suisses, « humanistes », « philosophes », cultivés, latin-grec, obsédés à l’idée de traquer en Suisse tout ce qui peut rappeler l’Islam, jouant sur l’immonde confusion musulmans/islamistes, face aux vomissures verbales de M. Ben Gvir, ce cher homme qui veut « incendier tout le Liban », ils disent quoi, hein, nos philosophes, humanistes, culture classique, orthographe, notes à l’école ?
     
    Ils disent quoi ? ILS SE TAISENT !
     
    Face à Gaza, ils se taisent. Face aux colons de Cisjordanie, ils se taisent. Face à « l’incendie du Liban », ils se taisent.
     
    Leur niveau à eux, nos chers philosophes suisses, humanités classiques, Erasme, Lumières, c’est de créer des polémiques à propos de bouts de tissu dans nos piscines. Là oui, dans ce sujet essentiel, fondateur, se recroquevillent le centre du monde, l’ombilic de nos préoccupations, l’alpha et l’oméga, la ligne bleue de nos horizons d’attente.
     
    Gaza, rasée. Cisjordanie, honte absolue. Le Liban : rien de grave, juste un immense feu de joie !
     
    Ben Gvir éructe, nos philosophes « humanistes » se taisent. Vous me direz que même Martin Heidegger s’est tu. Alors, va pour le silence : on est couverts !
     
    Gaza pulvérisé, nos philosophes se taisent.
     
    78 ans d’humiliation des Palestiniens, nos philosophes se taisent.
     
    Il leur reste l’acte suprême : nous sortir, dans une magnifique édition brochée, avec apparat critique latin-grec, l’œuvre, la Somme, que nous attendons tous : un monumental Traité du Silence.
     
     
    Pascal Décaillet
    (latin. grec, allemand)