Liberté
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Cuba, la fierté d'un peuple qui se bat
Sur le vif - Lundi 27.04.26 - 16.12hComplexe, passionnante, incroyablement riche de mélanges, l'Histoire de Cuba devrait être obligatoire dans toutes nos écoles.La colonisation espagnole. Les guerres d'affranchissement. Les relations, d'une perversité inouïe, avec les Etats-Unis. Le rôle vital du tabac, de la canne à sucre, l'utilisation de centaines de milliers d'esclaves, au cours des siècles, pour la culture de ces produits, bref une économie se prêtant comme nulle autre aux grilles de lecture de l'analyse marxiste. J'entendais citer Cuba comme modèle, dans les Allemagnes de ma jeunesse, là où j'étais, il y a 55 ans.La lente évolution vers la République unitaire. En 1959, la Révolution de Fidel Castro. Les décennies communistes. 64 ans d'embargo, depuis 1962.Aujourd'hui, un peuple qui souffre, un voisin américain qui l'isole et parfois l'affame, le prive de médicaments. Et pourtant, la prétention à une médecine et une pharmacologie de pointe. Terre de contrastes, de défis, peuple fier, qui ne plie pas.Il faut, encore et toujours, parler de Cuba. Soutenir son peuple. Se montrer solidaire de tous les peuples qui se veulent libres. Les peuples pauvres, isolés, encerclés. Les peuples qui se battent.Pascal Décaillet -
L'insupportable travail de sape anti-LFI
Sur le vif - Dimanche 26.04.26 - 15.57hLFI n'est vraiment pas ma tasse de thé. Mais la manière dont la Cinquième Colonne pro-Netanyahu en France jette en pâture les membres de ce parti à l'opinion publique, est totalement écœurante. Et scandaleuse.J'entends dire, et répéter, sur les chaînes bolloréennes : "LFI, parti antisémite". Dit comme ça, par association greffée, l'accusation est d'une violence inouïe. Elle relève même de la diffamation pure et simple : l'antisémitisme étant en France un délit, on laisse poindre l'idée d'un groupe humain tout entier coupable.S'il y a des propos antisémites, à LFI ou ailleurs, eh bien faut en attaquer les auteurs en justice. Et les juges, au cas par cas, feront leur boulot. Mais jeter, avec une telle généralisation, l'opprobre sur tous les adhérents de l'une des premières formations politiques de France, c'est inacceptable.Il y a pire. La récurrence, toujours recommencée, des mêmes formules à l'encontre de ce parti, pour le salir du grief d'antisémitisme, relève très clairement de la fabrication, parfaitement préméditée, de mots-valises, prêts à l'emploi, et au réemploi, à l'envi. Exactement les mêmes procédés que les officines de propagande des pays en guerre. Une boîte à outils.L'antisémitisme est inacceptable. Il est condamnable. Tout comme doit l'être l'acte diffamatoire consistant à traiter d'antisémite un individu, ou un groupe humain, qui ne l'est pas.Pascal Décaillet -
La paix, ça n'est pas le silence
Sur le vif - Vendredi 24.04.26 - 11.21h
La politique étrangère de la Suisse doit être celle de la paix. Toujours pour la paix, jamais pour la guerre.
La concorde intérieure remarquable que nous avons, malgré nos différences confessionnelles, linguistiques, ville-campagne, plaine-montagne, réussi à instaurer chez nous, nous devons la promouvoir comme modèle, à l'échelon du monde.
Défendre la paix ne saurait se limiter à un silence passif. Les guerres, nous devons les condamner. De même que tout impérialisme, tout colonialisme, tout mépris d'une civilisation, au nom de la prétendue supériorité d'une autre.
Rompre le silence, c'est aussi avoir le courage (oui, M. Cassis, le courage) de dire à un Etat colonial, arrogant, dominateur, massacreur de peuples, comme ceux de Gaza ou du Liban, que la Suisse réprouve totalement son comportement.
Au besoin, convoquer l'ambassadeur.
Au besoin, sanctionner.
Au besoin, couper les relations économiques. L'intérêt supérieur de la Suisse, son honneur, passent avant les avantages sectoriels de quelques financiers, ou spéculateurs.
La paix, ça n'est pas le silence.
Pascal Décaillet