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Liberté

  • Suzanne, Chérubin, la Comtesse : le désir demeuré désir

     
     
    Sur le vif - Dimanche 15.03.26 - 16.20h
     
     
     
     
    D'où vient le miracle des Noces de Figaro ? Depuis plus d'un demi-siècle, je réfléchis à cette question. En tentant de lui donner des réponses précises, qui tiennent au génie absolu de la composition musicale. La sublimation des voix féminines. La conjugaison de ces voix entre elles (duos, trios, etc.). L'effet d'écho, de démultiplication, que cela induit, comme un aiguisement permanent du désir.
     
    La Comtesse (qui est pour moi le sommet absolu du personnage féminin, dans l'opéra, avec aussi la Maréchale, qui lui est empruntée, dans le Rosenkavalier, de Richard Strauss). Suzanne. Chérubin. Le sublime, et tellement bref, passage de Barberine, quand elle a perdu son objet : "L'ho perduta, me meschina".
     
    Et puis, les fulgurances de composition, dans le mélange des ces voix avec celles des hommes : Figaro, le Comte, etc.
     
    Tout cela, bien sûr, est présent dans tous les opéras de Mozart. Mais dans les Noces, il y a comme une permanence sans cesse renouvelée de la grâce. De la première à la dernière note, pas une seule seconde d'ennui. Ni de relâchement. Et même dans les récitatifs, on se surprend à se mettre en attente du prochain air, que l'on connaît par coeur. Les parties parlées, c'est juste pour nous placer en état de ré-excitation, pour la prochaine extase vocale.
     
    Les Noces font penser à ce mot si beau, si juste, de René Char : le désir
    demeuré désir.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Cela déplaît ? Cela EST !

     
     
    Sur le vif - Dimanche 15.03.26 - 10.09h
     
     
     
    Le moins qu’on puisse dire, c’est que les propos de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés, méritent d’être écoutés.
     
    Que la Cinquième Colonne d’Israël et des Etats-Unis dans nos pays, et les petits soldats du bolloréisme, s’emploient à la diaboliser, ne doit en aucune manière nous détourner de nos efforts de lucidité pour cerner au mieux la réalité du terrain.
     
    Et la réalité du terrain, à Gaza comme en Cisjordanie, c’est l’arrogance mortifère du colon sur le colonisé.
     
    Cela déplaît au colon et à son puissant allié ? Peut-être. Mais cela doit être dit. Tout simplement, parce que cela EST.
     
     
    Pascal Décaillet

  • L'ancienne Conseillère fédérale et l'usage du pronom indéfini

     
     
    Sur le vif - Samedi 14.03.26 - 15.20h
     
     
     
    "On se réjouit que Trump et Netanyahu fassent le sale boulot".
     
    170 morts dans le bombardement d'une école de filles, en Iran !
     
    Qui "se réjouit", Mme Calmy-Rey ? Les Américains ? Israël ? Leur Cinquième Colonne en Suisse ? Les surexcités des médias Bolloré ?
     
    Vous ?
     
    C'est vous qui vous réjouissez, Mme Calmy-Rey ? Si oui, assumez au moins, et dites "Je me réjouis". Mais n'embarquez pas le peuple suisse, ni un quelconque tiers, derrière l'anonymat de ce pronom indéfini, "On" !
     
    Parlez pour vous, Mme Calmy-Rey.
     
    Votre "réjouissance" n'est pas la mienne. Et je doute qu'elle soit celle du peuple suisse, animé, en son écrasante majorité, par des valeurs de paix. Et respectueux, chacun à sa manière, sous ce nom-là ou sous un autre, du Cinquième Commandement.
     
     
    Pascal Décaillet