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Liberté

  • Mercosur : NON, NON, et NON !

     
     
    Sur le vif - Mardi 06.10.26 - 10.25h
     
     
    L’acceptation, par un Parlement fédéral encore (pour un an) dominé par l’idéologie libérale et mondialiste, de l’Accord avec le Mercosur, doit être absolument combattue par un référendum franc et massif.
     
    La Suisse doit rompre avec le mythe du libre-échange. Elle doit, impérativement, protéger son agriculture, ses paysans, ses viticulteurs. Mais aussi son industrie locale ! Priorité au marché intérieur suisse ! Circuits courts ! Moins polluants ! Produits de qualité, au service d’une alimentation saine ! Toute notre communauté nationale y est gagnante.
     
    Pour ma part, je soutiendrai tout référendum contre les Accords de libre-échange. Occupons-nous de nous ! Produisons pour nous ! N’importons que les produits que nous n’avons pas. Ayons le courage de rompre avec la tyrannie du Commerce extérieur. Aujourd’hui, elle est totalement dévoyée par le Veau d’or du profit !
     
    Notre économie nationale doit être au service du peuple suisse. Et non d’une oligarchie financière du commerce mondialisé, apatride, juste là pour engraisser les dividendes de quelques-uns.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Ukraine : la magnifique leçon de Ségolène à Glucksmann

     
     
    Sur le vif - Lundi 05.10.26 - 09.50h
     
     
    C'était un moment fort, comme une révélation. Hier soir, au débat de BFMTV entre les candidats à la primaire du PS, la leçon de Realpolitik, et surtout de continuité nationale dans la politique étrangère française, administrée par Ségolène Royal au lunaire Glucksmann, qui n'a, à la bouche, que les mots "Ukraine", "Zelensky", "Géorgie", "Union européenne".
     
    Avec calme, détermination, et même un certain magistère spirituel qui rappelle les moments de grâce de sa campagne 2007, Ségolène a dit qu'elle ne se laisserait pas impressionner par le bellicisme ambiant. Et que, dans les relations de la France avec la Russie, dont elle connaît la continuité plusieurs fois séculaire, elle privilégierait le chemin du dialogue politique et de la paix. Le contraire même de toute cette hystérie montante en Europe.
     
    Ségolène ne veut pas la guerre. Et elle refuse que sa position soit immédiatement qualifiée de munichoise par une bande de petits morveux qui n'ont jamais endossé un uniforme, jamais connu la chose militaire, encore moins le combat, et qui rêvent d'une croisade "européenne" anti-russe. Pour autant, elle ne soutient ni Poutine, ni son agression contre l'Ukraine, elle appelle juste à la recherche, par tous les moyens, d'une solution politique.
     
    Mieux : elle rappelle qu'elle est fille d'officier de carrière, petite-fille de Général, et que, la plupart du temps, les militaires ne veulent pas la guerre. Parce qu'ils en connaissent toute l'horreur. Fille de France, issue du pays profond, elle donne au Sieur Glucksmann une leçon d'amour de la vie dont les inflexions spirituelles n'auront échappé qu'aux incultes et aux insensibles.
     
    A noter tout de même que le Stagiaire fait encore figure de lumière en comparaison du monothématique Guedj, qui semble tout ramener, mais alors absolument tout, à un seul et unique problème, toujours recommencé, comme la Mer, de Paul Valéry. Le génie en moins.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Succession Parmelin : d'abord le PROFIL, ensuite seulement le casting !

     
     
    Sur le vif - Dimanche 04.10.26 - 17.03h
     
     
     
    Je vous préviens : je refuse absolument de débattre de la succession Parmelin en commençant par foncer, tête baissée, dans les questions de casting, donc de visages, donc de personnes, aussi compétentes et respectables soient-elles.
     
    Je refuse cela, même si ça peut heurter un certain cantonalisme, au demeurent totalement désuet, à mon sens, lorsqu'il s'agit d'une élection au Conseil fédéral. Je suis ancien correspondant à Berne, ancien chef de rubrique nationale, je traite les sujets fédéraux depuis 40 ans. Il y a des questions à l'échelle du pays, qui doivent transcender les féodalités cantonales.
     
    Pour moi, la question majeure est celle du profil économique des futur candidats, en priorité sur le curseur du protectionnisme, contre le libre-échange. Citoyen suisse, je veux absolument un Conseiller fédéral qui protège l'agriculture de notre pays, nos paysans, mais aussi notre industrie, nos PME. Nous n'avons nul besoin d'un commis-voyageur de plus du grand patronat, ni de l'actionnariat financier.
     
    Cet élément est autrement important, dans le profil du candidat, que son éventuelle ouverture à des questions sociétales. Non que j'en conteste l'importance, ni la pertinence, ni la légitimité. Mais désolé, en lecteur de Marx et d'autres économistes des tendances lourdes, j'accorde autrement plus d'importance aux fondamentaux économiques et sociaux : défense d'une production suisse, destinée au marché intérieur suisse, protection contre le vent de la concurrence mondiale, défense de nos ouvriers, paysans et travailleurs suisses.
     
    Alors, désolé encore, je ne mettrai pas la charrue avant les bœufs. Je définirai, avec mes invités, et dans mes réflexions éditoriales, le profil idéal dont le pays a besoin. Les questions de casting viendront après.
     
     
    Pascal Décaillet