Liberté
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Suisse à dix millions : l'errance historique de la gauche
Sur le vif - Jeudi 14.05.26 - 06.37hJe suis un grand admirateur de Pierre-Yves Maillard, que j’ai qualifié « Le meilleur de tous » dans un édito, il y a un quart de siècle.Mais là, sa position dans le combat du 14 juin sur la Suisse à dix millions est totalement incompréhensible. Les gauches suisses devraient soutenir ce texte.Les socialistes, pour enfin protéger les travailleurs suisses, dont les plus fragiles sont directement menacés par l’immigration massive.Les Verts, qui nous parlent à longueur d’année, à juste titre, de qualité de vie, de respect de l’environnement et de lutte contre le mitage du territoire (dans la lignée du grand Franz Weber), pour protéger notre Plateau suisse, qui n’est pas extensible à souhait.Pierre-Yves Maillard ? Il est aussi le premier syndicaliste de Suisse. Dans cette affaire, la responsabilité historique des syndicats est écrasante. Leur comportement, lamentable. Ils devraient défendre, en absolue priorité, les travailleurs suisses ! Mais vous comprenez, l’aubaine de nouveaux adhérents, issus de la submersion migratoire, par dizaines de milliers par année !Les syndicats défendent leur propre intérêt financier, pour être encore plus puissants, ils veulent engraisser leur propre machine, plutôt que défendre l’intérêt supérieur des travailleurs suisses.Dans ce combat, les leaders de la gauche suisse entraînent leurs adhérents dans le mauvais camp. Ils se font les alliés objectifs d’un grand patronat, mondialiste par cupidité, avide de gain financier et de sous-enchère salariale. Triste, lamentable alliance : les patriotes suisses s’en souviendront.Restent les militants de gauche. Il n’est pas sûr que tous partagent les slogans de leurs chefs de partis. Ils sont, comme chacun d’entre nous, des citoyens libres.Ils voteront, chacun individuellement, en conscience.Pascal Décaillet -
G7 : scandaleuse prestation du Conseil d'Etat
Sur le vif - Mercredi 13.05.26 - 15.01hG7 : terrible contre-prestation du Conseil d’Etat, en conférence de presse ! N’ont encore rien décidé pour les manifestations. Attendent quoi ! Annoncent d’emblée l’absence de tout soutien aux commerçants victimes de saccages.Se comportent avec une incroyable arrogance face à certains journalistes, comme ma consœur Laure Lugon, qui posent pourtant des questions pertinentes et ciblées. Seules Mmes Fontanet et Bonfanti ont été à la hauteur de la situation, avec des propos factuels et des tonalités respectueuses.L’exécutif est au service du peuple genevois. Il n’a pas à le prendre de haut, avec la morgue et l'agressivité des puissants. Son animosité, sa vindicte, qu'il les réserve aux casseurs ! Avec eux, il devra se montrer absolument intraitable, pas avec les concitoyens qui lui demandent des éclaircissements.Cette prestation face à la presse est un scandale. Bien pire : politiquement, elle résonne comme l'aveu d'une faiblesse.Pascal Décaillet -
La grande trouille du patronat
Commentaire publié dans GHI - Mercredi 13.05.26
La votation capitale du 14 juin prochain, sur la Suisse à 10 millions d’habitants, constitue un parfait terrain de bataille où pourront s’exercer les feux de la droite non-libérale, face à la droite casino, libre-échangiste, immigrationniste par profit, méprisante du peuple, des frontières, des nations. Cette dernière, hélas, alliée à la gauche, qui se montre dans cette affaire d’une candeur à couper le souffle, et se fait manipuler par les ultra-libéraux. Quelle naïveté, surtout de la part des socialistes ! Défendent-ils encore les travailleurs suisses ?
La progression, en Suisse, de la droite non-libérale, est présente dans plusieurs indices. Ne retenons que l’un d’entre eux : une majorité des militants PLR, selon un sondage Tamedia, serait FAVORABLE à l’initiative ! Et que penser de la démocratie chrétienne conservatrice, d’origine rurale, si attachée à ses traditions locales, dans les cantons de Suisse centrale et orientale ? Si on ajoute tout ce beau monde à l’électorat de l’UDC, ça commence à faire beaucoup. Et ça pourrait, le jour venu, constituer une majorité. Ce sera très serré.
Face à tout cela, le rouleau compresseur du grand patronat, qui carbure à coups de dizaines de millions. Une campagne hallucinante, ils ont la trouille, du jamais vu ! Et leur trouille, ils essaient de la transmettre au peuple suisse. A lui, en contrepartie, de lui prouver son indépendance. Et sa souveraineté.
Pascal Décaillet