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Liberté

  • Les petits censeurs de France Inter

     
     
    Sur le vif - Samedi 19.09.26 - 19.06h
     
     
    Quand on combat la censure, on la combat PARTOUT !
     
    Je la combats, par exemple, en condamnant les intimidations judiciaires visant à faire taire Sylvain Thévoz, dans l’affaire de Gaza.
     
    Je la combats tout autant, lorsque les censeurs de France Inter jouissent, ce soir, d’avoir eu la peau d’un journaliste engagé par la direction pour une chronique externe. Les idées de cet éditorialiste ne plaisent pas à la rédaction de gauche de la chaîne.
     
    Aujourd’hui, dans les médias, la censure ne vient pas du sommet, de tel patron véreux ou autoritaire, mais de LA BASE !
     
    Tout cela est à vomir. Car contraire à l’esprit même du journalisme.
     
    Ce que je dis déplaît ? Eh bien, déplaisons !
     
     
    Pascal Décaillet

  • Le Mecklenburg, les coquelets, le Paraguay

     
     
    Sur le vif - Dimanche 20.09.26 - 10.27h
     
     
    Aujourd’hui, dimanche 20 septembre 2026, la cohorte caquetante des coqs de combat des plateaux parisiens va découvrir l’existence, au Nord-Est de l’Allemagne, entre Brandebourg, Pologne, Baltique et Basse-Saxe, du Mecklenburg-Vorpommern.
     
    Les coquelets parisiens n’ont jamais entendu parler du Mecklenburg. Ni de la Poméranie. Ni de l’Histoire prussienne. Ni de Frédéric II. Ni de la Guerre de Sept ans. Des Allemagnes, ils ne connaissent rien. Ni l’Histoire. Ni la diversité. Ni la langue, encore moins les dialectes. Ni la littérature. Ni la musique.
     
    Vous me direz que leur inculture viscérale ne s’arrête pas au monde germanique. Assurément. Mais dans ce domaine-là, je possède absolument tous les outils pour démantibuler leur verbiage, et mesurer la profondeur de leur ignorance. Alors que, s’ils friment sur le Paraguay, je peux leur accorder le bénéfice du doute.
     
    Dès ce soir, ou demain matin, en fonction des résultats, je vous entretiendrai de la politique au Mecklenburg-Vorpommern. L’AfD y progresse. Mais le SPD, la vieille et admirable sociale-démocratie de Willy Brandt, y tient une place qu’elle occupait déjà depuis très longtemps, dans la Prusse historique. Weimarienne. Et même wilhelmine. Nous verrons.
     
    En attendant, je vous invite à lire, lire, et lire encore. Visionner des archives. Écouter des témoignages. Laisser monter en vous la polyphonie des expériences vécues. Refuser tout absolu, toute mathématique, tout ukase donné au nom de la science. L’Etat-Covid, on en a soupé.
     
    La démarche de connaissance historique et politique ne relève en rien de la seule mécanique des idées, des seuls syllogismes des insupportables démonstrateurs. Mais d’une infinie, patiente, prise en compte de tous les aspects du réel. Il y faut des qualités d’observation, plus que de raisonnement.
     
    Elle relève plus de la botanique, qui justement me passionne aussi, que de la logique cartésienne.
     
     
    Pascal Décaillet

  • En prendre à perpète ? Non, merci !

     
     
    Sur le vif - Samedi 19.09.26 - 11.00h
     
     
    Tout m’incline à voter POUR l’initiative sur la neutralité. Tout, ma conception intraitable de la souveraineté de la Suisse, son indépendance, son refus absolument nécessaire de toute alliance.
     
    Et, par dessus-tout, l’insupportable politique de M. Cassis. Son alignement, les doigts sur la couture du pantalon, sur l’Union européenne, pour « sanctionner » la Russie.
     
    Il aurait pu condamner l’attaque russe, mais AU NOM DE LA SUISSE SEULE, et non et copiant-collant les mots d’un club des 27 dont NOUS NE SOMMES PAS MEMBRES.
     
    Et puis, M. Cassis, c’est un soutien inconditionnel à Israël, et deux ans de silence coupable pendant les massacres de Gaza. Cela, je ne le pardonne pas. Le peuple palestinien existe, M. Cassis ! À Gaza, il fut martyrisé, sans doute près de 80.000 morts. En Cisjordanie, aujourd’hui, il est humilié, poussé à l’exil, par des colons fanatiques, que les autorités israéliennes laissent faire. Et vous, vous vous taisez ! C’est une honte !
     
    Bref, tout me pousserait, normalement, à voter OUI.
     
    Seulement voilà. Il y a ce mot, neutralité « perpétuelle ».
     
    Là, je ne marche pas. En politique, rien n’est perpétuel, rien n’est gravé dans le marbre. L’appréciation des circonstances, comme nous y invitent Thucydide, Richelieu, Clausewitz ou Bismarck, doit l’emporter sur le corset de principes idéologiques.
     
    Bref, chez moi, le mot « perpétuel » constitue une hérésie politique.
     
    Je pense que ce mot constitue, à lui seul, le péché originel de l’initiative. Les Suisses détestent qu’on leur lie les mains, par des dogmes quasiment théologiques.
     
    Je réfléchis encore. Je vote demain.
     
    Je suis un citoyen responsable. Je laisse agir mon cerveau, j’écoute les accents patriotes de mon cœur, je laisse s’affronter en moi les lumières de la Raison et la petite musique de l’instinct.
     
    Et puis, le moment venu, je tranche.
     
     
    Pascal Décaillet