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Liberté

  • Le Parti de la Colère

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 04.02.26

     

    Faudra-t-il créer un Parti des Contribuables ? Il y a bien eu, il y a 35 ans, un Parti des Automobilistes, qui a cartonné aux élections fédérales de 1991. Un Parti de la Colère.

     

    Poujadisme ? Peut-être. Mais les saintes colères doivent être entendues. A Genève, près de deux personnes sur cinq ne paient pas d’impôts, elles sont sous le seuil minimum. Fort bien. Mais, dans les trois sur cinq qui casquent, il y a ces fameuses classes moyennes laborieuses, dont je vous parle, ici même, depuis tant d’années.

     

    Des gens qui bossent. Qui, en salaire brut, gagnent correctement leur vie. Mais qui sont tondus par l’Etat, fédéral et cantonal, comme des moutons. Pour eux, pas un seul centime de subvention. Loyers, primes d’assurance maladie, et surtout impôts : pas possible d’économiser un sou. Tout file dans les dépenses courantes. A quoi bon se tuer au travail ?

     

    Les impôts, à Genève comme en Suisse, doivent baisser pour les classes moyennes. Et la TVA, qui est un impôt particulièrement antisocial, ne doit en aucun cas être encore augmentée. LES CLASSES MOYENNES PAYENT BEAUCOUP TROP D’IMPÔTS. L’Etat doit réduire sa voilure, et se concentrer sur ses tâches régaliennes.

     

    Et de grâce, que les deux sur cinq qui ne paient pas d’impôts ne viennent pas faire la morale aux trois sur cinq qui crachent au bassinet ! C’est grâce aux seconds, via l’aide sociale, financée par les contribuables, que les premiers peuvent vivre.

     

    Pascal Décaillet

  • Conseil d'Etat : la droite trahie

     
     
    Sur le vif - Mercredi 04.02.26 - 15.44h
     
     
     
    Le OUI du Conseil d'Etat genevois au "Fonds Climat", votation fédérale du 8 mars 2026, est tout simplement hallucinant. Il ne correspond en aucune manière à la volonté populaire du printemps 2023, qui a porté à Genève, avec une rare netteté, une majorité de droite aux affaires.
     
    La droite suisse ne veut pas de ce fonds. Elle y voit un gouffre à milliards, un facteur de déséquilibre budgétaire et d'endettement, sans compter un ultime résidu d'arrogance Verte, du temps où elle était à la mode.
     
    Aujourd'hui, cette époque est révolue. La droite suisse ne conteste pas la nécessité de protéger notre planète, sauvegarder l'environnement, réduire les émissions de CO2. Mais elle ne veut plus de ces projets-mammouths des Verts, avec des sommes colossales qui devraient, on se demande bien en quel honneur, "échapper au mécanisme du frein à l'endettement".
     
    Échapper au mécanisme. Comme si, plus haut que la loi souveraine votée par notre démocratie suisse, devait planer, toute-puissante, une théologie du dogme, qui n'aurait pas à s'inscrire dans l'ordre législatif normal voté par le peuple suisse, ou ses élus.
     
    Que la gauche soutienne ce "Fonds Climat", très bien. C'est le jeu. Nous verrons ce que le peuple votera le 8 mars. Mais qu'un Conseil d'Etat prétendument de droite, en tout cas porté par une large majorité de droite au printemps 2023, s'engouffre, par pur effet de mode, au demeurant passée, dans ce catéchisme Vert, c'est tout simplement inadmissible.
     
    On voit bien qui, au sein du collège, a pu faire pencher la balance, les éternels slalomeurs. Mais le procédé est inacceptable. Il bafoue la volonté populaire du printemps 2023.
     
    En 2028, il faudra s'en souvenir.
     
     
    Pascal Décaillet

  • La propagande ? Elle est partout !

     

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 04.02.26

     

    Nous méfier de la propagande ? Et comment ! Mais attention, il faut traiter le sujet en profondeur. En commençant par nous méfier, chacun de nous, de toute propagande, d’où qu’elle vienne. Celle de Moscou ? Bien sûr ! Mais tout autant, celle de Washington. Celle de Pékin ? Certainement ! Mais vous pensez que celle de Taïwan est vierge de toute intention occidentale, américaine notamment ? Celle de Téhéran ? Absolument ! Mais alors, celle de Jérusalem ? Celle des partis d’opposition, en Suisse ? Of course. Mais il faudrait épargner celle du Conseil fédéral, dans ses ineffables « conférences de presse » à Berne ? Non, non, et non : je vous invite à vous méfier de toute propagande. Et, plus largement, de tout discours émanant d’un pouvoir. Politique. Economique. Financier. Colonial. Patriarcal. Faute de cette hygiène, dans l’ordre du scepticisme, nous nous ferons promener, comme des agneaux.

     

    Le mot « propagande », à la base, n’est pas péjoratif. Nul ne reprochera à un commerçant de vouloir « propager » la notoriété de ses produits. Ni même, à une institution, de se faire connaître. Là où le mot prend une tournure nettement négative, c’est quand il signifie endoctrinement. On pense tout de suite à Goebbels, aux régimes totalitaires. C’est une acception beaucoup trop restreinte : tout le monde, absolument tout pouvoir, tout puissant, tout dominant, dans le monde, fait de la propagande. Poutine fait sa propagande. Zelensky fait la sienne. Trump, celle de son ego. Malraux faisait la propagande de Charles de Gaulle. Jack Lang, celle de Mitterrand. Mme von der Leyen fait la sienne. Alain Berset a longtemps fait celle de la politique sanitaire suisse, non sans une personnalisation peu helvétique du pouvoir, dans les années Covid. Et tout attaché de presse d’un Département, municipal, cantonal ou fédéral, est payé pour faire la propagande de l’élu politique qui l’a engagé. C’est valable absolument partout, à gauche comme à droite.

     

    Enfin, il y a les « conférences de presse ». Des séances d’information ? Vous voulez rire ? Si vous avez la naïveté de le croire, alors vous avez manqué une carrière d’enfant de chœur. Tout Conseiller d’Etat, tout Conseiller fédéral, tout homme ou femme d’un quelconque pouvoir, politique, économique, scientifique, médical, vous convoquant à une « conférence de presse », a l’intention de faire passer le message du pouvoir. Donc, la légitimité de son propre pouvoir. Donc, la pertinence de son maintien au pouvoir. De nos jours, plus besoin de hurler devant une foule, tout est doux en apparence, tout est soft, tout est feutré. Le pouvoir feint la bienveillance, il est courtois, et propose même, après avoir soliloqué, « de laisser maintenant la place aux questions ». Soyons lucides. Il vend sa sauce. Ses salades. Et compte sur vous pour relayer. Au fond, faire du journaliste un attaché de presse gratuit. Propagandiste, pourtant, il l’est tout autant que ceux qui vocifèrent. Il s’est juste adapté aux codes. Je vous le dis : méfiez-vous de tous. Ne faites jamais confiance à un quelconque pouvoir, d’où qu’il vienne.

     

    Pascal Décaillet