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Liberté

  • C'est si difficile à comprendre?

     
     
    Sur le vif - Lundi 16.03.26 - 14.55h
     
     
     
    Droite, oui. Mais droite souverainiste, patriote, pro-agriculture, pro-circuits courts, pro-industrie, pro-sidérurgie, anti-délocalisations, pro-PME.
     
    Droite anti-libérale. Mais profondément inspirée par le radicalisme social. Pro-Etat, mais pas tentaculaire. Pro-travail. Pro-classes moyennes. Pro-Caisse unique, ou publique. Anti-privatisation de la santé.
     
    Droite anti-financiarisation de l'économie. Anti-mondialisation, au seul profit de quelques requins. Pro-participation des travailleurs au bénéfice de l'entreprise.
     
    Droite profondément anti-coloniale. Pro-égalité absolue de tous les humains. Un être humain en vaut un autre. Un Palestinien vaut un Israélien, pour prendre un exemple au hasard.
     
    Droite anti-atlantiste. Anti-impérialisme américain. Anti-colonialisme. Anti-Bruxelles. Mais certainement pas contre l'idée d'amitié et de solidarité entre les peuples d'Europe.
     
    Droite pro-culture. Pro-curiosité. Pro-passion des langues, des civilisations du monde. Pro-complexité des dialectes, des grammaires, des manuscrits, des formes verbales. Pro-langue grecque, langue allemande.
     
    Droite anti-Netanyahu. Pas anti-Israël ! Mais contre ce gouvernement-là. Contre cette politique coloniale, aux dépens des Palestiniens, des Libanais.
     
    Droite pro-paix. Pro-solutions politiques. Anti-Croisades de civilisation. Anti-complexe militaro-industriel. Anti-Pentagone.
     
    Vous penserez ce que vous voudrez de ce portrait-robot. Mais ce profil existe. Il ne se réduit simplement pas au choix d'une seule étiquette. Il brasse des paradoxes qui n'en sont que pour les superficiels, les colleurs d'étiquettes.
     
    En réalité, ce profil, c'est le résumé d'une vie entière consacrée à l'étude de l'Histoire, de la politique, et à la mise des enjeux citoyens dans l'espace public. En presse écrite. En radio. En télévision. Sur un blog. Sur un réseau social. Celui-ci, précisément, sur lequel vous me lisez. Je n'en ai pas d'autre.
     
    A partir de là, faites de ce que vous voulez. Je ne cherche à convertir personne, je dirais même que je déteste cela. Je ne suis demandeur de strictement aucune agrégation à mes idées. Simplement, je dis et j'exprime ce que je pense.
     
    C'est si difficile à comprendre ?
     
     
    Pascal Décaillet

  • Les propagandistes bolloréens n'ont pas encore gagné!

     
     
    Sur le vif - Lundi 16.03.26 - 09.42h
     
     
    Les hurlements continuels, hystériques, soir après soir, des surexcités des médias bolloréens contre LFI, et contre la personne de Mélenchon, ont assurément, par rejet de leur propagande martelée, contribué à la percée de ce parti, hier aux Municipales.
     
    De même, leur soutien inconditionnel à Israël, leur totale indifférence à la cause palestinienne, leur crasse méconnaissance du monde arabo-persique, leur combat systématique contre l’Islam, alors que des millions de musulmans vivent en France, leur parole constamment donnée, toutes les minutes, à la Cinquième Colonne de la politique mortifère de Netanyahu, toute cette propagande fera monter en France un sentiment de solidarité face aux peuples opprimés du Proche-Orient.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Suzanne, Chérubin, la Comtesse : le désir demeuré désir

     
     
    Sur le vif - Dimanche 15.03.26 - 16.20h
     
     
     
     
    D'où vient le miracle des Noces de Figaro ? Depuis plus d'un demi-siècle, je réfléchis à cette question. En tentant de lui donner des réponses précises, qui tiennent au génie absolu de la composition musicale. La sublimation des voix féminines. La conjugaison de ces voix entre elles (duos, trios, etc.). L'effet d'écho, de démultiplication, que cela induit, comme un aiguisement permanent du désir.
     
    La Comtesse (qui est pour moi le sommet absolu du personnage féminin, dans l'opéra, avec aussi la Maréchale, qui lui est empruntée, dans le Rosenkavalier, de Richard Strauss). Suzanne. Chérubin. Le sublime, et tellement bref, passage de Barberine, quand elle a perdu son objet : "L'ho perduta, me meschina".
     
    Et puis, les fulgurances de composition, dans le mélange des ces voix avec celles des hommes : Figaro, le Comte, etc.
     
    Tout cela, bien sûr, est présent dans tous les opéras de Mozart. Mais dans les Noces, il y a comme une permanence sans cesse renouvelée de la grâce. De la première à la dernière note, pas une seule seconde d'ennui. Ni de relâchement. Et même dans les récitatifs, on se surprend à se mettre en attente du prochain air, que l'on connaît par coeur. Les parties parlées, c'est juste pour nous placer en état de ré-excitation, pour la prochaine extase vocale.
     
    Les Noces font penser à ce mot si beau, si juste, de René Char : le désir
    demeuré désir.
     
     
    Pascal Décaillet