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Liberté

  • Mais enfin, bon sang !

     

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 20.05.26

     

    Mais enfin, bon sang, pourquoi les socialistes, ce vieux parti qui a tant contribué à faire la Suisse moderne, s’allie-t-il avec le grand patronat, au lieu de prendre au sérieux la question démographique ? Le parti de Tschudi, cet immense conseiller fédéral bâlois, qui a mené à terme, tambour battant, trois réformes complètes de l’AVS, entre 1959 et 1973.

     

    Ce qui ne va pas, c’est de rejeter un texte, sous le seul prétexte qu’il vient de l’UDC. C’est complètement idiot ! Le PS et l’UDC ne sont pas des copains, et ne le deviendront jamais. Sur tant d’autres sujets, leurs options divergent totalement. Mais là, ponctuellement, il y a la possibilité de faire reculer l’ennemi commun : l’ultra-libéralisme, destructeur de services publics, de lien social.

     

    Mais enfin, bon sang, pourquoi les Verts, qui défendent à juste titre la qualité de vie, le respect de l’environnement, la préservation du patrimoine et des paysages, s’allient-ils avec les forces de l’Argent, qui les détruisent à longueur d’année ? La question démographique, dans un pays comme le nôtre, avec ce relief si particulier, ce Plateau qui n’est pas extensible à souhait, devrait pourtant intéresser les Verts, au premier chef ! Personne ne demande aux Verts de partir en vacances avec des UDC. Juste réfléchir, avec un minimum d’honnêteté intellectuelle.

     

    Dans cette histoire de Suisse à dix millions, la responsabilité de la gauche est écrasante.

     

    Pascal Décaillet

  • Laisser la Suisse aux affairistes ? Non, merci !

     

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 20.05.26

     

    La votation du 14 juin sur la Suisse à dix millions est l’une des plus importantes de ces dernières années. Elle n’est absolument pas un scrutin contre les étrangers, mais elle veut enfin introduire la régulation drastique des flux migratoires décidée par le peuple et les cantons, le 9 février 2014. Si cette décision du souverain ultime de notre pays, il y a douze ans, avait été mise en application par le Parlement et les corps intermédiaires, comme ils en avaient le devoir, cette nouvelle initiative n’aurait pas été nécessaire. Il y a eu, clairement, trahison des clercs, trahison des élites, trahison de la « démocratie représentative », comme elle aime se désigner elle-même, non sans arrogance de classe. Et, face à ce coup de poignard, il y a eu réaction d’une partie du peuple suisse. Alors oui, la Suisse à dix millions, c’est la revanche du 9 février 2014. La revanche, non des perdants, mais CELLE DES GAGNANTS !

     

    « Démocratie représentative » : mais qui « représentent-ils », ces emmurés de la molasse bernoise, à se pavaner en costard sous les lambris du Palais fédéral, lorsqu’ils refusent d’appliquer une décision souveraine du peuple et des cantons ? Par ce déni, ils ne « représentent » plus le peuple ! La droite libérale, qui porte une responsabilité écrasante dans ce refus de mise en application, apparaît dans cette affaire comme le syndicat des valets du grand patronat, celui-là même qui profite des flux migratoires créés par la libre-circulation, pratique la sous-enchère, empoche les dividendes de la croissance, en oubliant de les redistribuer aux travailleurs.

     

    La gauche, quant à elle, toute à son carcan idéologique, à sa haine de l’UDC, à son rejet systématique de toute idée avancée par ce parti, ne « représente » plus qu’elle-même. Le peuple, elle l’a oublié. Les souffrances des ouvriers suisses, fragilisés pas la submersion migratoire, elle ne les écoute pas. Ce comportement, cette alliance totalement malsaine avec les forces ultra-libérales qui gangrènent notre cohésion sociale, la gauche suisse devra un jour les payer. Les flux migratoires, elle les laisse déferler, toute heureuse d’engager de nouveaux cotisants dans les syndicats, qui engraisseront ainsi leur propre machine, le serpent se mord la queue.

     

    Le 14 juin, chaque citoyenne, chaque citoyen de notre pays se prononcera individuellement, en conscience, comme il doit d’ailleurs le faire lors de chaque vote. Nul, je dis bien nul, ne doit lui dicter son choix. Les partis donnent leur point de vue, très bien, mais nul citoyen ne doit écouter d’autre guide que sa petite voix intérieure, celle de son intime conviction. Une moitié, je pense, de la Suisse, votera OUI, l’autre votera NON. Reste à savoir en faveur de qui se jouera la bascule. Pour ma part, je ne fais jamais procès à personne de son vote. D’ici là, parlons du fond. Et pensons, très fort, aux intérêts supérieurs de notre pays. C’est le seul, l’unique enjeu, au moment de la décision suprême, qui doit guider chacun de nous.

     

    Pascal Décaillet

  • La Sainte Irénée des Camarades

     
     
    Sur le vif - Mercredi 20.05.26 - 11.52h
     
     
     
    Jamais tout ce gâchis, tout ce fatras, tragique et burlesque, de la FAD et de la Comédie, ne se seraient produits, si un homme comme Olivier Gurtner, intelligent, pondéré, habile, très fin politique, capable de nouer des alliances et dénouer les crises en amont, avait été Conseiller administratif, en charge de la Culture.
     
    Son parti municipal porte une responsabilité dans tout ce qui arrive. Au moment du choix interne, c'est lui qu'il aurait dû porter à la candidature.
     
    Force est de constater que la magistrate socialiste en charge de la Culture, quelles que soient ses qualités, son intelligence, ses compétences (je n'en nie aucune), peine à s'imposer politiquement.
     
    A son poste, il ne faut pas seulement connaître les dossiers, ni écouter les gens, je ne doute pas qu'elle ait ces qualités. Non, il faut, face à l'inimaginable panier de crabes de la politique en Ville de Genève, des qualités d'instinct, de ruse, de charme avec ses ennemis, bref celles d'un Manuel Tornare, madré à souhait, toujours aimable, mais redoutable marionnettiste. En un mot, il faut une connaissance un peu lucide, machiavélienne, de la nature humaine. Et pas juste la Sainte Irénée des Camarades.
     
    Il faut le reconnaître, et l'extraordinaire intervention de Michèle Roullet (un grand moment d'intelligence oratoire, de courage, de souffle dans l'ordre du verbe) l'a dit clairement hier soir, il y a un problème, dans la gestion de tout ce capharnaüm de la FAD, lié à la direction politique du Département. Non un manque de compétence. Mais un manque, criant, de savoir-faire et d'habileté politique.
     
     
    Pascal Décaillet