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Liberté

  • Glucksmann : privé d'antisèches, il se déshydrate !

     
     
    Sur le vif - Mardi 13.10.26 - 09.37h
     
     
    Soyons clairs, donc ne sombrons pas dans la propagande caviar d'une petite clique Quartier Latin ayant fabriqué de toutes pièces le produit Glucksmann. Nouvel Obs, Libé, France Inter, et autres commensaux.
     
    Soyons clairs, oui. Le but du Sieur Glucksmann n'est absolument pas d'être le candidat de la gauche. Mais celui du Marais. Entendez ce Centre que Macron nous vend, depuis dix ans, comme le nouvel espace magique capable de réduire les extrêmes, fédérer les énergies. Le problème, c'est qu'il n'a rien fédéré du tout, et que les "extrêmes" ne se sont jamais aussi bien portés.
     
    Si quelqu'un fédère la gauche, ou du moins une écrasante majorité d'entre elle, ça n'est évidemment pas le lunaire Glucksmann, mais le terrestre Mélenchon. Orateur de génie, rassembleur de foules, homme de culture et de répartie, l'anti-Glucksmann, si roide et glaçant, quant à lui, dans son rapport aux verbe, à l'improvisation, à la fulgurance des mots, comme arme de combat. Privé d'antisèches, il se déshydrate.
     
    Non. Le rêve de Glucksmann, c'est de devenir, dans l'espace du Marais, un Macron III. Après Macron I, 2017, puis Macron II, 2022, voici Raphaël 1er, Archange de la cause ukrainienne, intercesseur de la Géorgie, apôtre du mondialisme, de l'atlantisme, de l'Union européenne. Bref, EXACTEMENT la même ligne que Macron.
     
    Ukraine, Ukraine, Ukraine. Anti-Russie maladive, incapacité pathologique à considérer la tête froide la question capitale de la continuité, à travers les régimes, de la relation France-Russie. Subordination de la politique à la morale, péché mortel en politique, au pays de Mazarin, Richelieu, Talleyrand et Charles de Gaulle.
     
    Bref, un monumental zombie. Je gage qu'il n'a jamais lu une seule ligne de Karl Marx, lui le "candidat des socialistes français". A quoi s'ajoute une incapacité à oser les mots justes pour qualifier les deux ans de massacre des Palestiniens à Gaza.
     
    Il a beau condamner le macronisme, il pêche exactement dans les mêmes eaux. Tièdes. Troubles. Paludineuses. Voilà qui est le candidat 2027 du parti de Jaurès, Léon Blum, François Mitterrand, à la Présidence de la République française.
     
    Il fallait, une bonne fois, que ces deux ou trois choses fussent dites. C'est fait.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Ils ont élu le stagiaire ? Eh bien, ils ont eu tort !

     
     
    Sur le vif - Dimanche 11.10.26 - 21.45h
     
     
    Ce dimanche 11 octobre 2026 sonne le glas de ce grand mouvement lancé par Jaurès, puis magnifiquement revivifié par Léon Blum, puis François Mitterrand, qu’on appelle le socialisme français.
     
    Un improbable stagiaire, dénué de toute culture politique, de tout ancrage historique, de tout esprit de répartie, obsédé par l’Ukraine, vient d’être plébiscité pour représenter l’univers social-démocrate à la présidentielle.
     
    C’est un Macron no 3, après les marécageuses émergences de 2017 et 2022. Un centriste mou, europhile, mondialiste, déraciné, pathologiquement anti-russe, moralisateur à souhait.
     
    Les socialistes l’ont choisi ? Eh bien, ils ont eu tort !
     
     
    Pascal Décaillet

  • La Suisse profonde vous ferait-elle peur ?

     
     
    Sur le vif - Dimanche 11.10.26 - 10.54h
     
     
    Il n’est absolument pas question que le débat sur la double ou simple majorité, pour la future votation sur les Bilatérales III, vire au débat de juristes.
     
    Nous savons bien que juridiquement, la majorité simple (celle du peuple) suffit. Nous connaissons la Constitution fédérale, et n’avons nul besoin de grands clercs, aux airs graves et aux accents moralisateurs, pour nous le rappeler.
     
    Non. Ce débat sur la double ou simple majorité est un débat citoyen. Il nous appartient à tous. C’est une question éminemment POLITIQUE, donc citoyenne. Quel degré d’ancrage, donc de légitimité, voulons-nous donner à une décision qui tranchera, entre autres, sur la souveraineté juridique de notre pays ?
     
    Pour ma part, je plaide pour la double majorité. Le peuple ne me fait pas peur. Les Cantons ne me font pas peur. La Suisse profonde ne me fait pas peur.
     
     
    Pascal Décaillet