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Liberté

  • Léon XIII, la croissance, la Suisse à dix millions

     
     
    Sur le vif - Jeudi 14.05.26 - 23.29h
     
     
    Il faut vraiment ne rien connaître à l’Histoire de la Suisse moderne pour s’étonner du ralliement d’une part non-négligeable de la démocratie chrétienne à l’initiative sur la Suisse à dix millions.
     
    Étudiez les 43 années entre 1848 et 1891. Sept conseillers fédéraux sur sept sont radicaux. La Suisse s’industrialise à fond. Le train se développe à une vitesse vertigineuse, mais aussi la chimie, la sidérurgie, la machine-outil. Les villes croissent et accueillent l’exode rural. Les grandes banques mettent la main sur l’industrie.
     
    Les radicaux sont pour. Les catholiques conservateurs et les chrétiens sociaux sont contre. Les Ligues du Patrimoine éclosent. La protection du paysage devient un thème.
     
    1891, année folle ! En Suisse, Joseph Zemp devient le premier catholique conservateur à casser l’hégémonie radicale au Conseil fédéral. La même année, événement mondial : l’Encyclique Rerum Novarum, de Léon XIII, place l’économie au service de l’humain, condamne la spéculation financière, rappelle le rôle de la famille et du développement personnel. C’est ce texte-là, lumineux, qui sera à la source de la démocratie chrétienne au vingtième siècle.
     
    Pour moi, il est parfaitement normal que des démocrates chrétiens, famille politique dont je connais l’Histoire à fond, se rallient à une initiative pour une Suisse combattant la pure folie de la croissance non-contrôlée.
     
    Centristes suisses, ne vous laissez pas avoir par les spéculateurs, le patronat profiteur, et les quelques affairistes en costard de votre parti.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Suisse à dix millions : l'errance historique de la gauche

     
     
    Sur le vif - Jeudi 14.05.26 - 06.37h
     
     
     
    Je suis un grand admirateur de Pierre-Yves Maillard, que j’ai qualifié « Le meilleur de tous » dans un édito, il y a un quart de siècle.
     
    Mais là, sa position dans le combat du 14 juin sur la Suisse à dix millions est totalement incompréhensible. Les gauches suisses devraient soutenir ce texte.
     
    Les socialistes, pour enfin protéger les travailleurs suisses, dont les plus fragiles sont directement menacés par l’immigration massive.
     
    Les Verts, qui nous parlent à longueur d’année, à juste titre, de qualité de vie, de respect de l’environnement et de lutte contre le mitage du territoire (dans la lignée du grand Franz Weber), pour protéger notre Plateau suisse, qui n’est pas extensible à souhait.
     
    Pierre-Yves Maillard ? Il est aussi le premier syndicaliste de Suisse. Dans cette affaire, la responsabilité historique des syndicats est écrasante. Leur comportement, lamentable. Ils devraient défendre, en absolue priorité, les travailleurs suisses ! Mais vous comprenez, l’aubaine de nouveaux adhérents, issus de la submersion migratoire, par dizaines de milliers par année !
     
    Les syndicats défendent leur propre intérêt financier, pour être encore plus puissants, ils veulent engraisser leur propre machine, plutôt que défendre l’intérêt supérieur des travailleurs suisses.
     
    Dans ce combat, les leaders de la gauche suisse entraînent leurs adhérents dans le mauvais camp. Ils se font les alliés objectifs d’un grand patronat, mondialiste par cupidité, avide de gain financier et de sous-enchère salariale. Triste, lamentable alliance : les patriotes suisses s’en souviendront.
     
    Restent les militants de gauche. Il n’est pas sûr que tous partagent les slogans de leurs chefs de partis. Ils sont, comme chacun d’entre nous, des citoyens libres.
     
    Ils voteront, chacun individuellement, en conscience.
     
     
    Pascal Décaillet

  • G7 : scandaleuse prestation du Conseil d'Etat

     
     
     
    Sur le vif - Mercredi 13.05.26 - 15.01h
     
     
     
    G7 : terrible contre-prestation du Conseil d’Etat, en conférence de presse ! N’ont encore rien décidé pour les manifestations. Attendent quoi ! Annoncent d’emblée l’absence de tout soutien aux commerçants victimes de saccages.
     
    Se comportent avec une incroyable arrogance face à certains journalistes, comme ma consœur Laure Lugon, qui posent pourtant des questions pertinentes et ciblées. Seules Mmes Fontanet et Bonfanti ont été à la hauteur de la situation, avec des propos factuels et des tonalités respectueuses.
     
    L’exécutif est au service du peuple genevois. Il n’a pas à le prendre de haut, avec la morgue et l'agressivité des puissants. Son animosité, sa vindicte, qu'il les réserve aux casseurs ! Avec eux, il devra se montrer absolument intraitable, pas avec les concitoyens qui lui demandent des éclaircissements.
     
    Cette prestation face à la presse est un scandale. Bien pire : politiquement, elle résonne comme l'aveu d'une faiblesse.
     
     
    Pascal Décaillet