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Liberté

  • En prendre à perpète ? Non, merci !

     
     
    Sur le vif - Samedi 19.09.26 - 11.00h
     
     
    Tout m’incline à voter POUR l’initiative sur la neutralité. Tout, ma conception intraitable de la souveraineté de la Suisse, son indépendance, son refus absolument nécessaire de toute alliance.
     
    Et, par dessus-tout, l’insupportable politique de M. Cassis. Son alignement, les doigts sur la couture du pantalon, sur l’Union européenne, pour « sanctionner » la Russie.
     
    Il aurait pu condamner l’attaque russe, mais AU NOM DE LA SUISSE SEULE, et non et copiant-collant les mots d’un club des 27 dont NOUS NE SOMMES PAS MEMBRES.
     
    Et puis, M. Cassis, c’est un soutien inconditionnel à Israël, et deux ans de silence coupable pendant les massacres de Gaza. Cela, je ne le pardonne pas. Le peuple palestinien existe, M. Cassis ! À Gaza, il fut martyrisé, sans doute près de 80.000 morts. En Cisjordanie, aujourd’hui, il est humilié, poussé à l’exil, par des colons fanatiques, que les autorités israéliennes laissent faire. Et vous, vous vous taisez ! C’est une honte !
     
    Bref, tout me pousserait, normalement, à voter OUI.
     
    Seulement voilà. Il y a ce mot, neutralité « perpétuelle ».
     
    Là, je ne marche pas. En politique, rien n’est perpétuel, rien n’est gravé dans le marbre. L’appréciation des circonstances, comme nous y invitent Thucydide, Richelieu, Clausewitz ou Bismarck, doit l’emporter sur le corset de principes idéologiques.
     
    Bref, chez moi, le mot « perpétuel » constitue une hérésie politique.
     
    Je pense que ce mot constitue, à lui seul, le péché originel de l’initiative. Les Suisses détestent qu’on leur lie les mains, par des dogmes quasiment théologiques.
     
    Je réfléchis encore. Je vote demain.
     
    Je suis un citoyen responsable. Je laisse agir mon cerveau, j’écoute les accents patriotes de mon cœur, je laisse s’affronter en moi les lumières de la Raison et la petite musique de l’instinct.
     
    Et puis, le moment venu, je tranche.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Après les taxis de la Marne, les mulets du Léman !

     
     
    Sur le vif - Vendredi 18.09.26 - 10.39h
     
     
     
    OFFICIEL - Désireux de mettre au point rapidement une solution aux constantes coupures sur les lignes, à la fois ferroviaire et autoroutière, Genève-Lausanne, les CFF et l'Office fédéral des routes ont décidé de mettre en action un nouveau mode de transport.
     
    Il s'agit d'inviter les usagers du train ou de la voiture à faire le trajet à pied. Le long de la route du Lac. Selon les calculs de Berne, un adulte en bonne forme physique, avec de bonnes chaussures, une gourde et des raisins secs dans son sac à dos, un K-WAY en réserve, de bonnes lunettes de soleil, un minimum de crème solaire, voire un chapeau, peut parfaitement faire le trajet en une quinzaine d'heures. Nul besoin de carte : il suffit d'aller tout droit. Tout au plus, une mini-pharmacie, pour les cloques.
     
    L'avantage est immense. En un temps à peu près équivalent à celui de certaines doubles coupures, de plus en plus simultanées, autoroute + train, on se refait une santé d'enfer ! Le projet enchante littéralement l'Office fédéral de la Santé, les Caisses maladie, la FMH, et les Églises, enchantées de réinventer ainsi une version lémanique et utilitaire du pèlerinage.
     
    Et les valises, me direz-vous ! C'est là qu'intervient la solution-miracle ! L'Office vétérinaire fédéral décide de relancer, avec l'aimable complicité des ânes et des juments de Suisse, la production de mulets. Chacun de ces animaux providentiels peut porter, sur son dos, les bagages de cinq à six voyageurs, ainsi que le fourrage lui étant destiné. Et surtout, quelle merveilleuse compagnie pour les enfants ! Des stations-foin, avec aires de repos et trampoline pour les enfants, seront installées, tout au long du parcours. On s'affranchit enfin du pétrole, des monarchies du Golfe, et de la pollution.
     
    Le projet, pour éviter un débat interminable des Chambres, fera l'objet d'un AFU (arrêté fédéral urgent), et pourrait entrer en vigueur dès la prochaine panne généralisée. Donc, idéalement, dès ce soir 18h.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Bienheureuse FAD, elle a son Vauban !

     
     
    Sur le vif - Mercredi 16.09.26 - 16.09h
     
     
    Vauban. Le grand Vauban. L'un des très grands hommes de l'Histoire de France. Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (1633-1707), maréchal de France, l'une des pièces majeures du règne de Louis XIV.
     
    Ingénieur, architecte militaire, il n'a pas conquis son bâton de maréchal en menant des assauts. Mais en construisant, infatigablement, le plus fabuleux système de forteresses dont un pays d'Europe se soit doté, tout au long des frontières naturelles de la France : l'Océan, la Manche, la mer du Nord, les Ardennes, le Rhin, le Jura, les Alpes, la Méditerranée. Impossible de rouler sa bosse dans une campagne de France, sans tomber sur une forteresse de Vauban.
     
    En assistant, hier soir, au rejet par le Municipal de la Ville, par tous les partis sauf le PLR et l'UDC, de l'excellent projet de Maxime Provini concernant l'avenir de la FAD, je n'ai pas particulièrement pensé à l'armada des camarades socialistes, je voulais protéger ma nuit de trop funestes cauchemars. Ni même à l'improbable marécage (dépourvu, quant à lui, des "frontières naturelles", si chères à Richelieu, ce qui le rend réductible ou extensible à souhait, en fonction de l'opportunité à saisir).
     
    Non. J'ai pensé à Vauban. Et je me suis dit : "Bienheureuse FAD, qui peut compter, pour assurer sa défense contre vents et marées, sur un système de fortifications plus inexpugnable que les plus tenaces des places-fortes". Plus tenace que Troie, qu'une simple ruse du roi d'Ithaque suffit à faire tomber.
     
    Et je me suis dit "Si les camarades de la Ville, et leurs alliés de circonstance, pouvaient investir la même énergie d'inventivité pour le bien public, que pour la défense de leurs affidés, nous serions la plus heureuse des villes". Une Jérusalem Céleste, sur les bords du Léman, tous marécages asséchés, toute félicité bue. La vie est belle, non ?
     
     
    Pascal Décaillet