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Liberté - Page 518

  • Le cirque blanc

     
    Sur le vif - Vendredi 16.10.20 - 20.30h
     
     
    Depuis le début de la crise, je respecte les mesures sanitaires. J'ignore si elles sont justifiées ou exagérées, je n'en sais rien. Je ne suis pas médecin. L'infectiologie ne m'intéresse pas.
     
    Je respecte les mesures, mais je me méfie de l'autorité sanitaire. Je n'aime pas ce pouvoir des blouses blanches, qui nous prend de haut, au prétexte de la "science" et de la connaissance. Je préfère encore la brutalité primaire d'un bon vieux sergent-major, aux joues rosacées, et aux haleines d'alcool. Au moins, cette brute épaisse ne se prend pas pour Dieu le Père.
     
    Rustique, le sergent-major se contente de la parcelle de pouvoir que les hasards byzantins de la hiérarchie lui ont confiés. Il est con, il le sait, il nous emmerde, et la vie continue.
     
    Mais les autorités sanitaires ! À commencer par ces ineffables "médecins cantonaux". Il faut voir comme ils nous parlent. De quel Everest ils s'adressent à nous. Je ne les aime pas, c'est sûr.
     
    Je porte le masque. Je fais tout comme il faut. Mais il y a quelque chose, dans ce cirque blanc, que je déteste.
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

  • Contrôle démocratique, vite !

     
    Sur le vif - Samedi 17.10.20 - 06.49h
     
     
    On ne peut plus laisser le gouvernement genevois cracher, l'une après l'autre, ses directives sanitaires, comme aux pires heures de ce printemps, avec un pouvoir absolu du "médecin cantonal" (qui n'est rien d'autre qu'un fonctionnaire), et de son ministre de tutelle, ivre de puissance.
     
    Les choses ne peuvent pas continuer ainsi. La Suisse est une démocratie. Le patron, c'est le peuple. Le personnage principal, c'est le citoyen, pas l'élu. Et encore moins le fonctionnaire !
     
    La démocratie doit reprendre la main. Contrôle du gouvernement par le Parlement. Et, s'il le faut, par le suffrage universel, qui est le souverain.
     
    Marre de ces conférences de presse, à n'en plus finir. On nous balance des chiffres, des "nombres de cas", des "évolutions en 72 heures". Marre de ces liturgies de la révélation par le chiffre.
     
    Ça fait penser aux topos du service de presse de l'armée américaine, en janvier 91, lors de la Guerre du Golfe. Le pouvoir qui se met en scène, pérore en majesté, sans la moindre contradiction en face, et le bon peuple qui gobe.
     
    Contrôle démocratique, vite !
     
     
    Pascal Décaillet

  • Vivre, bon sang !

     

    Commentaire publié dans GHI - 14.10.20

     

    Pour relancer Genève, il faut rétablir, un peu partout, un certain sens des priorités. C’est valable pour les politiques. Mais aussi, pour les médias. Et au fond, pour toute citoyenne, tout citoyen, ambitionnant de s’exprimer dans l’espace public. A cet égard, une certaine hiérarchie des sujets s’impose.

     

    Ainsi, avoir le sens de ce qui préoccupe vraiment le grand nombre. Je parle beaucoup de cela, ces temps, ça n’est pas par plaisir, mais les gens, autour de moi, sont vraiment inquiets. L’économie, d’un coup, a cessé d’être une science de courbes sur des tableaux noirs, dans des Universités. Elle devient l’essentiel, la vérité des choses : ce qui nous touche, nous crée des insomnies, nous donne des ulcères. Parce que rien n’est gagné, et que la prospérité des dernières années, fondée sur beaucoup de spéculation et d’argent facile, n’était qu’une façade.

     

    Alors oui, parlons-en, de l’économie ! Et ça tombe bien : c’est passionnant. Ça nous concerne. Ça nous travaille. Ça nous oblige à nous remettre en question. Considérer autrement l’argent. Vivre plus simplement. Aller à l’essentiel.

     

    L’essentiel, c’est quoi ? Mais vivre, bon sang ! Vivre en plénitude. Soigner son alimentation. Demeurer ouvert, avec son cœur, son cerveau, ses antennes, sa curiosité. Laisser une place à l’autre. Mais pour tout cela, il faut avoir le minimum. Au-dessous d’un certain seuil, on ne pense plus qu’à survivre. Et cela, dans la société genevoise de 2020, n’est simplement pas acceptable.

     

    Pascal Décaillet