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Liberté - Page 515

  • Cyril Aellen : l'excellence dans la bataille

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 02.12.20

     

    Annoncée ce mardi 24 novembre, dans l’émission « Les Yeux dans les Yeux », la candidature du PLR Cyril Aellen au Conseil d’Etat marque un tournant dans la bataille électorale du 7 mars. L’arrivée d’un candidat calme et puissant, pétri de qualités, courageux dans le combat, respectueux de l’adversaire. J’ignore absolument s’il sera élu, si la droite conservera son siège, comment la campagne va se passer. Mais une chose est sûre : qu’on aime ou non Cyril Aellen, qu’on partage ou non ses convictions politiques, voilà un poids-lourd dans la bataille. Sa campagne sera passionnante. Périlleuse, aussi : elle devra faire la part des choses entre un enracinement très fort dans le terreau du libéralisme politique, et la nécessité de convaincre au-delà de cette seule famille. L’homme est-il capable de concessions ? Doit-il seulement en faire ? L’excès d’habileté, en politique, dès qu’il devient visible, se retourne comme un boomerang contre son auteur.

     

    Pour ma part, je ne suis pas libéral, vous le savez bien pour me lire depuis bientôt dix ans dans ce journal. Je viens d’ailleurs. D’une autre droite, à la fois plus nationale et plus sociale, plus soucieuse de cohésion. Et le discours dogmatiquement libéral, depuis trente ans, centré sur les seules vertus du marché, oubliant l’Etat, la nation, les frontières, m’exaspère. Et certains représentants du libéralisme économique à Berne me font penser à des commis-voyageurs de la grande finance. Pourtant, et il y a là comme un miracle, le libéralisme d’un Cyril Aellen m’inspire un immense respect. Il respire une certaine austérité, une passion pour le travail et pour l’entreprise, un sens aigu, saisissant même, de la responsabilité individuelle. J’en ai maintes fois discuté, pendant des heures, avec le principal intéressé, il m’a si souvent convaincu. Ce libéralisme-là, illuminé par le devoir plutôt que par la jouissance, a quelque chose d’un livre ouvert dans l’immensité d’un temple, il nous confronte à notre mission d’hommes et de femmes sur cette terre, c’est quand même autre chose que signer aveuglément, à Berne, les Accords de libre-échange et les lois de dérégulation.

     

    Cyril Aellen aura face à lui d’autres candidats, de qualité. A l’interne du PLR, il devra convaincre face à Gilles Rufenacht, homme de valeur et de compétence, pour l’investiture. Chez les Verts, quatre militantes briguent la candidature, elles ont beaucoup à apporter à notre dialogue politique. Et puis, ne l’oublions pas, un certain Pierre Maudet se représente : il regorge d’ennemis, mais tout autant d’amis, qui lui sont restés fidèles dans la tempête, c’est tout à leur honneur. Rien de plus infect que la trahison, mortifère, méprisable, vêtue de pestilence. La campagne de Cyril Aellen sera difficile, semée de pièges. Cet avocat de 49 ans, brillant député, père de famille, qui fut le dernier président du Parti libéral genevois, prend le risque politique de sa vie. Rien que pour ce courage, il mérite respect et admiration.

     

    Pascal Décaillet

  • Lisa Mazzone : compétence et ténacité

     
    Sur le vif - Lundi 30.11.20 - 15.38h
     
     
    Je ne partage quasiment aucune des idées politiques de Lisa Mazzone. Mais j'apprécie au plus haut point, depuis toujours, cette jeune et courageuse politicienne. Lorsqu'elle était très jeune, toute débutante, j'ai perçu en elles de grandes qualités, une remarquable aptitude au combat politique, qui est sans merci. Il faut avoir le cuir très dur.
     
    Elle a une vision du monde. Elle se bat pour elle, avec fougue, ténacité, sincérité. Les attaques, contre elle, sont souvent innommables. Elles portent sur sa personne, non sur ses idées. Malgré cela, elle tient le coup. Elle va son chemin. Elle se bat.
     
    Je comprends très bien que l'on combatte ses idées. Mais l'acharnement sur sa personne est inacceptable.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Regarde, Maman, comme je suis présentable !

     
    Sur le vif - Dimanche 29.11.20 - 10.48h
     
     
    Jamais l'urgence d'un contre-pouvoir à la toute-puissance de l'exécutif n'a été aussi criante à Genève, depuis Fazy.
     
    Et jamais le Grand Conseil n'a été aussi impuissant à l'établir.
     
    A cela, deux explications. D'abord, la barbichette. Les partis gouvernementaux font tout pour tuer toute émergence de commission d'enquête sur la gestion de la crise sanitaire, depuis ce printemps, par le Conseil d'Etat. Terrible spectacle que celui de ce Parlement tétanisé, à la botte de l'exécutif, tout le monde se tutoie, les députés tutoient les conseillers d'Etat, l'impuissance tutoie la complicité.
     
    Et puis, on se prépare à une élection complémentaire, celle du 7 mars 2021. Il s'agit de ménager les alliances. L'une d'entre elles sera celle des fatigues patriciennes avec les Gueux.
     
    Des Gueux qui, depuis longtemps, sont rentrés dans le rang. Tout heureux de s'associer aux voluptueuses délices du pouvoir. De se fondre dans la masse. De s'embourgeoiser. De pouvoir dire à leurs mamans : "Regarde comme je suis devenu présentable".
     
    Jamais, à Genève, le pouvoir de l'exécutif, sa prise de visibilité directe, comme chez lui, n'ont été aussi forts. Jamais la nécessité d'un contre-pouvoir n'a été aussi pressante. Le Parlement, ce printemps comme cet automne, a choisi à deux reprises de s'y dérober. Reste donc, comme ultime espoir pour sauver notre démocratie, l'entrée en action urgente de son seul véritable souverain : le peuple.
     
     
    Pascal Décaillet