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Liberté - Page 514

  • Qui dirige Genève ?

     
    Sur le vif - Mercredi 02.12.20 - 20.26h
     
     
    Comment le Conseil d'Etat ose-t-il nous laisser apparaître comme désormais incertaine la réouverture des restaurants pour le 10 décembre ? Alors qu'il avait lui-même allumé les espoirs, mercredi dernier, sur cette date, par lui-même décidée ?
     
    Pourquoi ce retour possible sur une parole donnée, un engagement pris face à un corps de métier en souffrance ? Où est le crédit de l'Etat ? Où est la confiance ?
     
    Le gouvernement est-il l'otage de la bureaucratie sanitaire, ou juste son porte-parole ? Qui dirige Genève ?
     
     
    Pascal Décaillet
     
     

  • L'allume-cigare

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 02.12.20

     

    Tout le monde le sait, tout le monde le dit : le Conseil d’Etat, depuis les premiers jours de la crise sanitaire, ce printemps, a pris beaucoup trop de pouvoir à Genève. Directives, ukases, puissance d’une bureaucratie sanitaire à laquelle nul ne semble s’opposer, conférences de presse où le pouvoir exécutif, sans appel, a pris l’habitude de délivrer ses décisions, sans le moindre antagonisme en face, Parlement en veilleuse, opinion publique patiente ce printemps, beaucoup moins cet automne.

     

    Cette situation ne peut tout simplement plus durer. Regardez-les, ces conférences de presse, où des Conseillers – et Conseillères – d’Etat nous font la leçon, à nous le peuple souverain, nous parlent comme des régents, ou des maîtresses d’école, nous tapent sur les doigts, nous infantilisent. Et personne, en face, pour les contredire !

     

    Personne, et surtout pas le Parlement ! Il s’est refusé à lui-même les moyens de contrôle que certains de ses membres lui proposaient, notamment des Commissions d’enquête. Nos députés sont bien gentils, mais il faudrait peut-être leur offrir à chacun « L’Esprit des lois », de Montesquieu. Leur rappeler que les pouvoirs sont séparés. Que le contrôle de l’action du gouvernement constitue pour eux une mission obligatoire, au nom du peuple, et non une option, comme un allume-cigare dans une voiture neuve. Trop de députés, sur les cent du Parlement, semblent ignorer l’essence même, depuis la fin du dix-huitième siècle, de leur Chambre. A nous, le peuple souverain, de le leur rappeler. Avec une certaine férocité.

     

    Pascal Décaillet

  • Le petit théâtre de l'exécution

     
    Sur le vif - Mercredi 02.12.20 - 14.42h
     
     
    Les conditions de mise à l'écart de Pierre Maudet par ses pairs, je l'ai dit dès le premier jour, sont totalement inacceptables.
     
    Le montage savant du Triste Sextuor, avec leurs mots techniques insupportables, style "diagnostic organisationnel", ne trompe personne. Il y a eu LIQUIDATION FROIDE de l'un des membres du collège par les six autres, parmi lesquels un quarteron d'ambitieux qui veulent augmenter leur influence, à l'interne.
     
    Face à ce coup de majesté, Pierre Maudet - quelles que fussent ses errances passées - est parfaitement en droit de se rebeller. Et son avocate, de soutenir sa défense. Les grands airs pénétrés du Triste Sextuor, avec cette fausse douceur de certain(e)s, ne sont que de la piètre comédie.
     
    À cet égard, le flux direct offert, chaque mercredi, au Conseil d'Etat pour qu'il s'exprime sans filtre, sans médiateurs, sans questions dérangeantes, se retourne contre lui. Le public est de moins en moins dupe de ce petit théâtre de l'exécution.
     
     
    Pascal Décaillet