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Liberté - Page 513

  • De minimis non curat praetor

     
    Sur le vif - Jeudi 29.10.20 - 14.52h
     
     
    Plus le Conseil d'Etat multiplie les conférences de presse, plus il s'enfonce dans les détails des ordonnances et directives.
     
    On ne s'adresse plus à ses membres comme à des ministres de la République, même pas comme à des chefs de service, ni même comme à des sous-chefs.
     
    Non. On leur demande des gloses, exégèses ou didascalies, ou notes en bas de page (comme dans les choix d'édition des textes grecs et latins, une variante plutôt qu'une autre, jouissance des philologues), sur des règlements d'application qu'ils n'ont même pas rédigés eux-mêmes.
     
    Trop communiquer, trop détailler, c'est descendre chaque fois d'un cran. De minimis non curat praetor.
     
    A cet égard, et sans vouloir porter ombrage à l'intéressée, disons que la tournure d'esprit très pointilliste de la nouvelle Présidente ne facilite pas, pour un an, l'esprit des synthèse et la clarté d'ensemble nécessaires à une communication gouvernementale.
     
     
    Pascal Décaillet

  • Le Conseil d'Etat nous rejoue les Procès de Moscou

     
    Sur le vif - Mercredi 28.10.20 - 13.44h
     
     
    La cabale de six membres du Conseil d'Etat contre Pierre Maudet, avec certains minois couleur traître, est indigne d'un gouvernement républicain. On se saisit d'un prétexte (que nous ne jugerons pas ici) pour régler sournoisement, lâchement, en catimini, le cas d'un collègue dont on veut voir férocement les talons depuis deux ans. Personne n'est dupe !
     
    On vient à sept. On prend de grands airs. On organise une humiliation publique de l'intéressé qui, toutes totalités certes différenciées, n'est pas loin de rappeler, sur le fond, les Procès de Moscou.
     
    Le pestiféré, seul contre tous, a totalement raison de ne pas accepter ce putsch interne. Le comportement du Conseil d'Etat est tout simplement dégueulasse.
     
    On ne s'acharne pas ainsi contre un homme seul. Un homme abandonné de tous, depuis deux ans. La ficelle est trop voyante : la récupération politique d'un malaise RH est flagrante. La trahison se voit trop, jusqu'à certains visages que nous avions encore voulu croire, jusqu'à ce début d'après-midi, incapables d'un tel lynchage.
     
    Ce que j'écris ici déplaira aux anti-Maudet. Cela m'est parfaitement égal. La question n'est absolument pas d'être pour ou contre ce magistrat en immense difficulté. J'ai été le premier à attaquer frontalement Pierre Maudet, du temps de sa splendeur, du temps de sa superbe, du temps de son omnipotence. J'ai dénoncé violemment sa politique des fusibles. Et à l'époque, d'autres, si virulents aujourd'hui à réclamer sa tête, lui ciraient les bottes. Les courageux justiciers de la vingt-cinquième heure !
     
    Non, il ne s'agit pas d'être pour ou contre Maudet. Il s'agit de garder des tonalités d'hommes et de femmes d'honneur, dans une jungle politique où le pire est désormais permis. Contre la main suintante de la trahison, même la potion magique du Bon Docteur Pittet ne peut hélas rien.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • Manif des fonctionnaires : un NON d'Etat s'impose !

     
    Sur le vif - Mercredi 28.10.20 - 09.44h
     
     
    Le Conseil d'Etat sera jugé en fonction de son courage ou de sa lâcheté face à la manifestation annoncée par les fonctionnaires, demain. Il est encore temps d'opposer à ce projet irresponsable un NON sec et glacial. Un NON d'Etat. Sinon, c'est la ruine du crédit de tout discours ultérieur sur les mesures sanitaires et la distance sociale. Et par pitié, qu'on ne vienne pas nous parler des "libertés publiques" !
     
    Si le Conseil d'Etat ne prend pas ses responsabilités, il aura perdu toute autorité jusqu'à la fin de la législature. Il ne faudra pas, ensuite, qu'il vienne se plaindre.
     
    Les quelque 450'000 Genevois qui ne sont pas fonctionnaires, et sans doute aussi beaucoup de fonctionnaires qui ne sont pas esclaves de l'idéologie du Cartel, et pour qui l'intérêt supérieur l'emporte sur les corporatismes, soutiendront le gouvernement, s'il fait preuve de courage et de fermeté.
     
    Les présentes lignes s'appliquent aussi, bien sûr, à la joyeuse plaisanterie de saison appelée Automnales.
     
     
    Pascal Décaillet