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Liberté - Page 509

  • Pierre Maudet et le Triste Sextuor

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 04.11.20

     

    Il fallait le voir, le Triste Sextuor ! Il fallait regarder Léman Bleu, qui transmettait en direct, ce mercredi 28 octobre dans l’après-midi, la conférence de presse du Conseil d’Etat genevois. Oh, je dis sextuor, et pourtant ils étaient bien sept ! Le principal intéressé, le corps du délit, l’objet racinien de tous les ressentiments, Pierre Maudet, était bien là. Il a même parlé, brièvement, pour dire qu’il s’exprimerait le lendemain. Une fois seul. Et libéré des six autres. Il avait hâte de se défaire de cet encombrant compagnonnage. Reprendre sa liberté. Respirer fort. Redevenir Maudet le Flandrin, l’enfant terrible de la République et Canton de Genève. Et pour cela, il faut être seul. La présence de six traîtres n’est pas la plus souhaitable, dans ces cas-là.

     

    Le Triste Sextuor ! On peut aimer ou non Maudet, vouloir ou non qu’il reste, l’apprécier ou le haïr, sanctifier son nom ou damner sa mémoire, il n’en reste pas moins qu’il y eut, blême comme une exécution sous une aube de pluie, la Triste Sextuor. La mine confite du bourreau, qui adoucit sa voix pour accompagner le condamné à l’échafaud. Un petit digestif, pour la route ? Une cigarette ? Oui, je les ai détestées, ces intonations doucereuses de certains – et de certaines – mimant la parfaite objectivité de l’expert en ressources humaines pour se livrer à l’assassinat politique de l’un des sept membres du collège. Elu, comme eux. Elu au premier tour. Le mieux élu !

     

    Oh, le coup avait été préparé. En silence. On s’approche, sur la pointe des pieds, de la cellule du condamné, lorsque vient poindre la fin de la nuit. Il ne doit se douter de rien. Et puis, d’un coup, ou ouvre la porte. On se rue sur lui. Et on lui dit, soudain si gentiment, comme une petite mère blafarde, d’avoir du courage. Ah, les braves gens ! Ah, le Triste Sextuor ! Des sept visages offerts au public, ce mercredi-là, celui du condamné n’était pas le plus à plaindre. Lui, allait se libérant. Cette mise à l’écart, c’était la Mer Rouge qui devant lui s’ouvrait. Il n’est pas exclu qu’assez vite, elle vienne à se refermer sur le Triste Sextuor. Car ce sont les six autres qui au fond faisaient pitié. Tous ces Brutus et ces Cassius, qui s’étaient entendus avant, entre eux. Et qui, là, couvaient encore leurs dagues sous la moiteur de la cape.

     

    Triste Sextuor, je ne vous aime pas. Vous fûtes des exécuteurs de bazar, l’homme n’est pas mort. Blessé, mais vivant. Vous me faites penser à Louis XVIII. Comte de Provence, devenu Roi par la défaite de Napoléon en 1814, puis renversé par le Retour de l’île d’Elbe en mars 1815, puis à nouveau Roi après Waterloo. Triste Louis XVIII ! Maudet, lui, aimé ou haï, adulé ou rejeté, ange ou démon, a quelque chose en lui de l’aventure bonapartiste. Ça sent le grognard. Ça sent le destin, sans cesse joué. Ça sent la poudre. Et moi, ce côté mauvais garçon, tiraillé entre Lumières et despotisme, mais si intensément républicain, comme un fils perdu de la Révolution, j’aime ça,

     

    Pascal Décaillet

     

     

  • Que nos paroles soient de feu !

     
    Sur le vif - Mercredi 04.11.20 - 10.14h
     
     
    Le problème n'est pas qu'une opaque "Fondation" ait décidé de renflouer le porte-parole de la pensée européiste et mondialiste en Suisse romande, et de l'hystérie anti-Trump dans les salons bobos. Les gens de cette "Fondation" font ce qu'ils veulent de leur argent. S'ils ont envie de le jeter au Rhône (c'est à peu près équivalent), c'est leur affaire.
     
    Non. Les ennemis, en Suisse romande, de la pensée véhiculée par ce journal, qu'ils ne s'occupent pas trop de leur adversaire, mais d'eux-mêmes. Quand on fait la guerre, on se soucie en priorité de soi : clarté d'une stratégie, volonté d'en découdre, aptitude au combat, munitions, intendance. Et surtout, un moral d'enfer.
     
    S'il existe, dans nos contrées, des patriotes, souverainistes, défenseurs intransigeants de l'indépendance de notre pays, protectionnistes en économie, attachés à nos paysans, à la qualité de notre vie, à la préférence cantonale et nationale, à l'emploi des jeunes, à la dignité de nos aînés, partisans d'une régulation draconienne des flux migratoires, eh bien qu'ils s'annoncent ! Qu'il s'occupent d'eux-mêmes, de leur équation au courage, à la clarté. Qu'ils fassent leur coming-out souverainiste, et laissent le Journal de Révérence vivre sa vie de courbettes.
     
    Laissons l'ennemi vivre sa vie. Ne parlons pas de lui. Intéressons-nous à nous-mêmes, pour forger notre capacité combative. Nos forces, allons les puiser au plus profond de nos âmes. Ne craignons ni la colère, ni la véhémence des mots. Que nos paroles soient de feu. Faisons la guerre. Surtout pas de la diplomatie.
     
    L'odieuse, l'immonde, la méprisable diplomatie.
     
     
    Pascal Décaillet
     

  • La gauche des oisillons

     
    Sur le vif - Mardi 03.11.20 - 08.11h
     
     
     
    Depuis le début de la crise, la gauche ne sait que demander des sous. Elle n'a que ce mot à la bouche. Elle n'a strictement aucun autre projet, aucune autre vision que de creuser la dette genevoise, pomper dans les réserves de la Banque Nationale.
     
    Comme si l'argent était une manne, qui tombe du ciel ! Comme s'il n'était pas le nôtre, celui des honnêtes gens, ceux qui se lèvent le matin pour bosser, et n'ont jamais demandé un centime d'assistance à personne. Ceux qui, éreintés par l'impôt, engraissent un Etat déjà tentaculaire.
     
    C'est la gauche des oisillons, irresponsable. On demeure dans le nid, on ouvre grand le bec, et on attend la maman, surgie du ciel, avec la pitance.
     
    La gauche ferait mieux de prendre ses responsabilités. Se montrer beaucoup plus sévère face aux ukases de l'Etat. Dénoncer l'arbitraire de la Nomenklatura sanitaire à Genève. Défendre le travail, l'entreprise, la responsabilité individuelle. Combattre les mesures hallucinantes, indifférenciées, imposées par un Conseil d'Etat dépassé, aux ordres de la bureaucratie sanitaire.
     
    Défendre la dignité de l'action, plutôt que la complaisance passive dans le cocon du confinement.
     
     
    Pascal Décaillet