Sur le vif - Mardi 12.05.26 - 16.13h
Le 9 février 2014, le peuple et les cantons, qui constituent le souverain de notre pays, ont accepté l'initiative contre l'immigration de masse.
Elle n'a jamais été appliquée. Cette trahison des clercs, refusant de mettre en oeuvre une décision suprême, d'innombrables compatriotes l'ont en travers de la gorge, depuis douze ans. Une majorité ! J'en sais quelque chose : j'en fais partie.
A bien des égards, la votation du 14 juin prochain, sur la Suisse à dix millions, constitue une piqure de rappel sur le thème brûlant de la démographie suisse, et des souffrances endurées par les plus précaires d'entre nous, en matière d'emploi et d'infrastructures vieillissantes. Ce scrutin est un ultime avertissement aux corps intermédiaires de notre pays.
Si, par hasard, l'initiative passe, alors il faudra impérativement l'appliquer.
Toute autre posture du petit monde parlementaire, cette molasse fédérale bernoise que je connais par coeur pour l'avoir longtemps fréquentée au Palais fédéral, constituerait un ACTE DE GUERRE des élites contre le peuple suisse.
La rupture de confiance, pour longtemps, serait consommée.
Il est préférable, croyez-moi, de tout entreprendre pour éviter une telle issue.
Le peuple suisse est patient, exemplaire même. Mais il a des limites.
Pascal Décaillet