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Liberté - Page 520

  • Genève a besoin d'un cabinet de guerre !

     

    Commentaire publié dans GHI - Mercredi 14.10.20

     

    Pourquoi se cacher la face, craindre d’utiliser les mots justes ? Genève est en crise économique, et nous n’en sommes peut-être qu’au début. Suite à la crise sanitaire de ce printemps, qui continue d’ailleurs de battre son plein, des secteurs entiers de notre économie cantonale s’effondrent : l’hôtellerie, la restauration, le tourisme, le petit commerce, l’artisanat, pour ne prendre que quelques exemples. Les effets induits sont dévastateurs : les fournisseurs d’un commerçant en faillite sont affaiblis, les familles se paupérisent, le pouvoir d’achat général, principalement celui des classes moyennes, est en chute libre. Surtout, la confiance, la prévisibilité, ne sont plus au rendez-vous. Nul ne sait de quoi demain sera fait. La peur s’installe. Jeunes sans emploi, seniors guettant avec anxiété l’arrivée de la retraite, rentiers AVS n’arrivant tout simplement pas à tourner.

     

    Dans ces conditions, pour relever notre économie, il ne s’agit plus de se contenter de la bonne vieille politique pépère, au jour le jour. Mais de faire la guerre. Il faut, au plus haut niveau de notre Canton, une énergie indomptable, des ambitions parfaitement claires, exposées au grand public, soutenues par un effort de tous les instants. En termes de gouvernement, cela s’appelle un cabinet de guerre. Il n’est absolument plus pensable, dans la situation où nous allons nous trouver, de continuer avec un improbable septuor, fruit du hasard des urnes, dont les dissensions internes sont connues loin à la ronde. Et en plus, avec un vilain petit canard, mis à l’écart par ses six charmants collègues.

     

    Surtout, Genève ne peut pas se permettre d’affronter la tempête avec, à sa tête, un gouvernement constitué de sept Départements parfaitement cloisonnés, dirigés comme des silos par sept chefs, sans souci de l’ensemble. Un Conseiller d’Etat n’est pas seulement le patron d’une administration. Il est, avant tout, membre d’un collège indivisible, dont il doit être solidaire. Face à la crise, l’idéal serait que les sept s’occupent d’économie ! Chacun d’entre eux ayant des objectifs précis, mesurables, à atteindre. Au final, le collège entier gagnerait – ou perdrait – son pari de redressement. Dans le premier cas, tant mieux. Dans le second, il devrait, comme partout ailleurs dans le monde, en tirer les conséquences. Et laisser sa chance à une autre équipe.

     

    Nous ne sommes pas encore, certes, en 1929. Ni dans les Raisins de la colère, de Steinbeck. Ni dans l’Allemagne des années vingt, avec les brouettes de billets de banque, ne valant plus rien, pour payer son épicier. Nous n’en sommes pas là, mais la crise est sérieuse. La prospérité de notre pays est beaucoup plus récente qu’on ne le croit. J’entends encore mon père me raconter le Valais des années vingt, et trente. Nous devons tous nous battre. Nous avons besoin d’un gouvernement clair et fort, unitaire dans sa doctrine. Genève a besoin d’un cabinet de guerre.

     

    Pascal Décaillet

     

     

     

     

     

     

  • La vie privée de l'Ange

     
    Sur le vif - Mercredi 14.10.20 - 06.44h
     
     
    Lorsque poindra l'Apocalypse, tous océans en furie, tous cieux incendiés, toutes terres éviscérées, et l'Ange surgissant, les sociétards continueront-ils de déposer des motions sur son sexe ?
     
     
    Pascal Décaillet
     
     
     

  • Sociétards totalement décalés !

     
    Sur le vif - Mardi 13.10.20 - 16.00h
     
     
    Les députés qui inondent le Parlement de sujets "de société", liés notamment au sexe, au genre, ou encore au mode vestimentaire, alors que Genève est devant la pire crise économique depuis la guerre, portent une lourde responsabilité face à l'Histoire.
     
    Leur décalage total, par rapport aux VRAIES SOUFFRANCES de la population, ruine non seulement leur crédit à eux, mais aussi celui du législatif dans son ensemble, comme institution de la République. Plus globalement encore, celui des élus, face au peuple.
     
    S'il faut un cabinet de guerre pour redresser l'économie du Canton (je plaide dans ce sens dans GHI, à paraître demain), on espère aussi un Parlement de guerre, responsable et sélectif dans la hiérarchie de ses priorités.
     
     
    Pascal Décaillet