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Sur le vif - Page 421

  • Les Verts en Ville : Salut, les Copains !

     

    Sur le vif - Vendredi 29.05.20 - 17.06h

     

    Un excellent article de la Tribune de Genève le souligne : les nouveaux magistrats Verts en Ville de Genève n'ont même pas attendu leur entrée en fonction pour se confectionner, chacun, une Garde Noire qui ferait presque, en comparaison, passer tel ancien Conseiller d'Etat radical, et son âme damnée, pour des oies blanchâtres.

    Une Garde Noire, ou plutôt une Garde Verte : tel nouvel élu au Municipal, humide encore dans le juvénile entourage de ses oreilles, renonce à siéger, se précipite dans le cabinet de l'exécutif, pour y faire antichambre. Tel ancien du G8, observateur du tragique de l'Histoire, rejoint la Cour de la Princesse.

    Tout cela nous dit quoi ? Que les Verts, dans la pratique du pouvoir, sont comme les autres ! Eux qui n'ont cessé, depuis des années, de nous bassiner avec "la politique autrement", reproduisent exactement les travers de toute oligarchie à qui trop de pouvoir est confié : consanguinité, proximités, copinage.

    Il y a eu le pouvoir des radicaux vaudois, buveurs de Dézaley, logés à de rudes et rustiques enseignes. Il y a eu celui des conservateurs valaisans, dégustateurs de Petite Arvine, bénitier le dimanche, prébendes le lundi. Voici celui de nos braves Verts, moralistes, cyclistes, torturés du Climat, prophètes d’Apocalypse. Mais tellement fidèles à toutes les chorégraphies du pouvoir, dès qu'ils entrent dans la danse. Bonne législature, et Salut les Copains !

     

    Pascal Décaillet

  • Le gisant et les fausses écritures

     

    Sur le vif - Jeudi 28.05.20 - 05.38h

     

    Après avoir été totalement inexistante pendant la crise, l'Union européenne, fantôme hagard tiré de sa torpeur, se réveille pour claironner qu'elle va faire tourner la planche à billets. Et cracher de la fausse monnaie.

    La crise sanitaire a été gérée par les nations. Chacune seule, en fonction de son identité propre, de son trajet historique, de sa relation, tissée par les siècles, à l'exercice du pouvoir.

    De ces mois décisifs, les nations sont sorties grandies. Elles ne se sont pas battues les unes contre les autres, mais chacune pour soi, en respectant ses voisins.

    L'Union européenne, elle, a tout perdu. Déjà gisante avant la crise, elle a exténué ce qui lui restait de crédit. La voilà, comme les faux-monnayeurs de l'Île Noire, à s'extasier, dans sa grotte, devant le filigrane de ses billets.

    Qu'elle retourne dans sa léthargie ! La parole est aux nations souveraines. Amies, ouvertes les unes envers les autres. Mais chacune indépendante, maîtresse de son destin.

    La trahison multilatérale, c'est fini. Demeurent des communautés de destin juxtaposées, chacune avec son passé, son récit national, sa cohésion sociale. Le rêve d'un lien planétaire, cosmopolite, celui d'une SDN avec un Adrien Deume qui taille ses crayons à Genève, n'est que spéculation coupable. Usure du désir.

    Les Italiens, sur les balcons, chantaient le Va pensiero, de Verdi. Au cœur de la souffrance, ils revivaient le bouleversant chant national de tout un peuple, lorsqu'il se libère.

    Face à cette puissance de feu sur les âmes, que peut le gisant, dérisoire et blême, avec ses fausses écritures ?

     

    Pascal Décaillet

  • Sandrine S.

     

    Sur le vif - Mardi 26.05.20 - 15.13h

     

    Sandrine Salerno, qui quittera ses fonctions le 31 mai à minuit, a, pendant treize ans, très bien géré les Finances de la Ville.

    Puissent d'autres grands argentiers, aux trois niveaux de notre pays (Villes, Cantons, Confédération) s'inspirer de sa retenue dans les dépenses, de sa lutte contre les déficits, de sa prudence féline, de son souci des équilibres. Je lui souhaite le meilleur pour la suite.

    Ce que je dis déplaît à la droite revancharde, ou à la gauche ultra-dépensière, celle qui jouit de griller le pognon des contribuables, pour tout distribuer aux "collectifs" ou aux associations ? Eh bien, déplaisons !

     

    Pascal Décaillet