Liberté - Page 463
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Béla Bartòk : la vie qui nous attend
Sur le vif - Vendredi 26.03.21 - 15.22hBéla Bartòk a 140 ans. Pas une journée sans que je ne pense à lui. Rares sont les jours où je n'écoute pas, pour le moins, un passage de ses Quatuors. Ou la Symphonie pour orchestre, écrite à New York, juste avant de mourir, dans la solitude et la misère.Je reviendrai un jour sur ce qui me lie à ce musicien d'exception, en tentant de le définir, de le comprendre. Disons juste, très globalement, le sens infini de chaque note, la totalité d'existence de chaque instrument, le surgissement de l'imprévisible, hors de toute matrice, l'incroyable richesse des chants populaires hongrois, qui ont inspiré son oeuvre, et qu'il a sublimés.Béla Bartòk ne ressemble à personne. Très difficile de lui dégager une ascendance, ni une filiation. Il se pose là, seul au monde. Écoutez, tendez l'oreille, de la musique pour les instruments, c'est physique, le bois, le cuivre, les cordes. C'est la vie. La vie qui va. La vraie vie, celle qui nous attend.Pascal DécailletLien permanent Catégories : Sur le vif -
Le Sextuor Chiquita
Commentaire publié dans GHI - Mercredi 24.03.21
Pour qui les Genevois voteront-ils ce dimanche 28 mars ? Je n’en sais rien. Mais une chose est sûre : la politique des peaux de banane, jetées par le Triste Sextuor pour faire glisser Pierre Maudet, et une fois enfin obtenir sa perte, est inacceptable. Elle révèle, chez les six magistrats ayant encore un Département, ou tout au moins chez deux ou trois d’entre les six, une conception particulièrement dévoyée de l’action publique. Il faudra s’en souvenir.
Dimanche 21 mars, à J-7, on pouvait lire, dans le Matin dimanche, un conseiller d’Etat anonyme dézinguant son collègue Maudet, laissant entendre qu’on lui laisserait, en cas de réélection, la portion la plus congrue possible, dans la répartition des dicastères. Inutile de dire que si Pierre Maudet est réélu, le signal du peuple sera tellement dévastateur, face aux élites et aux états-majors, que le Triste Sextuor aura sacrément intérêt à ne pas jouer au plus fin, et à montrer qu’il respecte le souverain.
Parce qu’en cas de réélection, la terre tremble. Les paradigmes explosent. Le peuple siffle la fin de la récréation. Il remet à sa place ce Sextuor Chiquita, tellement spécialisé dans les peaux de banane, qu’il en oblitère les secteurs de l’Etat en souffrance, dans d’autres Départements. Par exemple, au DIP, où les directeurs et directrices du Collège de Genève, qui ne sont tout de même pas les premiers venus, se sont dits « maltraités » et « malmenés » par le Département. Mais, cela on préfère le passer sous silence. Deux poids, deux mesures.
Pascal Décaillet
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J'aime pas.
Sur le vif - Mercredi 24.03.21 - 14.59hLes lascars qui distribuent, grands seigneurs, l'argent qui ne leur appartient pas, n'attirent que modérément mon estime. En un mot, j'aime pas.Conseillers d'Etat, membres de l'exécutif de la Ville, si prodigues d'épaisses enveloppes pour les "associations", et autres "collectifs" de leur clientèle électorale. J'aime pas.Pères Noël des "Fondations". Tonnes de fric, surgies on ne sait d'où, disons d'une version lessivée des Indulgences, chères à Luther. Le type déboule, costard coupé main, étoffes soyeuses, il brandit le pognon, rachète un journal, impair et passe, et puis avec le journal, il s'offre un site, pair et manque, et puis après, café noir, italien, tellement serré. J'aime pas.Pour moi, l'entreprise, ça n'est pas jouer avec l'argent des autres. Mais risquer le sien, en étant infiniment prudent. On économise, avant "d'investir". On fait tout soi-même, pour ne pas se ruiner. Y compris vitres, aspirateur. Et puis, on a la trouille. Ca fait mal au bide, mais ça vivifie l'âme. Et ça stimule l'imaginaire. Ca, oui, j'aime.Pascal DécailletLien permanent Catégories : Sur le vif