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Mortels, mais lucides

 

Commentaire publié dans GHI - Mercredi 02.04.25

 

Un parlement cantonal. Un délibératif municipal. Une émission politique à la télévision. Les colonnes d’un journal, comme celui que vous avec entre les mains. Un réseau social bien géré, où l’on s’exprime sur le fond, et non sur les personnes. Entre tout cela, un point commun : constituer un forum de discussion. Un lieu où des gens s’expriment, sur des sujets d’intérêt public. On n’est pas d’accord, on pose ses arguments, on s’explique, au besoin on s’engueule un bon coup, comme on le fait depuis 150 ans, dans les bistrots valaisans, entre radicaux et conservateurs. C’est vif, mais fraternel.

 

Ce que nous devons conserver, c’est cela. Un lieu, peu importe où, peu importe le support, où puissent s’exercer les antagonismes de la Cité. La gauche contre la droite, les libéraux contre les étatistes, tout ce que vous voulez. Il ne s’agit pas d’être de gauche ou de droite. Il s’agit de maintenir, dans l’espace public, des aires de discussions, non sur l’intimité de l’individu, mais sur les enjeux qui nous sont communs. Pour cela, il faut des participants ayant un minimum de sens du collectif, de la République, de l’intérêt supérieur d’une communauté politique, tiens par exemple la nation. Et là, on pourra commencer à construire quelque chose.

 

Le combat de ma vie, c’est cela. Parler, et faire parler, de la Cité. Celle d’Aristote. Notre lieu de vie, à nous, êtres sociaux. Mortels, mais assoiffés de lucidité.

 

Pascal Décaillet

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